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Actualités - Chronologie

Drechsler et Ottey : les mémoires des Mondiaux (photo)

En l’absence de Sergei Bubka, Heike Drechsler et Merlene Ottey seront à Séville les mémoires des Mondiaux d’athlétisme. La bondissante allemande et la gazelle jamaïcaine, âgées respectivement de 34 et 39 ans, n’ont en effet pas manqué un seul rendez-vous depuis la première de cet événement en 1983 à Helsinki et seront encore candidates aux podiums de Séville. Marion Jones, la star de cette fin de siècle et leur principale rivale en terre andalouse, n’avait que huit ans lorsque Heike Daute (son nom de jeune fille) devenait à 18 ans et 240 jours la plus jeune championne du monde (longueur) et que Merlene Ottey remportait ses deux premières médailles (argent du 200 m et bronze du 4x100 m) en route pour un total inégalé de 14! Drechsler n’a certainement pas oublié ce 14 août 1983, lorsqu’un bond de 7,27 m l’a propulsée sur la plus haute marche du podium faisant retentir l’hymne de l’ex-RDA. Pas plus que la rivalité qui est ensuite née avec l’Américaine Jackie Joyner-Kersee, qui l’a reléguée au 3e rang à Rome et au 2e à Tokyo, avant de reconquérir l’or en 1993 à Stuttgart, à la grande joie d’une Allemagne unifiée. Elle se souvient aussi de sa deuxième place du 100 m de 1987 et de ce relais 4x100 m, quatre ans plus tard, qu’elle conclut à la troisième place. Certes, les deux sommets suivants ne lui furent pas favorables (9e en 1995 et 4e en 1997) et les blessures ne l’ont pas aidée à préparer Séville dans les meilleures conditions. Mais pas de quoi entamer son moral de gagnante et Drechsler est prête à jouer un mauvais tour à la jeune Marion Jones, comme elle l’avait fait l’an dernier en Coupe du monde ou cette année encore à Linz... L’attente d’Ottey Merlene Ottey, elle, a dû attendre pour connaître la consécration, barrée d’abord par les «wundermadchen» de l’école est-allemande puis les étoiles de l’Amérique. Jusqu’en 1991 pour glaner sa première pépite d’or (avec le 4x100 m) et 1993 pour connaître la première consécration individuelle grâce au 200 m. Elle a certainement encore en mémoire le cauchemar de la photo finish du 100 m de Stuttgart qui lui fut défavorable pour un millième de seconde au profit de Gail Devers, moment tragique qui lui valut ensuite une ovation du public lors de son sacre sur 200 m. À 39 ans, elle n’est que 8e performeuse de l’année sur 100 m et ne figure pas dans les 10 sur le virage. Mais elle est encore capable de descendre sous les 11 secondes et de profiter d’erreurs de jeunes rivales moins expérimentées... Au-delà de leurs exploits personnels, Drechsler et Ottey peuvent raconter le fabuleux duel Johnson-Lewis sur le 100 m de Rome, l’incroyable concours de longueur entre Mike Powell et Carl Lewis à Tokyo, l’avènement de Donovan Bailey et le doublé de Michael Johnson à Göteborg... Et chacune des six conquêtes de Sergei Bubka, l’homme qui a régné sans partage sur la perche jusqu’au forfait pour Séville.
En l’absence de Sergei Bubka, Heike Drechsler et Merlene Ottey seront à Séville les mémoires des Mondiaux d’athlétisme. La bondissante allemande et la gazelle jamaïcaine, âgées respectivement de 34 et 39 ans, n’ont en effet pas manqué un seul rendez-vous depuis la première de cet événement en 1983 à Helsinki et seront encore candidates aux podiums de Séville. Marion Jones, la star de cette fin de siècle et leur principale rivale en terre andalouse, n’avait que huit ans lorsque Heike Daute (son nom de jeune fille) devenait à 18 ans et 240 jours la plus jeune championne du monde (longueur) et que Merlene Ottey remportait ses deux premières médailles (argent du 200 m et bronze du 4x100 m) en route pour un total inégalé de 14! Drechsler n’a certainement pas oublié ce 14 août 1983, lorsqu’un bond de 7,27 m...