Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

Environnement - Eden suspendu sur les terrasses Coup de coeur, côté jardin(photos)

Être propriétaire d’un jardin et habiter dans un immeuble, c’est un petit miracle que l’on retrouve un peu partout dans le pays, et sur lequel au détour d’une rue, dans les endroits les plus invraisemblables parfois, on tombe presque par mégarde. Ces jardins perchés sur des terrasses, plantés de fleurs au parfum captivant, sont un havre de paix où le mot farniente retrouve tout son sens. Véritable paradis pour ceux qui veulent se mettre l’âme et le corps au vert, ils sont dessinés, pour la plupart, par des artisans amateurs au pouce vert. Prenez un shaker, jetez-y chaises en osier, tek ou bambou, rosiers et frangipaniers, balançoires et parasols, ajoutez un soupçon de parfum de jasmin, secouez fort et versez en plein soleil. Le cocktail enivrant a le goût de l’atmosphère magique qui règne sur les jardins nichés dans la cour d’un immeuble. Des étages, on a une double vue : d’une part, le paysage environnant qui peut très bien être celui des ordures ménagères, et d’autre part, en contrebas, un paradis verdoyant et accueillant, pareil à l’Éden. Des fleurs partout et de toutes les couleurs : pétunia, bégonia, aubritia, amaryllis belladonna, freesia, hélianthème, lobélia… La plus populaire est le géranium, qui se décline en rouge, rose, orange, apprécié parce qu’il est facile à vivre et ne nécessite pas trop d’entretien. Quant aux plantes privilégiées, ce sont en général celles à croissance lente et qui donc ne poussent pas énormément, l’espace étant limité. Une passion thuya, buxus, bougainvilliers, ficus, gardenia… Le jardinage est une passion comme tant d’autres, et c’est la raison pour laquelle la plupart des propriétaires de ces petits bijoux sont eux-mêmes les maîtres artisans de leurs chefs-d’œuvre. Chefs-d’œuvre dont ils puisent beaucoup de joie et de fierté. «Un jardinier ? Pourquoi faire ? Cultiver son jardin contribue à chasser le stress et l´humeur maussade», déclare l’un. Pour un autre, tout a commencé par de la curiosité. Il a planté un peu de tout : du piment et des tomates, des fèves et des artichauts. «Je voulais voir comment ça poussait», dit-il. Aujourd’hui, il sait. S’offrir un tel plaisir n’est pas nécessairement un luxe hors de prix et dépend de plusieurs facteurs : la taille du jardin, la nature et la source des plantes, l’enthousiasme qu’on y met. En effet, si le coût initial est relativement faible, on peut économiser sur les frais d’entretien en s’initiant à l’art et au plaisir du jardinage. Ces terrasses-jardins sont essentiellement entretenues au printemps et en été puisque c’est le temps des fleurs. La saison est aussi celle du soleil doux qui impose d’arroser et d’irriguer. Cela va sans dire qu’il faut assurer une certaine maintenance en automne et en hiver, pour pouvoir récolter les fruits du labeur en été. Pour ne citer que Voltaire, «Il faut cultiver son jardin». Paysage insolite en plein cœur de Dora, sur la terrasse d’un immeuble de six étages, un magnifique jardin suspendu, une oasis au milieu du désert de béton urbain, façonné par ses propriétaires au fil des ans. De la verdure au septième ciel entourée par un nuage de pollution : l’immeuble se dresse comme un défi, un dernier retranchement face à l’invasion brute de la forêt de béton. Pergola, puits d’eau, balançoire et une verdure luxuriante sont réunis, tous les éléments d’un cadre paradisiaque où «tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté». Un paysage qu’on a du mal à imaginer non loin de la forêt d’antennes télé, de citernes d’eau rouillées et de linge étalé qui couvre, sur fond de gris crasseux et de jaune poussiéreux, les immeubles alentours.
Être propriétaire d’un jardin et habiter dans un immeuble, c’est un petit miracle que l’on retrouve un peu partout dans le pays, et sur lequel au détour d’une rue, dans les endroits les plus invraisemblables parfois, on tombe presque par mégarde. Ces jardins perchés sur des terrasses, plantés de fleurs au parfum captivant, sont un havre de paix où le mot farniente retrouve tout son sens. Véritable paradis pour ceux qui veulent se mettre l’âme et le corps au vert, ils sont dessinés, pour la plupart, par des artisans amateurs au pouce vert. Prenez un shaker, jetez-y chaises en osier, tek ou bambou, rosiers et frangipaniers, balançoires et parasols, ajoutez un soupçon de parfum de jasmin, secouez fort et versez en plein soleil. Le cocktail enivrant a le goût de l’atmosphère magique qui règne sur les jardins...