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Actualités - Chronologie

Les rébellions du Kivu, enjeu essentiel des négociations de paix

Le sort des rébellions rwandaise, burundaise et ougandaise, opérant à partir de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), constitue l’une des principales difficultés des négociations de paix. Pour le Rwanda et, dans une moindre mesure, pour l’Ouganda, l’intervention aux côtés des rebelles congolais obéit en effet à un impératif de sécurité : débarrasser les hauts plateaux du Kivu des extrémistes hutus qui s’y sont repliés après le génocide de 1994. Ces rebelles hutus, qui menacent le Front patriotique rwandais (FPR, ancienne rébellion tutsie) au pouvoir à Kigali, sont accusés par le Rwanda et l’Ouganda de vouloir reprendre et achever ce génocide, qui avait fait entre 500 000 et 800 000 morts. Ces mêmes rebelles avaient, le 1er mars, tué à coup de machette huit touristes occidentaux venus admirer les gorilles de montagne dans le parc de la forêt impénétrable de Bwindi, dans l’extrême sud-ouest de l’Ouganda. Situé loin de Kinshasa, l’est de la RDC offre également une base arrière aux rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques (ADF) et aux Forces pour la défense de la démocratie (FDD), le principal mouvement armé hutu burundais. Les présidents ougandais Yoweri Museveni et de la junte militaire tutsie burundaise Pierre Buyoya ont donc un intérêt commun avec l’homme fort du Rwanda, le major Paul Kagame, à contrôler, directement ou indirectement, cette région traditionnellement instable habitée par des tribus très diverses.
Le sort des rébellions rwandaise, burundaise et ougandaise, opérant à partir de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), constitue l’une des principales difficultés des négociations de paix. Pour le Rwanda et, dans une moindre mesure, pour l’Ouganda, l’intervention aux côtés des rebelles congolais obéit en effet à un impératif de sécurité : débarrasser les hauts plateaux du Kivu des extrémistes hutus qui s’y sont repliés après le génocide de 1994. Ces rebelles hutus, qui menacent le Front patriotique rwandais (FPR, ancienne rébellion tutsie) au pouvoir à Kigali, sont accusés par le Rwanda et l’Ouganda de vouloir reprendre et achever ce génocide, qui avait fait entre 500 000 et 800 000 morts. Ces mêmes rebelles avaient, le 1er mars, tué à coup de machette huit touristes occidentaux venus...