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Actualités - Chronologie

La preuve par le labo

Radiographie, photographie sous éclairage infrarouge, ultraviolet, rasant, macrophotographies de la couche picturale, réflectographie infrarouge, loupe binoculaire et microphotographies, microfluorescence de rayons X… rien n’a manqué à l’identification. Le tableau a été comparé à dix autres œuvres de Vincent Van Gogh, datant de sa période d’Auvers-sur-Oise, peu avant qu’il ne s’y suicide le 27 juillet 1890. Neuf caractéristiques techniques propres à l’artiste se recoupent. Ce sont la trame de la toile asymétrique (12 x 18 fils par cm2), le support de lin, sa préparation industrielle au blanc de plomb, la présence de surépaisseurs ponctuelles de la préparation. Le laboratoire a retrouvé les mêmes : images radiographiques contrastées, nature des pigments, touches diversifiées et individualisées, empâtements et empreintes de l’envers d’une toile sur la couche picturale : Van Gogh empilait ses toiles les unes sur les autres alors que la peinture était parfois encore un peu fraîche. Conclusion du laboratoire : «Toutes les caractéristiques mises en évidence sont compatibles avec une exécution de la fin du XIXe siècle. Aucun anachronisme n’a été décelé». De son côté, Anne Distel, conservateur au Musée d’Orsay, démontre dans son historique que «l’indication d’une provenance Schuffenecker (Émile ou Amédée qui, selon les détracteurs du jardin, auraient profité d’une détention provisoire de l’œuvre pour la copier) apparaît totalement dénuée de fondement». Françoise Cachin, directeur des Musées de France, a par ailleurs souligné que Claude-Emile Schuffenecker était gaucher : «Ses touches ne pouvaient aller dans le sens de celles de Van Gogh».
Radiographie, photographie sous éclairage infrarouge, ultraviolet, rasant, macrophotographies de la couche picturale, réflectographie infrarouge, loupe binoculaire et microphotographies, microfluorescence de rayons X… rien n’a manqué à l’identification. Le tableau a été comparé à dix autres œuvres de Vincent Van Gogh, datant de sa période d’Auvers-sur-Oise, peu avant qu’il ne s’y suicide le 27 juillet 1890. Neuf caractéristiques techniques propres à l’artiste se recoupent. Ce sont la trame de la toile asymétrique (12 x 18 fils par cm2), le support de lin, sa préparation industrielle au blanc de plomb, la présence de surépaisseurs ponctuelles de la préparation. Le laboratoire a retrouvé les mêmes : images radiographiques contrastées, nature des pigments, touches diversifiées et individualisées,...