Le Marocain Younes el-Aynaoui, tête de série n° 6, a facilement remporté le premier tournoi ATP de sa carrière en battant dimanche en finale à Amsterdam l’Argentin Mariano Zabaleta, tête de série n° 3, 6-0, 6-3. Le Marocain, 27 ans et 33e au classement mondial, a mis moins d’une heure, 59 minutes précisément, pour se débarrasser de son adversaire. Battu en finale de ce tournoi en 1996 par l’Espagnol Francisco Clavet, Younes el-Aynaoui n’a jamais été inquiété par son adversaire argentin. Après avoir expédié la première manche en 27 minutes, le Marocain, très entreprenant, a pris le service de son adversaire dans le 6e jeu du 2e set, avant de conclure sur son service, dès sa deuxième balle de match. Zabaleta, jamais dans le rythme, avait sans doute laissé trop d’influx dans sa demi-finale face à l’Equatorien Nicolas Lapentti. Interrompue samedi soir par la nuit à un set partout, cette partie s’est achevée dimanche matin, Zabaleta s’imposant sur le fil (3-6, 7-5, 7-5). Younes el-Aynaoui avait jusque-là échoué en finale des tournois de Casablanca (1993), Doha, Djakarta, Amsterdam (1996) et Santiago (1998). Tournoi de Montréal : le retour de Kafelnikov Le Russe Yevgeny Kafelnikov n’a eu besoin que de 63 minutes pour se qualifier pour la finale du tournoi de tennis de Montréal, épreuve de l’ATP Tour (Super 9) dotée de 2,45 millions de dollars. Tête de série n° 3, il a confirmé son retour au premier plan en battant très facilement un Andre Agassi (n° 2) bien mal inspiré, défait 6-1, 6-4. Appliqué et très précis dans l’échange, le Russe a en effet contraint l’Américain à commettre de très nombreuses fautes, notamment au cours du premier set où son sort fut réglé en 23 minutes. «Je n’ai pas joué un aussi bon tennis depuis longtemps», reconnaissait d’ailleurs le Russe. Agassi a retrouvé un peu d’allant dans le second, mais il était trop tard pour qu’il puisse revenir dans une partie que Kafelnikov a dominée de bout en bout. «Il a très bien servi, il a très bien retourné, il était au mieux de tous les aspects du jeu, que pouvais-je faire», se demandait pour sa part l’Américain. Grâce à ce succès, et quelle que soit l’issue de la finale qu’il disputera dimanche contre le Suédois Thomas Johansson (n° 11), inattendu à ce niveau de l’épreuve, Kafelnikov, vainqueur en début d’année des Internationaux d’Australie, puis n° 1 du classement ATP pendant six semaines au printemps et actuel n° 4, devrait remonter au deuxième rang de la hiérarchie. Hasard du tournoi, Kafelnikov retrouvera en finale un joueur qu’il a battu quatre fois en sept matchs. Cependant le succès de Johansson en mars dernier à Londres avait retardé de deux mois son accession à la première place mondiale. Le Scandinave, dont le parcours québecois a été facilité par les éliminations précoces du Britannique Tim Henman (n° 4) et du Néerlandais Richard Krajicek (n° 5), a bénéficié pour sa part de la fatigue de l’Allemand Nicolas Kieffer (n° 9). Thomas Johansson se hisse en finale La ténacité de Thomas Johansson a finalement payé, le Suédois de 24 ans venant à bout de l’Allemand Nicolas Kiefer, 22 ans, en trois sets lors de la première demi-finale des Internationaux de tennis du Canada. Le résultat aurait toutefois pu être tout autre pour Johansson. Le Suédois a en effet réalisé une belle remontée après avoir perdu le premier set 4-6. Johansson, tête de série n° 11 à Montréal et 22e joueur mondial, a pris le contrôle de la partie dès le deuxième jeu du second set. Il a aligné six jeux pour égaler la partie puis a remporté les deux premiers du troisième set pour se bâtir une avance qui s’est avérée insurmontable pour Kiefer, tombeur la veille du favori et ancien premier joueur mondial, l’Australien Patrick Rafter. Après sa domination au deuxième set, le Suédois n’a pas ralenti le rythme. Il a joué avec confiance, sapant le moral de Kiefer avec chaque coup le long des lignes. Sans mordant