Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'Onu confrontée au dilemme entre les droits de l'homme et la souveraineté(photo)

La crise du Kosovo démontre que la communauté internationale tend à accorder plus d’importance au respect des droits de l’homme qu’à la souveraineté nationale, estime l’ambassadeur des Pays-Bas aux Nations unies. Peter van Walsum, qui a évoqué ce débat jeudi au Conseil de sécurité à l’issue de l’adoption de la résolution Kosovo, souligne à quel point la situation a changé depuis 1978. À cette époque, a-t-il rappelé, les Nations unies étaient plus indignées par l’invasion du Cambodge par les forces vietnamiennes que par le génocide perpétré par le régime khmer rouge. «Il est indéniable que la Charte [des Nations unies] est beaucoup plus explicite sur la souveraineté que sur le respect des droits de l’homme. Mais depuis le jour de sa rédaction, le monde a assisté à une modification graduelle de cet équilibre, rendant le respect des droits de l’homme plus obligatoire et le respect de la souveraineté moins absolu», a-t-il déclaré. «Aujourd’hui, nous considérons comme règle globalement admise du droit international qu’aucun État souverain n’a le droit d’exercer un régime de terreur contre ses propres citoyens», a ajouté le diplomate néerlandais. Pour Peter van Walsum, ce changement d’interprétation du droit international explique pourquoi le projet de résolution russo-chinois condamnant le déclenchement des bombardements de l’Otan contre la Yougoslavie a été rejeté le 26 mars dernier par douze voix contre trois. «Nous espérons sincèrement que les rares délégations qui ont maintenu que les frappes aériennes de l’Otan contre la République fédérale de Yougoslavie étaient une violation de la Charte de l’Onu commenceront un jour à réaliser que cette charte n’est pas la seule source du droit international», a-t-il ajouté. Revenant sur l’entrée des forces vietnamiennes au Cambodge et sur la réaction des Nations unies, Van Walsum a espéré qu’«un épisode aussi honteux ne se reproduise pas au XXIe siècle».
La crise du Kosovo démontre que la communauté internationale tend à accorder plus d’importance au respect des droits de l’homme qu’à la souveraineté nationale, estime l’ambassadeur des Pays-Bas aux Nations unies. Peter van Walsum, qui a évoqué ce débat jeudi au Conseil de sécurité à l’issue de l’adoption de la résolution Kosovo, souligne à quel point la situation a changé depuis 1978. À cette époque, a-t-il rappelé, les Nations unies étaient plus indignées par l’invasion du Cambodge par les forces vietnamiennes que par le génocide perpétré par le régime khmer rouge. «Il est indéniable que la Charte [des Nations unies] est beaucoup plus explicite sur la souveraineté que sur le respect des droits de l’homme. Mais depuis le jour de sa rédaction, le monde a assisté à une modification graduelle de...