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Actualités - Chronologie

Homme 2000 Pantalon mi-mollet, marinière et tongs aux pieds(photos)

L’été 2000 remplira les rues d’hommes en bermuda maxi et pantoufles. «Allure sport mais chic», prétendent les commentaires des quatre jours de présentations des tendances du premier été du siècle 2000, qui ont eu lieu début juillet 99 à Paris. Première réforme majeure: la mise en marge du costume. Déstructuré, en matière techno infroissable et quasi aérienne, il est infiniment plus confortable que le classique deux (ou trois) pièces. L’ancienne base de toute garde-robe masculine respectable se réforme (elle aussi) pour survivre. Mais incontestablement, elle n’est plus ce qu’elle était. D’ailleurs elle ne fait plus partie que du «sportswear urbain». Aux défilés d’une quarantaine de créateurs, même les griffes du «très classique» adoptaient le langage anglo-international qui marque le temps actuel. Ainsi le sportswear chez Lanvin, sous la baguette de Dominique Morlotti, oriente ses ciseaux vers un «casual» chic et confortable. C’est-à-dire des blousons de laine, des marinières en coton enduit, des pantalons souples. Le tout taillé dans la gamme du tendre: gris nacré, bleu azur, anis, ivoire, blanc cassé, mauve douceur. Pour le soir, le smoking, banni de la modernité, se voit remplacé par une austère redingote bleu nuit sur pantalon assorti. Un ensemble très proche de l’habit clérical anglo-saxon. Chez Yves Saint-Laurent, les hommes sont en tunique longue sans manches, en soie givrée, en peignoirs couleur chair. La tendance androgyne se prononce par de longues robes, style djelabas, en cuir glacé corail... Veronique Nichamian, unique femme créatrice de modèles pour hommes, chez Hermès, propose une mode plus sobre: des chemises à fermeture éclair – marine, gris mastic ou lavande – et des duffle-coats en toile gommée. Kenzo, éternel optimiste, opte pour des pièces hautes en couleur et des impressions gaies. Ses textiles, proches du papier amidonné, se prêtent à des créations inattendues: des costumes rayés de bandes fluorescentes, des pantalons ultralégers, à boutonnage de côté. Chez Daniel Faret, ses messieurs sont en corsaires, leur veste n’est qu’un blouson de marin et ses chemises des chemisettes transparentes à impression Honolulu. La créativité, la fantaisie et le souci d’innovation n’ont pas été absents, comme on le constate, ni du Salon de l’habillement masculin de Paris (Sehm) ni des défilés des créateurs. Mais en matière du vêtement «homme», la concurrence est très forte. Le Sehm paraît clairement en perte de vitesse, avec 142 exposants pour cette dernière session contre 700 en juillet 97. La concurrence avec les salons italiens semble être pour beaucoup dans cette désaffection, sans parler des divers petits salons organisés en même temps que le Sehm qui attirent de plus en plus d’exposants rebutés par le gigantisme du salon Porte de Versailles. D’autant plus que les créateurs-innovateurs, mais sans excès et sans prétention démesurée, préfèrent eux-mêmes des rendez-vous internationaux plus conviviaux et finalement plus lucratifs pour eux...
L’été 2000 remplira les rues d’hommes en bermuda maxi et pantoufles. «Allure sport mais chic», prétendent les commentaires des quatre jours de présentations des tendances du premier été du siècle 2000, qui ont eu lieu début juillet 99 à Paris. Première réforme majeure: la mise en marge du costume. Déstructuré, en matière techno infroissable et quasi aérienne, il est infiniment plus confortable que le classique deux (ou trois) pièces. L’ancienne base de toute garde-robe masculine respectable se réforme (elle aussi) pour survivre. Mais incontestablement, elle n’est plus ce qu’elle était. D’ailleurs elle ne fait plus partie que du «sportswear urbain». Aux défilés d’une quarantaine de créateurs, même les griffes du «très classique» adoptaient le langage anglo-international qui marque le temps...