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Actualités - Reportages

Revue hebdomadaire des marchés Beyrouth : la livre libanaise toujours recherchée

Le dollar a achevé la semaine à Beyrouth comme il l’avait débutée, dans un marché en quête de livres libanaises à des fins de placements en bons du Trésor libanais. Il est resté, en effet, offert de lundi à vendredi mais sans contreparties valables à l’achat en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente en l’état, entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, est parvenue donc à le faire clôturer quotidiennement au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais, compte tenu de la réticence des opérateurs à l’achat du billet vert, les établissements de crédit n’avaient aucun choix que de le céder à la BDL et naturellement au bas de sa fourchette d’intervention maintenu à 1 502,00 LL. Mais ce mouvement n’a pu prendre beaucoup d’ampleur cette semaine encore, se limitant à quelques conversions en livre libanaise afin de bénéficier d’un loyer relativement élevé qui ne cesse d’attirer une certaine catégorie de capitaux cherchant à se placer à court terme. En effet, le volume d’affaires ne devait dépasser quelque 45 millions de dollars sur toute la semaine, presque entièrement absorbés par la BDL à 1 502,00 LL, à en croire les milieux cambistes de la place. Le yen a grimpé au plus haut de l’année cette semaine À l’étranger, le principal événement de cette semaine a été le rebondissement du yen qui a grimpé à son plus haut niveau face au dollar depuis sept mois, grâce à la confiance croissante dans la reprise japonaise et l’inertie des autorités monétaires nippones. De son côté l’euro s’est raffermi vis-à-vis du dollar après un accès de faiblesse en début de semaine mais il est resté en baisse contre le yen, tombant à son plus bas niveau depuis sa naissance en janvier, sous les 117 yens à 116,74 yens. Soutenu par des données encourageantes sur les perspectives de l’économie allemande, l’euro a ensuite bénéficié de la faiblesse du dollar et a terminé la semaine nettement au-dessus des 118,00 yens et autour de 1,0650 dollar. Certes, le marché attend la réunion mardi prochain du comité de l’open market de la Réserve fédérale américaine (Fed) alors que la plupart des analystes croient à un resserrement d’un quart de point en pourcentage des taux d’intérêt sur les fonds fédéraux aux États-Unis actuellement à 5 %. La progression conforme aux prévisions de l’inflation américaine (+0,3 % en juillet) a semblé conforter ces attentes, mais l’annonce jeudi d’un déficit commercial record de 24,6 milliards de dollars pour le mois de juin a fait naître des interrogations sur une autre hausse des taux américains avant la fin de l’année. De fait, certains experts financiers sont d’accord que la Fed va décider ce mardi d’un relèvement d’un quart de point de son taux directeur, estimant qu’il y a aussi de bonnes chances qu’elle les remonte encore d’un autre quart de point en pourcentage début octobre. Mais d’autres analystes semblent croire que si la Fed décide d’un relèvement ce mardi d’un quart de point et annonce une position neutre, cela pourrait stopper la baisse du dollar au moins pour l’instant. Le yen, qui avait débuté la semaine sur une note ferme, a commencé brusquement à monter dès mercredi dernier après des propos, ensuite démentis, attribués à l’ancien vice-ministre des Finances japonais, Eisuke Sakakibara, disant que le Japon pouvait supporter un dollar à 110,00 yens. L’annonce jeudi d’un énorme déficit commercial américain pour juin, alors que les analystes s’attendaient à une légère diminution, a propulsé la devise nippone jusqu’à 110,72 yens pour un dollar. La monnaie japonaise s’est ensuite assagie, de crainte d’une intervention de la Banque du Japon dans la mesure que son appréciation compromettrait la croissance économique. Mais des déclarations du gouverneur de la Banque centrale japonaise, Masaru Hayami, avaient laissé entendre qu’une nouvelle intervention n’était pas à l’ordre du jour mais l’approche des 110,00 yens a redonné de l’actualité à cette possibilité. Il est à rappeler que Tokyo a déjà dépensé plus de 20 milliards de dollars au cours de plusieurs interventions sur les trois derniers mois pour tenter de stopper une trop forte appréciation du yen face au billet vert. Reste que le yen a le vent en poupe en raison notamment de la hausse de la Bourse de Tokyo, qui a profité hier de l’annonce de la méga fusion entre les trois grandes banques japonaises Daiichi Kangyo Bank, Fuji Bank et Industrial Bank of Japan, donnant naissance à une première grande banque mondiale avec des actifs cumulés de 1 300 milliards de dollars. Quant à l’euro, après avoir été touché par un soudain scepticisme au sujet de la solidité de la reprise économique européenne, il est parvenu à rebondir après la publication jeudi du baromètre de l’institut de conjoncture IFO meilleur que prévu pour juillet (93,6 points contre 92,9 points en juin et 93,5 attendus). En outre, l’optimisme manifesté par les entrepreneurs ouest-allemands pour les six premiers mois à venir est venu redonner plus d’actualité aux placements en euro. Pour sa part, la livre sterling n’a guère été affectée par les chiffres sur les ventes de détail au Royaume-Uni, qui ont moins progressé que prévu en juillet (+0,1 % contre 0,5 % attendu) et les minutes de la réunion du 5 août du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre montrant une unanimité pour maintenir les taux à 5 %. C’est dans ce contexte que le dollar a dû achever la semaine hier, en Europe, sur un ton faible, pour se négocier en