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Actualités - Chronologie

Gastronomie - Les défenseurs des animaux se révoltent Guerre au foie gras

Les défenseurs des animaux viennent d’obtenir une victoire symbolique à Washington en faisant annuler une soirée foie gras qui avait été organisée par la prestigieuse Smithsonian Institution, l’organisme qui regroupe les musées nationaux. Cent trente-trois personnes avaient prévu d’assister à cette soirée «Foie gras, une passion de gourmet», qui devait être organisée le 21 septembre au musée des arts et des industries et au cours de laquelle un fabricant de foie gras américain, Michael Ginor, devait présenter son livre «Foie gras, une passion». Des chefs invités devaient aussi expliquer comment ils cuisinaient le foie gras et une dégustation était prévue pour un ticket d’entrée entre 25 et 30 dollars. Mais depuis plusieurs semaines la Smithsonian ne cessait de recevoir des protestations. «Nous en avons reçu beaucoup, par téléphone, courrier électronique ou lettre. Certaines étaient signées, d’autres non», a expliqué le porte-parole de la Smithsonian, David Umansky. Sur son site Internet, la Humane Society of the United States (HSUS), association de défense des animaux qui revendique plus de 7 millions de membres, avait notamment appelé ceux-ci à protester auprès de la Smithsonian, dénonçant la manière «inhumaine» dont les oies ou canards sont gavés pour produire le foie gras. Intimidation «Il n’y a aucune raison de faire la promotion d’un produit qui occasionne un traitement inhumain des animaux», a expliqué David Kuemmerle, responsable de la section «animaux de la ferme» à la HSUS. À la suite de ces protestations, la Smithsonian a appelé les personnes ayant acheté un billet pour la soirée. «Beaucoup se sont dits inquiets de ce qui pourrait se passer durant la soirée. Face à leur inquiétude, nous avons décidé d’annuler», a expliqué David Umansky. Il a ajouté que c’était la première fois que la Smithsonian, qui regroupe les musées nationaux, plusieurs galeries prestigieuses et le zoo national de Washington, visités en 1998 par 31 millions de personnes, annulait un événement «dans de telles circonstances». Michael Ginor, qui possède la plus importante ferme de foies gras aux États-Unis, Hudson Valley Foie Gras à Ferndale (New York), a, lui, dénoncé le terrorisme des défenseurs des animaux. «Ils se livrent à de l’intimidation, ce que font ces gens relève du terrorisme», a-t-il dit. Le foie gras, dont la consommation progresse lentement aux États-Unis, est de fait depuis des années la cible des défenseurs des animaux, qui jugent le gavage inhumain. «Ces animaux sont torturés pour produire ces foies anormalement gros et gras», estime la HSUS. Son principal souci, affirme son responsable «animaux de la ferme», est donc d’«éduquer le public». La HSUS travaille notamment avec les chaînes de supermarchés, les alertant sur la façon «inhumaine» dont les canards et les oies sont gavés. Au moins une de ces chaînes, selon M. Kuemmerle, aurait répercuté l’information à ses gérants de magasin, leur suggérant de ne pas vendre de foie gras. «Le gavage n’est pas douloureux», affirme à l’inverse l’associé de Michael Ginor, Izzy Yannay. «Regardez, ajoutait-il lors d’une récente visite de la ferme, les canards s’approchent de celui qui vient les gaver».
Les défenseurs des animaux viennent d’obtenir une victoire symbolique à Washington en faisant annuler une soirée foie gras qui avait été organisée par la prestigieuse Smithsonian Institution, l’organisme qui regroupe les musées nationaux. Cent trente-trois personnes avaient prévu d’assister à cette soirée «Foie gras, une passion de gourmet», qui devait être organisée le 21 septembre au musée des arts et des industries et au cours de laquelle un fabricant de foie gras américain, Michael Ginor, devait présenter son livre «Foie gras, une passion». Des chefs invités devaient aussi expliquer comment ils cuisinaient le foie gras et une dégustation était prévue pour un ticket d’entrée entre 25 et 30 dollars. Mais depuis plusieurs semaines la Smithsonian ne cessait de recevoir des protestations. «Nous en avons...