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Actualités - Chronologie

Les 24 Heures du Mans Première pour BMW, quatrième pour Dalmas(photo)

Le constructeur allemand BMW, avec une voiture pilotée par le Français Yannick Dalmas, l’Allemand Joachim Winkelhock et l’Italien PierLuigi Martini, a remporté dimanche la 67e édition des 24 Heures du Mans automobiles. C’est la première victoire pour BMW, mais la quatrième pour Yannick Dalmas, auparavant vainqueur sur trois autres voitures différentes, en 1992 avec Peugeot, en 1994 avec Porsche et en 1995 avec McLaren. Les vainqueurs ont pris la tête à quatre heures de l’arrivée, à la faveur de l’abandon de l’autre BMW, du Finlandais JJ Lehto, sorti de la route à cause de son accélérateur bloqué, selon ses ingénieurs. Toyota, le grand favori, ne s’est avoué vaincu que dans la dernière heure, quand Katayama a été victime d’une crevaison alors qu’il était pointé à 1 min 30 sec et que tout pouvait encore changer en tête à la faveur des ultimes ravitaillements. Mais la course restera également dans les mémoires à cause du spectaculaire accident de la Mercedes de Peter Dumbreck, samedi soir, quand à 340 km/h, l’Écossais s’est envolé au volant de son bolide, a fait deux loopings et a atterri dans la forêt voisine, indemne. Mercedes, pour qui c’était le troisième accident de la semaine, a alors arrêté sa dernière voiture engagée. Toyota avait placé ses deux voitures en première ligne à l’issue des essais et commencé par dominer la course avant que le Britannique Martin Brundle, auteur de la position de pointe, et le Belge Thierry Boutsen ne soient éliminés sur sorties de route, laissant le champ libre toute la nuit aux BMW. Classement de la 67e édition Voici le classement final de la 67e édition des 24 Heures automobile du Mans remporté dimanche par l’équipage composé de l’Allemand Joachim Winkelhock, de l’Italien PierLuigi Martini et du Français Yannick Dalmas sur une BMW (entre parenthèses numéro des voitures) : 1. (15) Joachim Winkelhock, PierLuigi Martini, Yannick Dalmas (All, Ita, Fra/BMW V12 LMR) 365 tours 4967,991 km, moyenne : 207 km/h 2. (3) Ukyo Katayama, Keiichi Tsuchiya, Toshio Suzuki (Jap/Toyota GT One) à 1 tour 3. (8) Emanuele Pirro, Frank Biela, Didier Theys (Ita, All, Bel/Audi R8R) à 5 t 4. (7) Michele Alboreto, Rinaldo Capello, Laurent Aïello (Ita, Ita, Fra/Audi R8R) à 19 t 5. (18) Steve Soper, Bill Auberlen, Thomas Bscher (USA, USA, All/BMW V12 LM 98) à 20 t 6. (13) Andrea Montermini, Dominico Schiattarella, Alex Caffi (Ita/Courage-Nissan C52) à 23 t. Déclarations Joachim Winkelhock, 38 ans, vainqueur sur BMW pour sa 2e participation au Mans: «Je savais que nous avions la capacité d’être sur le podium, car ces derniers mois nous avons travaillé comme des fous. Il n’empêche que j’ai bien failli avoir une crise cardiaque durant les deux dernières heures! (...) C’est vrai que cette victoire a pu nous paraître facile, car la voiture ne nous a posé aucun problème. Il n’y a que moi qui ai fait une erreur, un petit tête-à-queue ce matin, mais heureusement j’avais de bons coéquipiers». Yannick Dalmas, 37 ans, vainqueur, 4e victoire aux 24 Heures du Mans: «Pour moi ce jour est très très spécial. J’en ai toujours rêvé. Sur le plan technique, notre choix aérodynamique, basé sur très peu d’appuis, nous a d’abord pénalisés, mais au bout de 7 ou 8 heures, ça nous a finalement aidés». PierLuigi Martini, 38 ans, vainqueur: «Dans les deux dernières heures de la course, je me suis dit “tu attends ce moment depuis si longtemps. Maintenant vas-y et appuie sur le champignon!”». Gerhard Berger, directeur de BMW Motorsports: «Nous partons dès la semaine prochaine aux États-Unis pour participer aux épreuves des American Series Le Mans. Nous allons ensuite réfléchir pendant 4 ou 6 semaines à l’avenir de notre programme. Cette victoire au Mans est importante mais elle ne doit pas influer sur nos choix. La voiture de sport est un choix parmi d’autres». Gerhard Berger avait annoncé il y a quelques semaines que BMW devrait mettre un terme à son programme voiture de sport après les 24 Heures du Mans. Ukyo Katayama, 36 ans, 2e sur Toyota, pilotait la voiture lors de la crevaison, dans la dernière heure, du pneu arrière qui a coûté la victoire à l’équipe: «D’abord je n’ai pas réalisé que j’avais crevé. Et je n’ai jamais été touché (par un autre véhicule)», a-t-il déclaré, interrogé sur le fait de savoir s’il s’agissait d’un problème de pneus ou si l’incident avait pu être favorisé par un accrochage avec la BMW N°17. Didier Theys, 42 ans, 3e sur Audi, pour sa 10e participation au Mans: «Au moment des qualifications, nous ne pensions pas être capables de nous battre pour la pole position. L’idée était plutôt de jouer la carte de la fiabilité. Samedi nous avons donc maintenu le rythme sans abuser de la voiture et puis dimanche la course s’est tournée vers nous». Emanuele Pirro, 37 ans, 3e sur Audi: «Audi est une grande maison, mais comparée au niveau de développement de Mercedes, BMW ou d’autres dans ce domaine, on n’est pas si grand. On peut donc regarder l’avenir avec optimisme (...) Enfin, je voulais dire que j’étais désolé de ce qui était arrivé à Mercedes (les spectaculaires accidents successifs de ses voitures et son retrait de l’épreuve, ndlr), que j’étais triste pour les pilotes notamment et je voudrais leur souhaiter bonne chance».
Le constructeur allemand BMW, avec une voiture pilotée par le Français Yannick Dalmas, l’Allemand Joachim Winkelhock et l’Italien PierLuigi Martini, a remporté dimanche la 67e édition des 24 Heures du Mans automobiles. C’est la première victoire pour BMW, mais la quatrième pour Yannick Dalmas, auparavant vainqueur sur trois autres voitures différentes, en 1992 avec Peugeot, en 1994 avec Porsche et en 1995 avec McLaren. Les vainqueurs ont pris la tête à quatre heures de l’arrivée, à la faveur de l’abandon de l’autre BMW, du Finlandais JJ Lehto, sorti de la route à cause de son accélérateur bloqué, selon ses ingénieurs. Toyota, le grand favori, ne s’est avoué vaincu que dans la dernière heure, quand Katayama a été victime d’une crevaison alors qu’il était pointé à 1 min 30 sec et que tout pouvait...