L’heure est venue de poser l’équation de manière réaliste, cynique. De l’épisode tragique vécu jeudi par les Libanais, on peut retenir la leçon suivante : le bombardement du nord d’Israël nous a valu la destruction d’une partie non négligeable de l’infrastructure du pays et nul ne peut prédire jusqu’où Tel-Aviv ira dans sa volonté d’anéantir toute résistance libanaise. Tant que le Hezbollah se limitait à des opérations contre l’armée israélienne dans la zone occupée, l’idée d’un retrait faisait son chemin en Israël. Convaincue que le Liban est un bourbier, l’opinion publique envisageait de plus en plus la possibilité d’une évacuation, au point qu’Ehud Barak en avait fixé le délai dès son accession au pouvoir. Mais après la volée de katiouchas lancés jeudi sur la Haute Galilée, plus que jamais il devient nécessaire d’envisager le problème en terme de rentabilité, de pertes et profits. On en arrive alors à la conclusion suivante: une intensification des attaques contre les forces israéliennes dans la zone occupée est certes souhaitable ; mais, qu’en aucun cas – même en guise de représailles – le Hezbollah ne s’en prenne à la Galilée. Souvenons-nous qu’il y a environ un an, malgré la perte de l’un de ses généraux et d’un grand nombre de ses hommes, Tel-Aviv n’a pu s’en prendre à l’infrastructure du Liban, alors qu’en 1982, le seul assassinat de son ambassadeur à Londres lui avait donné le prétexte d’une invasion du pays. Jusqu’à jeudi dernier, l’État hébreu restait prisonnier des règles imposées en avril 1996. Qui plus est, la grogne en Israël ne faisait que prendre de plus en plus d’ampleur, l’occupation du Liban étant jugée carrément stérile. Il serait donc vain d’essayer de battre les Israéliens sur leur terrain de prédilection, la loi du talion dont ils ont l’expérience millénaire. De toute évidence, on perdrait au change.
L’heure est venue de poser l’équation de manière réaliste, cynique. De l’épisode tragique vécu jeudi par les Libanais, on peut retenir la leçon suivante : le bombardement du nord d’Israël nous a valu la destruction d’une partie non négligeable de l’infrastructure du pays et nul ne peut prédire jusqu’où Tel-Aviv ira dans sa volonté d’anéantir toute résistance libanaise. Tant que le Hezbollah se limitait à des opérations contre l’armée israélienne dans la zone occupée, l’idée d’un retrait faisait son chemin en Israël. Convaincue que le Liban est un bourbier, l’opinion publique envisageait de plus en plus la possibilité d’une évacuation, au point qu’Ehud Barak en avait fixé le délai dès son accession au pouvoir. Mais après la volée de katiouchas lancés jeudi sur la Haute Galilée, plus...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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