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Actualités - Chronologie

Royauté - La famille s'est réinventée Aggiornamento chez les Windsor(photo)

Après la saga des scandales des années 1990, les Windsor ont fait un petit pas supplémentaire lors du mariage d’Edward, samedi, pour se rapprocher de leurs sujets et du modèle plus sobre des autres monarchies européennes, au risque de perdre leur vernis «glamour». «Cela a été un grand succès de relation publique», s’extasiait un chroniqueur de la chaîne de télévision SkyNews au lendemain des dernières célébrations nuptiales du siècle de la famille. «Le retour des Windsor», n’hésite pas à pronostiquer le Sunday Times, persuadé que la mariage sobre du «petit dernier» de la reine marque un tournant pour la monarchie après une décennie «horribilis» de déboires matrimoniaux et de doute. «Deux ans seulement après que la monarchie eut semblé vaciller (au moment de la mort de Diana, ndlr) la famille royale s’est réinventée», écrit l’hebdomadaire. Les concessions à la modernité sont restées modestes samedi, mais ont suffi à contenter un public avide de voir la famille royale en phase avec l’air du temps à l’aube du troisième millénaire. Et surtout plus regardant sur les deniers publics qu’il lui verse. La cérémonie religieuse réduite à 45 minutes, les têtes couronnées en rangs clairsemés, les chapeaux des dames et uniformes proscrits ou le sobre buffet de la soirée : même dans ses détails les plus anodins, la plus vieille monarchie institutionnelle du monde avait fait en sorte que la fête cadre avec l’image de modernité qu’elle entend désormais projeter. Profil idoine Edward et Sophie, les deux tourtereaux partis dimanche pour une mystérieuse destination de lune de miel, ont le profil idoine. Avec eux, Buckingham espère enfin renouer avec l’actualité rose, après celle grise, voire franchement noire, des divorces d’Anne, Charles et Andrew, puis de la mort de Diana. Le couple est désireux de mener une existence «normale» et louera un manoir à la couronne. Il est au diapason des efforts engagés bon an mal an par la reine pour réduire son train de vie. Une politique amorcée en 1992 lorsqu’elle avait diminué le nombre des bénéficiaires de la Liste Civile, puis l’année suivante accepté d’acquitter l’impôt sur le revenu. Monsieur le comte de Wessex restera à la tête de sa société de production télévisuelle, la comtesse dans son agence de relations publiques où elle a été autorisée par sa belle-mère à se faire appeler, très modestement, Sophie Wessex. Poursuivant le «dégraissage» de sa famille, Elizabeth II a aussi décidé de ne pas décerner le titre d’«altesse» aux éventuels enfants du couple. «C’est l’esprit qui pourrait permettre à la famille royale de survivre», clame le journal populaire News of the World. Le mariage d’Edward s’inscrivait dans la lignée des noces d’or de la souveraine fin 1997, en plein traumatisme post-Diana. À l’aune des réjouissances nuptiales «conte de fées» de Charles et Andrew, elles avaient déjà été célébrées avec un faste mesuré. En semblant renoncer à la pompe moyenâgeuse d’antan, les Windsor prennent toutefois le risque de perdre leur aura auprès du public qui veut rêver. La maigre foule présente samedi à Windsor – 15 000 personnes – ne s’explique pas uniquement par le rang modeste du marié, septième seulement dans la ligne d’accession au trône. L’intérêt des médias nationaux a été dans l’ensemble plutôt limité, à l’exception de la presse à scandales dont la famille royale constitue le principal fonds de commerce. Et les chiffres de l’audience télévisée, qui ne sont pas encore disponibles, n’atteindront certainement pas les sommets des précédents grands événements de la monarchie.
Après la saga des scandales des années 1990, les Windsor ont fait un petit pas supplémentaire lors du mariage d’Edward, samedi, pour se rapprocher de leurs sujets et du modèle plus sobre des autres monarchies européennes, au risque de perdre leur vernis «glamour». «Cela a été un grand succès de relation publique», s’extasiait un chroniqueur de la chaîne de télévision SkyNews au lendemain des dernières célébrations nuptiales du siècle de la famille. «Le retour des Windsor», n’hésite pas à pronostiquer le Sunday Times, persuadé que la mariage sobre du «petit dernier» de la reine marque un tournant pour la monarchie après une décennie «horribilis» de déboires matrimoniaux et de doute. «Deux ans seulement après que la monarchie eut semblé vaciller (au moment de la mort de Diana, ndlr) la famille royale...