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Actualités - Chronologie

Les préparatifs pour la rapatriement organisé ont commencé(photo)

La petite gare de Mjeda, au nord-ouest de l’Albanie, était hier le théâtre d’une agitation jamais vue dans ce bourg : les préparatifs pour le rapatriement organisé de plusieurs milliers de réfugiés du Kosovo hébergés dans le sud de l’Albanie ont commencé. Des militaires de la force de paix de l’Otan en Albanie (Afor), des représentants du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) – les principaux organisateurs de cette opération –, ainsi que des membres d’autres associations humanitaires, inspectent les lieux, donnent des ordres, tiennent conseil. «Si tout se déroule conformément aux plans, les premiers trains transportant des réfugiés arriveront dans cette gare le 1er juillet», a déclaré Jens Engedal, responsable d’une ONG danoise impliquée dans ce projet, la Danish Refugee Council. Selon lui, cinq à six trains avec à bord 2 000 personnes au total arriveront quotidiennement à Mjeda, alors que, dans la journée de vendredi par exemple, un seul train était prévu. Un camp de transit de 2 000 places sera érigé près de la gare. L’Otan a choisi cet emplacement car c’est la gare la plus proche de la frontière avec le Kosovo. Cependant, pour arriver au poste-frontière de Morina (environ 150 km à l’est de Mjeda), les réfugiés devront encore compter avec six à sept heures de voyage à bord d’autocars. «Les réfugiés seront répartis dès leur départ du sud de l’Albanie en sept groupes, selon les sept régions du Kosovo dont ils sont originaires», explique Ian Schneider, le représentant d’une autre ONG, Mercy Corps International. Une couleur sera affectée à chacun de ces groupes, qui se retrouvera également sur les structures d’accueil et sur les autocars qui transporteront les réfugiés jusqu’au Kosovo. «Nous comptons embarquer dans chaque train des réfugiés venant de deux régions du Kosovo au maximum, afin de faciliter leur prise en charge à Mjeda», a ajouté M. Schneider. La gare de Mjeda, un bâtiment gris érigé au début des années 1980, n’a presque plus de toiture et les toilettes sont dans un piteux état. Le HCR prévoit la mise en place – pour la durée de cette opération – de nouvelles toilettes, de douches ainsi que d’une cuisine, mais pas la rénovation de la gare. Les réfugiés passeront une nuit dans le camp de transit, avant de poursuivre leur route le matin. Les bagages seront transportés séparément, par des camions de l’Otan. Selon M. Engedal, 150 autocars, dont une partie seront loués à Shkoder (nord-ouest), seront nécessaires pour cette opération, qui devrait aboutir au rapatriement au Kosovo de 60 000 réfugiés par mois, plus de 300 000 se trouvant encore en Albanie. Ce qui inquiète cependant le plus les humanitaires, c’est l’état des chemins de fer albanais et le nombre insuffisant de wagons. «Les autorités albanaises nous ont assurés qu’elles nous fourniront autant de wagons que nous le souhaitons. Mais tant que nous ne les verrons pas de nos propres yeux, nous aurons des doutes», affirme M. Schneider. Déjà, les embouteillages sont très fréquents sur la route étroite qui relie Mjeda à Morina. Des milliers de véhicules transportent des réfugiés qui rentrent à leurs propres frais au Kosovo. Les autocars de l’Otan risquent d’aggraver davantage encore la situation. L’Afor et le HCR estiment cependant que les rapatriements organisés sont préférables aux retours spontanés, en raison notamment des risques auxquels s’exposent les réfugiés en se rendant dans des zones qui n’ont pas encore été déminées. Un autre avantage de cette opération est que le rapatriement des réfugiés par l’Otan est gratuit. En revanche, une famille de 20 personnes doit payer jusqu’à 2 000 DM pour aller de Tirana à Decani (sud du Kosovo) à bord d’un taxi collectif, a fait valoir un responsable de l’Afor.
La petite gare de Mjeda, au nord-ouest de l’Albanie, était hier le théâtre d’une agitation jamais vue dans ce bourg : les préparatifs pour le rapatriement organisé de plusieurs milliers de réfugiés du Kosovo hébergés dans le sud de l’Albanie ont commencé. Des militaires de la force de paix de l’Otan en Albanie (Afor), des représentants du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) – les principaux organisateurs de cette opération –, ainsi que des membres d’autres associations humanitaires, inspectent les lieux, donnent des ordres, tiennent conseil. «Si tout se déroule conformément aux plans, les premiers trains transportant des réfugiés arriveront dans cette gare le 1er juillet», a déclaré Jens Engedal, responsable d’une ONG danoise impliquée dans ce projet, la Danish Refugee Council. Selon lui, cinq à...