Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Pétrole Total Fina souhaiterait opérer dans la zone neutre séoudo-koweitienne

Le groupe pétrolier franco-belge TotalFina a proposé à Ryad d’exploiter une concession dans la zone neutre séoudo-koweitienne, a rapporté samedi la revue hebdomadaire Petroleum Argus. «TotalFina a proposé de reprendre la concession si les Japonais la perdent», selon la revue basée à Londres, qui précise que cette idée figure parmi les propositions d’investissement faites récemment par le groupe à Ryad. La concession exploitée actuellement par la compagnie japonaise Arabian Oil Company (AOC) dans la zone neutre expire en février de l’an 2000. La production des champs offshore de Khafji et de Hout opérés par l’AOC est de 300 000 barils/jour. Le revenu de la production est partagé par la compagnie japonaise (80 %), l’Arabie séoudite (10 %) et le Koweït (10 %). TotalFina en outre proposé de «développer plusieurs champs dans le nord-est du royaume pour alimenter des centrales électriques et de dessalement d’eau», de construire un complexe pétrochimique alimenté par du gaz, et de fournir au royaume du gaz naturel qatariote, selon le Petroleum Argus. Neuf compagnies américaines et cinq européennes ont répondu jusqu’à présent à l’invitation qui leur été faite par l’Arabie séoudite, fin 1998, pour investir dans le développement de ses hydrocarbures. Ryad a fait savoir ensuite aux compagnies que cette ouverture était limitée aux projets pétroliers en aval – raffinage, pétrochimie, fabrication de lubrifiants et exploitation industrielle du gaz –, excluant toute participation étrangère au secteur en amont, qui comprend la production du pétrole brut, activité nationalisée en 1980. À l’heure actuelle, la zone neutre est le seul endroit d’Arabie séoudite et du Koweït ouvert en amont à l’exploitation des entreprises étrangères. Outre l’AOC, l’américaine Texaco y exploite trois champs terrestres produisant quelque 200 000 b/j. Sa concession expire en 2010. «L’Arabie séoudite et l’AOC sont engagées dans des négociations délicates au sujet du renouvellement de la concession de la zone neutre, la décision de l’Arabie séoudite est attendue en septembre», selon le Petroleum Argus. Pour obtenir le renouvellement de la concession, le gouvernement de Tokyo propose à Ryad d’augmenter les investissements japonais du royaume, les portant à 10 milliards de dollars sur 10 ans, ajoute la revue. Le Japon est déjà le deuxième investisseur étranger dans le royaume après les États-Unis, mais Ryad avait fait savoir que pour renouveler la concession, Tokyo devrait augmenter ses investissements et porter de 1 million de barils par jour à 1,5 mb/j ses achats de pétrole séoudien. Contrairement à Ryad, Koweït a décidé d’ouvrir aux compagnies étrangères l’exploitation en amont de six champs pétroliers du nord et de l’ouest de son territoire: Raudatain, Minagish, Umm Qudair, Sabriya, Ratga et Abdali. Le gouvernement koweïtien souhaite porter la production de ces champs à 1,3 mb/j, contre 590 000 b/j actuellement, et estime à 7 milliards de dollars l’investissement que les compagnies étrangères auront à faire à cet effet.
Le groupe pétrolier franco-belge TotalFina a proposé à Ryad d’exploiter une concession dans la zone neutre séoudo-koweitienne, a rapporté samedi la revue hebdomadaire Petroleum Argus. «TotalFina a proposé de reprendre la concession si les Japonais la perdent», selon la revue basée à Londres, qui précise que cette idée figure parmi les propositions d’investissement faites récemment par le groupe à Ryad. La concession exploitée actuellement par la compagnie japonaise Arabian Oil Company (AOC) dans la zone neutre expire en février de l’an 2000. La production des champs offshore de Khafji et de Hout opérés par l’AOC est de 300 000 barils/jour. Le revenu de la production est partagé par la compagnie japonaise (80 %), l’Arabie séoudite (10 %) et le Koweït (10 %). TotalFina en outre proposé de «développer...