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Actualités - Chronologie

Tennis - Wimbledon Deux ou trois balles et puis c'est tout(photo)

Il a plu toute la journée sur Wimbledon. De telle sorte que le programme des huitièmes de finale, qui n’avait pu être achevé lundi, ne l’a pas été davantage mardi. Et que les spectateurs du central, qui avaient payé 42 livres pour être là, n’auront vu en tout et pour tout que deux ou trois balles d’échauffement entre le Britannique Tim Henman, tête de série N°6, et l’Américain Jim Courier, 61e mondial. Henman menait 4-6, 7-5, 7-5, 4-3, quand la partie avait été interrompue par la nuit et la pluie la veille. La reprise devait avoir lieu à midi. Après une longue attente, on débâcha enfin le court. Les deux joueurs entrèrent alors en scène sous les applaudissements soulagés des courageux qu’une éclaircie avait autorisés à abandonner leur parapluie. À 14h30, ils échangèrent quelques balles. À 14h31, la pluie reprenait. On rebâchait le court. C’était fini pour la journée. Qu’on imagine l’exaspération d’amateurs d’opéra venus parfois de fort loin pour entendre des divas et des ténors. Et qui repartiraient, après une après-midi entière d’attente, avec seulement quelques notes au creux de l’oreille. Le chahut serait proprement inouï. À Wimbledon, rien de tel, les organisateurs s’y entendant, avec le secours d’une météo trompeuse, pour entretenir de faux espoirs. Il faut bien que le commerce marche. Le chiffre d’affaires des bars, des restaurants et des boutiques n’est jamais aussi élevé que les jours de pluie. Caprices du ciel Sur le central, les entreprises de diversion se sont succédé mollement. Il y eut d’abord un impeccable orchestre de jazz essayant de réchauffer l’atmosphère avec ses cuivres. Puis une inévitable ola, soleil mexicain en moins. Et l’ancien champion allemand Michael Stich, vainqueur du tournoi en 1991, qui, devenu commentateur de télévision, a raconté qu’il lui était arrivé de commencer un match un lundi et de le finir un jeudi en raison des caprices du ciel. Dès l’implantation du tournoi sur son site actuel, en 1922, il plut tellement qu’il fut impossible de jouer plus de onze matches en trois jours. Parmi les nombreuses autres éditions copieusement arrosées, celle de 1963 a fait date, en raison de l’obligation dans laquelle se trouvèrent les organisateurs de déplacer la finale au lundi de la troisième semaine. On n’en est pas encore là, la pluie étant surtout gênante au début de la première semaine, quand de nombreux matches sont programmés. Ainsi, en 1991, 52 parties seulement sur les 240 prévues purent se dérouler à peu près normalement lors des quatre premiers jours. Dans ces cas-là, la BBC meuble tant bien que mal les temps d’antenne qu’elle a achetés une fortune. Au programme de mardi figurait la rediffusion du célèbre match ayant opposé en 1969 les Américains Pancho Gonzales et Charly Pasarell. Deux fantômes exténués se déplaçant à pas mesurés, le premier ayant fini par venir à bout du deuxième, alors que le jeu décisif n’avait pas encore été inventé, 22-24, 1-6, 16-14, 6-3, 11-9, après 5 heures 12 minutes d’efforts. Dans son match contre le Slovaque Karol Kucera, tête de série N°13, Cédric Pioline mène 6-4, 5-7, 7-6 (7/5), 1-0. Face à la Belge Dominique Van Roost, tête de série N°15, Nathalie Tauziat, tête de série N°8, en est pour sa part à 6-3, 0-1. Revolver et couteaux : Au cours de la fouille systématiquement effectuée aux entrées du stade de Wimbledon, le service de sécurité a trouvé un revolver dans le sac d’un spectateur. Il s’agissait seulement d’un revolver comme ceux qu’on utilise pour donner le départ des courses en athlétisme, mais il a tout de même été confisqué. On ne compte plus les couteaux qui subissent le même sort, le souvenir de l’attentat dont fut victime l’Américaine Monica Seles hantant encore les esprits. Leurs propriétaires peuvent les récupérer à la sortie, mais ils oublient de le faire dans leur majorité. Échos Un autre Becker : On a été surpris de découvrir lundi qu’un certain B. Becker jouait contre le Japonais H. Furukawa, dans le tableau du simple juniors jeunes gens. Il ne s’agissait pas de Boris, mais de Benjamin, allemand comme lui, mais sans lien de parenté avec lui. Quand Boris Becker gagna son premier Wimbledon, à dix-sept ans, en 1985, Benjamin Becker avait trois ans. Trois qualifiées : Dans l’histoire de la WTA, c’est-à-dire depuis 1968, douze joueuses seulement ont atteint le quatrième tour de Wimbledon en sortant des qualifications. Sur ces douze joueuses, il y en a trois rien que pour l’actuel tournoi. Ce sont la Belge Kim Clijsters, l’Australienne Jelena Dokic et l’Américaine Alexandra Stevenson. Lors des tournois précédents, deux joueuses obtinrent ensuite leur qualification pour les quarts de finale: la Suédoise Carina Karlsson, en 1984, et l’Américaine Molly Van Nostrand, en 1985. Les conseils de Graf : Avant d’éliminer sévèrement la Française Mary Pierce en huitième de finale, lundi, la jeune Australienne Jelena Dokic s’était échauffée en échangeant des balles avec l’Allemande Steffi Graf, tête de série N°2. «Je ne la connaissais pas, mais je l’admirais beaucoup. C’est une si grande championne. Elle m’a donné quelques conseils et indiqué quelques trucs», a commenté la jeune prodige, qui n’en finit plus de défrayer la chronique. Les deux joueuses pourraient se rencontrer en finale, Dokic ayant pris la place de Martina Hingis, tête de série N°1, au premier tour.
Il a plu toute la journée sur Wimbledon. De telle sorte que le programme des huitièmes de finale, qui n’avait pu être achevé lundi, ne l’a pas été davantage mardi. Et que les spectateurs du central, qui avaient payé 42 livres pour être là, n’auront vu en tout et pour tout que deux ou trois balles d’échauffement entre le Britannique Tim Henman, tête de série N°6, et l’Américain Jim Courier, 61e mondial. Henman menait 4-6, 7-5, 7-5, 4-3, quand la partie avait été interrompue par la nuit et la pluie la veille. La reprise devait avoir lieu à midi. Après une longue attente, on débâcha enfin le court. Les deux joueurs entrèrent alors en scène sous les applaudissements soulagés des courageux qu’une éclaircie avait autorisés à abandonner leur parapluie. À 14h30, ils échangèrent quelques balles. À 14h31,...