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Actualités - Opinion

Témoignages - Miss Europe au Liban Sami Rababy se souvient(photo)

Ancien premier vice-président pour les relations internationales et gouvernementales de la MEA, Sami Rababy, qui a vécu les beaux jours de cette compagnie nationale, se fait un devoir de mémoire de rappeler l’histoire de l’élection de Miss Europe au Liban. Il veut, comme il dit, «rendre hommage à la MEA… d’antan». «Mes nombreux amis ne comprennent plus rien à mes diverses prises de position en faveur de la MEA – que j’ai quittée en 1991 – après 34 ans de “bons et loyaux services”, selon la formule consacrée. Ce n’est pas la première fois que je trempe ma plume dans mon cœur et dans mes souvenirs, par devoir de mémoire, pour rendre justice à une institution qui a fait les plus beaux jours du plus beau Liban. Car il fut un temps où rien, je le répète haut et fort, rien ne se faisait au Liban sans la MEA et sans la collaboration, voire le dévouement devenu légendaire, de ses représentants dans le monde… 36 bureaux, 36 ambassadeurs dans le monde au service de l’économie et du tourisme libanais. Ayant versé une larme sur ce passé prestigieux, permettez-moi de dévoiler le rôle joué par la MEA de feu cheikh Nagib Alameddine et par le Casino du Liban où trônait, avec prestige et panache, Victor Moussa et où l’élection de Miss Europe eut lieu pendant cinq années consécutives ! Un record qui vaut la peine d’être souligné. Avant de commenter cette photo d’archives, effacée par le temps, beaucoup se demandent – à juste titre d’ailleurs — comment nous avions réussi à convaincre le Comité international de l’élection de Miss Europe de tenir cette magnifique manifestation de la beauté et de l’élégance en dehors du continent européen, sur “les bords de l’Asie et du Moyen-Orient”. Un homme, un ami, Claude Behr — que Dieu ait son âme – présidait aux destinées de cet événement médiatique par excellence. Pour convaincre le comité, réticent et même chauvin, une petite histoire a suffi. Europe, le nom du continent, c’est celui d’une princesse de chez nous, fille du roi Agénor de Tyr. Légende ou mythologie, la tradition veut que le dieu Zeus, épris par la beauté de “notre fille”, se transformat en taureau et vint l’enlever des sables de Tyr pour l’emmener sur une terre à laquelle il donna son nom. Le frère d’Europe, le “professeur” Cadmus, alla à la recherche de sa sœur dans ce qui était la Grèce antique, et c’est ainsi que la beauté d’Europe et l’alphabet de Cadmus firent le poids dans le choix du Comité international. La décision fut unanime… Et les préparatifs allèrent bon train. Le Casino du Liban fut le cadre fastueux de l’événement et les Moussa, May et Victor, se sont surpassés pendant cinq années, permettant à l’hospitalité libanaise de voyager dans le monde. Quid de la MEA Il y avait 18 pays représentés à l’époque et donc 18 reines venant des contrées suivantes : Hollande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal, Suède, Suisse, Turquie, Allemagne, Grande-Bretagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France et Grèce. Comment organiser le voyage de ces “majestés”? La MEA ne reculant devant aucun effort et par souci d’efficacité de l’organisation dirigea toutes les délégations vers un seul point de rencontre, Paris, où un Comet 4C fut spécialement mis à la disposition des 18 reines qui débarquèrent à Beyrouth dans la liesse générale. Inutile, car impossible, de décrire l’accueil “royal” et populaire qui leur a été réservé : - L’aéroport, envahi, était en ébullition - La firme Bassoul et Honeiné avait mis à la disposition de chaque reine et de sa délégation, une “Renault-Dauphine”, pendant leur séjour. - Les forces de Sécurité intérieure ne les lâchèrent pas d’un pouce (elles étaient si belles !) Le 8 juin 1963 eut lieu la première élection de Miss Europe 1964, et le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Takla, représentait alors le chef de l’État. Et ce fut Miss Norvège qui emporta le titre. Miss Suisse fut la première dauphine ; Miss Danemark la seconde; Miss Suède la troisième et Miss Finlande la quatrième dauphine. Miss Nations unies couronna la reine européenne et un gigantesque feu d’artifice embrasa la baie de Jounieh. Et ce fut un éblouissement inoubliable. Pendant cinq ans, la fête se répéta et la MEA — image du Liban — était toujours prête à recommencer. D’où mon devoir de mémoire».
Ancien premier vice-président pour les relations internationales et gouvernementales de la MEA, Sami Rababy, qui a vécu les beaux jours de cette compagnie nationale, se fait un devoir de mémoire de rappeler l’histoire de l’élection de Miss Europe au Liban. Il veut, comme il dit, «rendre hommage à la MEA… d’antan». «Mes nombreux amis ne comprennent plus rien à mes diverses prises de position en faveur de la MEA – que j’ai quittée en 1991 – après 34 ans de “bons et loyaux services”, selon la formule consacrée. Ce n’est pas la première fois que je trempe ma plume dans mon cœur et dans mes souvenirs, par devoir de mémoire, pour rendre justice à une institution qui a fait les plus beaux jours du plus beau Liban. Car il fut un temps où rien, je le répète haut et fort, rien ne se faisait au Liban sans la...