Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites, au bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, pour achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année, dans un marché dépourvu d’intérêts particuliers à la demande. En effet, les établissements de crédit ont été amenés à céder le dollar à la BDL au point inférieur de sa fourchette d’intervention en l’absence d’autres contreparties valables à l’achat. Selon les mêmes milieux cambistes de la place, le volume d’affaires s’est un peu contracté dans ce contexte, hier, pour ne pas dépasser quelque neuf millions de dollars entièrement absorbés par la BDL à 1 502,00 LL. Repli du yen À l’étranger, le dollar s’est repris face au yen sur les marchés des changes internationaux après des déclarations du ministre japonais des Finances Kiichi Miyazawa affirmant en accord avec son homologue américain Lawrence Summers que des variations brutales de la devise nippone n’étaient pas souhaitables. Le yen s’est nettement replié dans la matinée à Tokyo après la publication d’un communiqué du ministère japonais des Finances affirmant que Miyazawa et le secrétaire américain au Trésor avaient échangé au téléphone «leurs vues sur les économies japonaise et américaine et sur le mouvement des changes». Sur ces informations, les cambistes se sont empressés de vendre le yen, craignant une intervention coordonnée de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque du Japon destinée à limiter la progression de la devise nippone. Mais ni la Fed ni la Banque du Japon n’ont bougé et le yen a commencé à regagner un peu du terrain perdu avant de fléchir de nouveau légèrement en fin d’après-midi lorsque le Trésor américain a à son tour confirmé l’entretien téléphonique entre Summers et Miyazawa. «Le Trésor n’a pas essayé de démentir les spéculations du marché» sur une possible intervention combinée de la Fed et de la Banque du Japon, maintenant ainsi le yen sous pression, a expliqué un expert stratégiste sur le marché de Londres. Selon cet expert, «si les autorités japonaises et américaines ne font que parler de la parité dollar/yen, plutôt que d’intervenir réellement, le yen ne tardera pas de repartir graduellement à la hausse face au dollar». Ce phénomène s’est effectivement produit hier, en l’absence d’interventions et les opérateurs qui avaient acheté le dollar contre le yen l’ont revendu ensuite, après l’ouverture de New York, malgré la progression de Wall Street. L’euro s’est quant à lui stabilisé face au billet vert, après un accès de faiblesse passager dans le sillage du yen. La monnaie unique européenne a trouvé appui ensuite dans un rapport de l’Institut munichois de conjoncture IFO paru hier, selon lequel la relance économique en Allemagne va gagner en vitesse et en ampleur au second semestre 1999 grâce au regain des exportations lié à une amélioration de la conjoncture mondiale, évaluant à 2 % la hausse du Produit intérieur brut (PIB) allemand pendant cette période par rapport à celle correspondante de 1998. La livre sterling a été également soutenue hier par le sentiment que les taux d’intérêt britanniques ont désormais atteint un niveau plancher à un moment où les récentes données sur l’économie du Royaume-Uni paraissaient meilleures que prévu. Dans ce contexte, la plupart des experts tablent d’ores et déjà sur un maintien des taux d’intérêt britanniques à 5 % à l’issue de la réunion mensuelle demain du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Cela étant, le dollar s’est négocié légèrement à la hausse face au yen et à la baisse face aux européennes, à New York, comme suit : – 1,0695 pour un euro contre 1,0685, la veille – 1,6215 pour un sterling contre 1,6175 – 1,8295 DM contre 1,8310 – 6,1345 FF contre 6,1390 – 1,4965 FS contre 1,4950 – 1 810,90 lires contre 1 811,60 – 115,20 yens contre 114,25. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la hausse de Solidere A Sur les places boursières, la Bourse de Beyrouth a continué à trouver un certain soutien dans la poursuite de la hausse des actions A de Solidere de 7,00 dollars à 7 1/8 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,14 % à 75,62 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 180,25 points. Pourtant, le marché libanais est resté délaissé par les opérateurs, comme en témoigne la médiocrité des échanges qui ont totalisé hier 33 318 actions seulement d’une valeur globale de 326 426 dollars. Irrégularité de Wall Street À Wall Street, qui avait démarré la journée d’hier en hausse bénéficiant d’une chasse aux bonnes affaires, la tendance s’est inversée ensuite dans un marché très attentif à l’orientation future des taux d’intérêt aux États-Unis. Cela d’autant qu’aujourd’hui sera publié le programme de refinancement trimestriel du Trésor américain avant la vente le semaine prochaine de bons à 5, 10 et 30 ans. À cet égard, les investisseurs sont restés préoccupés par la menace d’un nouveau relèvement des taux directeurs américains lors de la prochaine réunion de la Fed le 24 août, après les signes récents de possible accélération de l’inflation. Cette perspective a entraîné des prises de bénéfices qui ont pesé