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Actualités - Chronologie

NBA - New York Knicks Marcus Camby, l'homme surprise(photo)

L’accession de New York en finale de la NBA doit beaucoup au rendement des deux arrières Allan Houston et Latrell Sprewell. Mais les Knicks ont trouvé un autre homme providentiel en la personne de Marcus Camby. Arrivé à New York au mois de janvier, en échange du vieux Charles Oakley et contre l’avis du coach Jeff Van Gundy, ce pivot filiforme de 2,10 m traînait alors la réputation d’un joueur pétri de talent mais épouvantablement difficile à gérer. L’ancien représentant de la fac du Massachusetts, choisi très haut (numéro 2, derrière Allen Iverson) lors de la draft 1996 par Toronto, allait passer le plus clair de son temps sur le banc new-yorkais, jouant à peine plus de 20 minutes par match en étant systématiquement écarté du cinq de départ. Un véritable gâchis pour ce garçon bardé de lauriers au cours de sa carrière universitaire et capable, malgré une haute taille, d’évoluer à trois ou quatre postes différents. Il fut notamment le meilleur contreur de la Ligue lors de sa saison passée au Canada. Mais la blessure définitive de Pat Ewing, le pivot titulaire de New York, et une rotation déjà limitée au sein des Knicks, allaient lui dégager l’horizon au moment le plus important des playoffs. Coach intelligent et donc opportuniste, Van Gundy décidait alors de donner une vraie chance à Camby lors de la finale de Conférence face à Indiana. Heureuse trouvaille : le pestiféré s’est fendu d’une moyenne de 18 points et quelques 12 rebonds sur l’ensemble de la série victorieuse face aux Pacers, empilant par exemple 15 points en bondissant du banc lors du sixième et dernier match. «Marcus Camby a été le joueur dominant de cette finale», notait d’ailleurs le coach des vaincus. Le compliment est signé par un homme particulièrement averti, le fameux Larry Bird, stupéfait d’avoir vu ce grand échalas smasher à deux mains sur la tête de son pivot Rik Smits. En finale face aux Twin Towers de San Antonio, David Robinson et Tim Duncan, Marcus Camby a un peu plafonné, n’inscrivant par exemple que six points lors du deuxième match perdu au Texas. Mais l’homme-surprise de New-York n’avait sûrement pas dit son dernier mot. Retour à New York Étouffé par la paire Duncan-Robinson, New York n’a pas vraiment existé lors des deux premières manches livrées au Texas. Battus 80-67 vendredi soir, les Knicks sont menés 2-0. Ils vont maintenant essayer d’imiter Portland, la dernière équipe ayant réussi (en 1977) à remonter un tel handicap en finale NBA. En attendant, les Spurs, grâce à ce douzième succès consécutif en playoffs, ont battu un nouveau record détenu depuis dix ans par les Lakers de Los Angeles (11-0 lors de la phase finale 1989). La série se déplace maintenant à New York avec le troisième match au Madison Square Garden. Suite de cette finale mercredi et (si besoin) vendredi, toujours au Big Apple. Grâce à leur meilleur classement à l’issue de la saison régulière (premiers), les Spurs auront ensuite l’assurance de disputer les deux dernières rencontres à domicile les 27 et 29 juin. La finale se dispute au meilleur des sept manches et, depuis le début des playoffs, San Antonio est toujours invaincu à l’extérieur.
L’accession de New York en finale de la NBA doit beaucoup au rendement des deux arrières Allan Houston et Latrell Sprewell. Mais les Knicks ont trouvé un autre homme providentiel en la personne de Marcus Camby. Arrivé à New York au mois de janvier, en échange du vieux Charles Oakley et contre l’avis du coach Jeff Van Gundy, ce pivot filiforme de 2,10 m traînait alors la réputation d’un joueur pétri de talent mais épouvantablement difficile à gérer. L’ancien représentant de la fac du Massachusetts, choisi très haut (numéro 2, derrière Allen Iverson) lors de la draft 1996 par Toronto, allait passer le plus clair de son temps sur le banc new-yorkais, jouant à peine plus de 20 minutes par match en étant systématiquement écarté du cinq de départ. Un véritable gâchis pour ce garçon bardé de lauriers au cours de...