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Actualités - Chronologie

Archéologie - La villa de Néron restaurée Domus aurea

Les ruines du fastueux et étrange palais de Néron, appelé la Maison dorée, édifié en 64 après Jésus-Christ sur près d’un quart de la superficie de la Rome de l’époque, ont été rouvertes au public vendredi après plus de vingt ans de restauration. Profitant du grand incendie de Rome en juillet 64, dont il fut accusé, probablement à tort, d’être à l’origine, le despote lança la construction d’une «villa» sur 80 hectares de terrains brûlés qu’il acquit ou confisqua. Ce gigantesque palais impérial appelé Domus aurea (Maison dorée) fut conçu sur le modèle des palais orientaux avec des lacs et fontaines, des potagers et vergers sur plusieurs niveaux, des bois, des prés, des pâturages, des animaux sauvages, selon les descriptions de l’époque. L’ensemble descendait du sommet de la colline du Celio dans la vallée du Colisée, où se trouvait alors un lac, puis remontait sur les autres collines du Palatin, de l’Esquilin-Oppio et de Velia. Cette dernière colline, où l’empereur avait fait édifier une colossale statue à sa gloire, fut rasée par Mussolini pour percer l’allée des Forum impériaux. Les architectes, Severo et Celere, réussirent à mener à bien la construction en quatre ans, quelques mois avant le suicide de Néron, mais selon des spécialistes, une grande partie resta inachevée. L’ensemble architectural obligeait les Romains à de longs détours pour atteindre le cœur de la ville, le Forum, où beaucoup venaient s’embaucher à la journée. Les « grottesche » Les successeurs de Néron firent détruire une grande partie du palais pour effacer les traces d’un règne dictatorial et édifièrent à la place de nouveaux bâtiments. Des siècles d’abandon et d’oubli se succédèrent, interrompus de temps à autre par des fouilles archéologiques, jamais achevées, de ce qui était devenu un ensemble de grottes souterraines difficiles d’accès. Les innombrables pièces du palais devenues des grottes furent brièvement rouvertes pendant la Renaissance et les plus grands artistes de l’époque, Filippo Lippi et Raphael en tête, y passèrent de longs moments à étudier à la lumière des torches les fresques d’animaux fantastiques, de plantes et fleurs, peintes dans un style baroque et exubérant né à Pompéi. Les grottesche devinrent à la mode et Raphaël s’en inspira à profusion pour les fameuses Loges du Vatican. La partie aujourd’hui visible fut utilisée comme soubassement pour les Thermes construites par l’empereur Trajan, un demi-siècle après la mort de Néron. Après 20 ans de travaux de restauration et de consolidation, 32 pièces du palais sont ouvertes au public sur les 150 retrouvées par les archéologues. La visite de ces pièces, illuminées par un système sophistiqué qui permettra d’admirer les fresques et maintenues à une température de 12 degrés, se fera sur réservation par petits groupes de 25 personnes. Les fouilles archéologiques se poursuivront après l’ouverture, ainsi que la mise en valeur du site avec notamment la suppression des fondations construites sous Trajan et la restauration des fresques. La suppression des jardins de la colline Oppio, qui recouvrent sur trois mètres de terre la Domus aurea, est également envisagée. Les deux dernières années de restauration ont coûté 5 milliards de lires (2,6 millions d’euros) dont 1,8 milliard financé par les jeux de loterie. Une réunion informelle des ministres de la Culture européens se tiendra à Rome jeudi à l’occasion de l’inauguration de la Maison dorée de Néron.
Les ruines du fastueux et étrange palais de Néron, appelé la Maison dorée, édifié en 64 après Jésus-Christ sur près d’un quart de la superficie de la Rome de l’époque, ont été rouvertes au public vendredi après plus de vingt ans de restauration. Profitant du grand incendie de Rome en juillet 64, dont il fut accusé, probablement à tort, d’être à l’origine, le despote lança la construction d’une «villa» sur 80 hectares de terrains brûlés qu’il acquit ou confisqua. Ce gigantesque palais impérial appelé Domus aurea (Maison dorée) fut conçu sur le modèle des palais orientaux avec des lacs et fontaines, des potagers et vergers sur plusieurs niveaux, des bois, des prés, des pâturages, des animaux sauvages, selon les descriptions de l’époque. L’ensemble descendait du sommet de la colline du Celio...