Nous n’étions pas à Niha ce samedi 24 juillet, pour la Journée du patrimoine national. Nous n’avons donc pas eu l’occasion d’apprécier les chansons, les tournois de Jazal, l’exposition de peinture, les discours et le mariage campagnard inscrits au programme. Ce n’est que le lendemain dimanche que nous sommes allés avec un petit groupe de touristes à la découverte du temple dédié à Hadaranés, serti dans la roche ocre au fond d’une vallée où bruissent les peupliers émeraude. Ce jour-là on a constaté que chez nous, hélas! l’environnement ne fait pas encore partie du patrimoine. En arrivant, nous avons eu l’impression que le parking, le gazon, le cours d’eau et les marches du temple étaient comme recouverts d’un manteau blanc. De plus près, on a réalisé que ce qui tapissait le sol était des sacs en papier, des boîtes en carton, des gobelets et des bouteilles en plastique ; toutes sortes de contenants qui avaient servi la veille aux «junk food» et aux «soflt drinks» tant prisés par tous ces mangeurs, grignoteurs et siroteurs que sont les habitués des kermesses. Ajoutez les affiches, avis et autres feuillets publicitaires offerts au public et qui, à présent déchirés et froissés, jonchaient le sol et le tableau se précise : il ne s’agit pas de Niha sous la neige, mais quasiment d’une décharge publique. Tous les lendemains de fête offrent partout le même spectacle désolant de saleté, conquérante direz-vous. D’accord ! Mais pour une fête du patrimoine avouez qu’il y a de quoi surprendre. On se demande si, dans leurs harangues, les officiels invités à cette manifestation, n’auraient pas pu glisser une phrase ou deux concernant la propreté dans la nature ? Mais de tels sujets ne concernent, paraît-il, que les femmes et les enfants. La politique, la vraie, celle des hommes, c’est tellement plus important.
Nous n’étions pas à Niha ce samedi 24 juillet, pour la Journée du patrimoine national. Nous n’avons donc pas eu l’occasion d’apprécier les chansons, les tournois de Jazal, l’exposition de peinture, les discours et le mariage campagnard inscrits au programme. Ce n’est que le lendemain dimanche que nous sommes allés avec un petit groupe de touristes à la découverte du temple dédié à Hadaranés, serti dans la roche ocre au fond d’une vallée où bruissent les peupliers émeraude. Ce jour-là on a constaté que chez nous, hélas! l’environnement ne fait pas encore partie du patrimoine. En arrivant, nous avons eu l’impression que le parking, le gazon, le cours d’eau et les marches du temple étaient comme recouverts d’un manteau blanc. De plus près, on a réalisé que ce qui tapissait le sol était des sacs...
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