préclôture à New York comme suit : – 1,0655 pour un euro contre 1,0565, à la fin de la semaine dernière. – 1,6135 pour un sterling contre 1,6055 – 1,8355 DM contre 1,8515 – 6,1555 FF contre 6,2090 – 1,4975 FS contre 1,5160 – 1 817,05 lires contre 1 832,75 – 111,40 yens contre 115,75. Bourse de Beyrouth : légèrement mieux Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est légèrement mieux tenue cette semaine grâce à la hausse des actions A de Solidere de 7,00 à 7 1/8 dollars dans une proportion plus grande que la baisse des actions des Ciments libanais de 20/32 à 19/32 dollar, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. Cela étant, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,11 % à 75,62 points à la fin de cette semaine contre 75,54 points à la fin de la semaine précédente, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu invariablement à 179,84 points d’une huitaine à l’autre. Ce mouvement s’est encore une fois déroulé dans des volumes d’affaires très minces, totalisant sur toute la semaine 109 669 actions d’une valeur globale de 590 816 dollars contre 70 227 actions d’une valeur globale de 487 742 dollars, la semaine dernière. Sous le signe de l’orientation des taux américains Sur les autres grandes places boursières, Wall Street a connu une évolution en dents de scie cette semaine marquée par des indications contradictoires quant à l’orientation des taux d’intérêt aux États-Unis après la publication de bons chiffres sur les prix à la production et à la consommation en juillet et de très mauvais chiffres sur le déficit commercial américain en juin. Toutefois, les investisseurs, confrontés toujours à ces données contradictoires et à des rumeurs de fusions persistantes entre des groupes bancaires, pharmaceutiques et énergétiques des deux côtés de l’Atlantique, devraient adopter une position d’attente jusqu’à la réunion de la Fed mardi prochain qui sera déterminante sur le front des taux d’intérêt aux États-Unis. À cet égard, nombre d’investisseurs s’attendent à un relèvement modéré d’un quart de point en pourcentage, le 24 août, du taux directeur de la Fed, mais ils craignent toujours un nouveau tour de vis avant la fin de l’année. Cette dernière perspective a donc rendu les opérateurs boursiers moins unanimes à la hausse. Pourtant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est parvenu à regagner un peu de terrain, anticipant une hausse limitée et isolée des taux américains. Il a affiché hier en préclôture 11 059,14 points contre 10 973,65 points à la fin de la semaine dernière, marquant une progression de l’ordre de 0,78 % en moyenne d’une huitaine à l’autre. Pour ce qui est des Bourses européennes, Francfort et Paris ont terminé la semaine en légère hausse contrairement à Londres qui a cédé un peu de terrain, craignant d’autres hausses des taux américains au cours des prochains mois. En effet, le bilan hebdomadaire s’est soldé à la Bourse de Paris par une hausse de 0,86 % de l’indice CAC 40 à 4 472,00 points, hier, contre 4 434,28 points à la fin de la semaine dernière, et à la Bourse de Francfort par un gain de 0,67 % de l’indice Extra Dax à 5 354,14 points contre 5 219,43 points pendant la même période, alors que l’indice Footsie de la Bourse de Londres, craignant un retournement de Wall Street en cas de resserrement plus fort que prévu du crédit aux États-Unis, a reculé cette semaine de 1,03 % à 6 180,80 points contre 6 245,10 points à la fin de la semaine dernière. Tokyo : marché mieux disposé Au cours de la semaine terminée ce vendredi, l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo des 225 valeurs vedettes a gagné 662,94 points, ou 3,8 %, pour terminer à 18 098,11 points. L’indice élargi Topix a engrangé 56,45 points à 1 498,94 points. «Les investisseurs espèrent que l’alliance des trois banques va doper l’efficacité et la compétitivité du secteur financier japonais», a précisé M. Jinnai, qui table sur un Nikkei à 18 600 points la semaine prochaine. La Bourse de Tokyo devrait également gagner du terrain grâce à l’optimisme croissant des investisseurs concernant le redressement de l’économie japonaise. Lundi, la Bourse de Tokyo a progressé en raison d’achats de valeurs exportatrices et de haute technologie effectués par des investisseurs étrangers (+2,2 %), puis elle a poursuivi sa hausse mardi (+0,2 %), les valeurs vedettes étant notamment recherchées. Mercredi, les gains du Nikkei sont restés limités (+0,18 %), les investisseurs vendant les valeurs exportatrices en raison de la vigueur du yen. Jeudi, la Bourse a cédé 0,07 %, pour se redresser vendredi (+1,2 %), le marché réservant un bon accueil à l’alliance bancaire. Le montant quotidien des échanges s’est élevé en moyenne à 520 millions d’actions pour une valeur de 643,8 mds de yens (5,8 mds USD) contre 356,3 millions d’actions pour un montant de 437,6 mds de yens la semaine précédente.
Le dollar a achevé la semaine à Beyrouth comme il l’avait débutée, dans un marché en quête de livres libanaises à des fins de placements en bons du Trésor libanais. Il est resté, en effet, offert de lundi à vendredi mais sans contreparties valables à l’achat en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente en l’état, entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, est parvenue donc à le faire clôturer quotidiennement au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais, compte tenu de la réticence des opérateurs à l’achat du billet vert, les établissements de crédit n’avaient aucun choix que de le céder à la BDL et naturellement au bas de sa fourchette d’intervention maintenu à 1 502,00 LL. Mais ce mouvement n’a...