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Actualités - Chronologie

Artisanat Une fleur à la boutonnière (photo)

Les métiers qui se meurent ont toujours un parfum émouvant. C’est bien le cas pour celui des fleurs artificielles, jadis si prospère. Les matières synthétiques et l’industrie ne laissent plus éclore entre des mains habiles muguets et hortensias, pavots et roses, comme c’était jadis le cas. De nos jours, dans la haute couture, seule une ancienne maison parisienne persévère dans un métier avalé par le progrès technique. C’est dans l’organdi, la mousseline, la soie que l’actuel propriétaire (cinquième génération d’artisans fleuristes) persévère dans cet art. Car il s’agit effectivement d’un métier où l’art est aussi présent que dans la peinture. Les pétales de tissu sont d’abord découpés à l’emporte-pièce pour être ensuite teints. Et c’est là où le talent est maître. Obtenir des dégradés qui s’approchent de ceux de la nature constitue un véritable exploit. Les pétales, une fois teints, sont formés au gaufroir afin de gonfler, frisotter, froncer, de manière à imiter la nature le plus fidèlement possible. Ces pétales assemblés, collés, la fleur va s’épanouir aussi vraie que nature. Qui sont les clients de pareille marchandise? La haute couture, certes, et les ateliers spécialisés en confection de robes de mariée mais aussi certaines clientes disposées de débourser jusqu’à 60 dollars pour une belle pièce agrémentée de paillettes ou de strass. Autrement, on peut trouver chez les merciers de jolies copies sans prétention de création artistique. Il semble, toutefois, que certains grands couturiers, dont John Galliano, préfèrent les fleurs non pas épanouies mais carrément fanées. Au point où parfois les ouvrières de l’atelier sont obligées de les piétiner avant de les livrer au client, amateur de nature morte.
Les métiers qui se meurent ont toujours un parfum émouvant. C’est bien le cas pour celui des fleurs artificielles, jadis si prospère. Les matières synthétiques et l’industrie ne laissent plus éclore entre des mains habiles muguets et hortensias, pavots et roses, comme c’était jadis le cas. De nos jours, dans la haute couture, seule une ancienne maison parisienne persévère dans un métier avalé par le progrès technique. C’est dans l’organdi, la mousseline, la soie que l’actuel propriétaire (cinquième génération d’artisans fleuristes) persévère dans cet art. Car il s’agit effectivement d’un métier où l’art est aussi présent que dans la peinture. Les pétales de tissu sont d’abord découpés à l’emporte-pièce pour être ensuite teints. Et c’est là où le talent est maître. Obtenir des...