Martina Hingis compte bien effacer son amère déconvenue de Roland-Garros sur la pelouse de Wimbledon, troisième levée du Grand Chelem de tennis qui débute lundi. La Suissesse, numéro un mondial, a échoué de peu en finale des Internationaux de France face à Steffi Graf. Tout près de remporter son premier titre parisien, de confirmer son succès de Melbourne, elle n’en a que plus craqué lorsqu’elle a vu la victoire lui échapper. Dans le court central, la jeune joueuse a explosé, avertie pour un geste rageur avec sa raquette, pénalisée pour contestation. Elle a franchi la sacro-sainte ligne du filet pour aller vérifier une trace dans le camp de Graf, escaladé l’échelle du juge de chaise pour mieux donner son point de vue, servi à la cuillère pour embarrasser son adversaire et récolté en échange les copieuses huées du public parisien. «Il n’y a rien à regretter mais je n’agirai pas ainsi à Wimbledon. Les règles y sont beaucoup plus strictes qu’ailleurs. Je pense que j’ai énormément appris avec cette expérience», déclare-t-elle désormais. «Tout le monde dans la vie connaît au moins une journée où tout ne va pas comme il faudrait», se justifie-t-elle. Il y a quelques mois, tout semblait sourire à la joueuse la plus précocement douée du circuit, avec cinq titres du Grand Chelem à son palmarès, dont Wimbledon en 1997. La concurrence est aujourd’hui sévère : Steffi Graf en pleine renaissance depuis son sacre Porte d’Auteuil, Venus Williams en puissance, Monica Seles, Anna Kournikova, Lindsay Davenport. Graf en question Le temps d’une finale à Roland-Garros, Graf sept fois couronnée à Londres (en neuf ans) est revenue à son meilleur niveau depuis des lustres. L’interrogation majeure est de savoir si la championne tête de série numéro deux, qui vient d’avoir trente ans, sera capable de tenir physiquement pendant une nouvelle quinzaine, deux semaines après sa victoire à Paris. Si elle parvient en quarts de finale, Graf pourrait croiser la route de Venus Williams, tête de série numéro six, qui avait déjà atteint ce stade l’an dernier, s’inclinant face à la future lauréate Novotna. Sa sœur cadette Serena, malade, est remplacée par la Russe Anna Kournikova, tête de série numéro 17. Tête de série numéro quatre, Monica Seles, qui n’a jamais gagné Wimbledon, pourrait trouver en la Française Nathalie Tauziat une de ses plus dangereuses rivales. Lindsay Davenport, elle, est à ranger dans le clan des outsiders malgré son rang de tête de série numéro trois. L’ancienne numéro un mondiale, victorieuse de l’US Open l’an dernier, n’a jamais passé les quarts de finale et n’a guère attiré l’attention. Mais elle est toujours capable de sortir le grand jeu et seule une grande Graf a pu l’éliminer à Paris. Wimbledon cru 1999 s’annonce donc très ouvert côté féminin. Une seule certitude : handicapée par son entorse à la cheville contractée en double à Roland-Garros, la Tchèque Jana Novotna devra batailler pour conserver son titre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Martina Hingis compte bien effacer son amère déconvenue de Roland-Garros sur la pelouse de Wimbledon, troisième levée du Grand Chelem de tennis qui débute lundi. La Suissesse, numéro un mondial, a échoué de peu en finale des Internationaux de France face à Steffi Graf. Tout près de remporter son premier titre parisien, de confirmer son succès de Melbourne, elle n’en a que plus craqué lorsqu’elle a vu la victoire lui échapper. Dans le court central, la jeune joueuse a explosé, avertie pour un geste rageur avec sa raquette, pénalisée pour contestation. Elle a franchi la sacro-sainte ligne du filet pour aller vérifier une trace dans le camp de Graf, escaladé l’échelle du juge de chaise pour mieux donner son point de vue, servi à la cuillère pour embarrasser son adversaire et récolté en échange les copieuses...