sur la tendance du marché après les gains marginaux de la matinée. Toutefois, les opérateurs ont continué d’hésiter à prendre de nouvelles positions avant la publication après demain des chiffres sur l’emploi aux États-Unis et d’un nouveau témoignage du président de la Fed, Alan Greenspan.En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer irrégulièrement dans les deux sens entre un plus haut à 10 727,97 points et un plus bas à 10 618,42 points, avant d’afficher en préclôture 10 698,78 points, en hausse de 52,82 points sur la veille. L’inquiétude sur les taux fait reculer les Bourses européennes Les Bourses européennes sont parvenues mardi à limiter leurs pertes en clôture malgré les inquiétudes persistantes sur l’évolution des taux d’intérêt US et l’irrégularité manifestée en fin de matinée par les valeurs américaines. Les intervenants ont désormais l’œil rivé sur les chiffres de l’emploi aux États-Unis, qui seront annoncés vendredi, et qui pourraient signaler une résurgence de l’inflation au niveau du salaire horaire et donc une prévisible hausse des taux d’intérêt, peut-être dès la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) du 24 août. Les indices multipays ont terminé en repli modéré. Le DJ Stoxx 50 a reculé de 0,55 % et le FTSE Eurotop 100 de 0,46 %. Au niveau des places européennes, l’indice CAC 40 de Paris a terminé en repli de 0,53 % à 4 354,75, après des extrêmes de 4 320 et de 4 373,31 points. Francfort a perdu 0,43 %, Madrid 0,36 % et Milan 0,40 %. Londres a limité son repli à 0,6 %.À Amsterdam, l’indice AEX a terminé en baisse de 0,79 % à son plus bas niveau depuis quatre mois. Adidas-Salomon se distingue À Paris, les banques ont continué de céder du terrain, le marché craignant une situation confuse après l’expiration, vendredi à minuit, des OPE concurrentes de la BNP et de la Société Générale. La BNP (-1,36 % à 75,95 euros, 3,7 millions de pièces) a, comme la veille, été tirée à la hausse en fin de séance alors que la Socgen chutait de 6,12 % sur le comptant, à 167,1 euros. À Londres, British Telecommunications a lourdement pesé sur le FTSE avec un recul de 3,7 % dans un climat de grande prudence après les résultats trimestriels décevants publiés la semaine dernière. À lui seul, le titre a privé le FTSE de 13 points. National Westminster Bank a chuté de 3,29 % malgré des résultats semestriels supérieurs aux anticipations. Mais le marché s’inquiète de l’âpreté de la concurrence et des pressions exercées par l’autorités réglementaires.Railtrack, l’une des plus fortes hausses de la Bourse de Londres, a par contre pris 3,50 %. À Francfort, le fabricant de vêtements et d’équipements sportifs Adidas-Salomon, la plus forte hausse, s’est adjugé 6,26 % après avoir publié des résultats semestriels dépassant les attentes. DaimlerChrysler, dont la filiale Dasa serait sur le point de s’allier avec British Aerospace pour lancer une offre sur Alenia, s’est distingué avec un gain de 0,71 %. Dasa n’a fait aucun commentaire à l’article du Handesblatt qui rapportait ces informations. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,8 % mardi, renversant en fin de séance les pertes de la matinée grâce notamment au déclin du yen face au dollar, selon les opérateurs. L’indice Nikkei 225 a gagné 144,23 points à 17 969,93, après avoir atteint un plancher de 17 597,74 dans l’après-midi. Le marché a été soutenu pendant la dernière heure par un repli du yen face au dollar, les investisseurs rachetant des valeurs vedettes qui avaient été vendues plus tôt dans la journée, ont déclaré les opérateurs. La glissade du yen a suivi l’intervention du ministre japonais des Finances Kiichi Miyazawa devant le Parlement auquel il a fait part de sa préoccupation devant la récente progression de la monnaie japonaise face au dollar. Par la suite, le ministre a annoncé dans un communiqué qu’il avait eu un entretien téléphonique avec le secrétaire d’État au Trérsor américain, Lawrence Summers et qu’ils «avaient échangé leurs vues sur les économies japonaise et américaine et sur le mouvement des changes». Le yen s’est replié à 115,65 yens pour un dollar avant la clôture à 15h00 locales (06h00 GMT). Il cotait à 115,25-27 à 14h00 locales et 114,02-05 lundi à la clôture. «Les investisseurs ont naturellement réagi aux mouvements sur le marché des changes alors que le dollar rebondissait de plus d’un yen», a indiqué Tsuyoshi Segawa, directeur général de la branche titres de New Japan Securities Co. Ltd.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites, au bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, pour achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année, dans un marché dépourvu d’intérêts particuliers à la demande. En effet, les établissements de crédit ont été amenés à céder le dollar à la BDL au point inférieur de sa fourchette d’intervention en l’absence d’autres contreparties valables à l’achat. Selon les mêmes milieux cambistes de la place, le volume d’affaires s’est un peu contracté dans ce contexte, hier, pour ne pas dépasser quelque neuf millions de dollars entièrement absorbés par la BDL à 1 502,00 LL. Repli du yen À l’étranger, le...