Kiefer a réussi à enlever trois jeux au dernier set, mais Johansson contrôlait déjà la partie, sa victoire n’étant alors qu’une question de temps. Manifestement, Nicolas Kiefer n’avait pas la forme. Tout au long de la partie, il a raté des coups faciles au filet et frappé des longues balles hors ligne. Rattrapé par la fatigue de son match marathon de 2h40 la veille – certes le plus intense du tournoi – contre Rafter, le grand Allemand était épuisé physiquement et émotionnellement, ses services n’ayant manifestement plus la même vélocité que la veille. «J’étais tellement content de l’avoir (Rafter) battu une troisième fois (en carrière), a expliqué Kiefer après la partie. Ce matin, je me sentais bien et j’ai bien amorcé la partie. Puis, je ne sais pas ce qui s’est passé. Mes services et mes retours n’étaient pas bons. Mais Johansson a très bien joué», a-t-il dit affirmé. Thomas Johansson a d’ailleurs reconnu que les balles de son adversaire n’avaient pas leur mordant habituel. «Thomas était un peu fatigué aujourd’hui. Il a joué tard hier soir (contre Rafter), tandis que moi j’ai joué en après-midi. Je me suis couché et il était toujours sur le terrain». San Diego : Venus Williams et Martina Hingis en finale L’Américaine Venus Williams, victorieuse de sa compatriote Lindsay Davenport 6-4, 7-5, s’est qualifiée samedi pour la finale du tournoi de tennis de San Diego (Californie), épreuve du circuit WTA dotée de 520 000 dollars. En finale, la tête de série n° 4 du tournoi sera opposée à la Suissesse Martina Hingis, qui retrouvera sa place de numéro un mondiale grâce à sa victoire sur la Sud-Africaine Amanda Coetzer 6-1, 6-2. Venus Williams a enrayé la belle série de Davenport, tête de série n° 1 et victorieuse de 18 de ses 19 matches dans les tournois californiens. Sa seule défaite, au premier tour à Indian Wells en mars, avait d’ailleurs été l’œuvre de Serena, la cadette des soeurs Williams. Samedi, les deux joueuses ont montré un étonnant catalogue de fautes directes, surtout au premier set, leurs coups droits tombant la plupart du temps derrière la ligne pour Davenport et dans le filet pour Williams. Williams s’emparait du premier set grâce à un revers le long de la ligne sur un service de Davenport (6-4). Celle-ci prenait le service de son adversaire sur le jeu suivant, mais était rejointe à 4 partout. Menée 5-6, Davenport, fatiguée par son quart de finale face à l’Allemande Hanke Huber la veille, envoyait un dernier coup droit au-delà de la ligne pour perdre son service, le match, et sa place de numéro un mondiale acquise le 5 juillet. Une couronne que retrouvera Martina Hingis, tête de série n° 2, après avoir balayé en 51 minutes Amanda Coetzer (n° 7), qui n’aura menacé la Suissesse que pendant un jeu. La Sud-Africaine, qui n’avait remporté que cinq points lors des quatre premiers jeux du match, prenait le service de Hingis pour mener 2-1 au second set. Mais la Suissesse refaisait son retard au jeu suivant pour s’envoler vers la victoire en gagnant 13 des 14 derniers points du match.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Marocain Younes el-Aynaoui, tête de série n° 6, a facilement remporté le premier tournoi ATP de sa carrière en battant dimanche en finale à Amsterdam l’Argentin Mariano Zabaleta, tête de série n° 3, 6-0, 6-3. Le Marocain, 27 ans et 33e au classement mondial, a mis moins d’une heure, 59 minutes précisément, pour se débarrasser de son adversaire. Battu en finale de ce tournoi en 1996 par l’Espagnol Francisco Clavet, Younes el-Aynaoui n’a jamais été inquiété par son adversaire argentin. Après avoir expédié la première manche en 27 minutes, le Marocain, très entreprenant, a pris le service de son adversaire dans le 6e jeu du 2e set, avant de conclure sur son service, dès sa deuxième balle de match. Zabaleta, jamais dans le rythme, avait sans doute laissé trop d’influx dans sa demi-finale face à...