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Actualités - Chronologie

L'arrangement d'avril englobe Jezzine, selon la commission des AE(photo)

La commission parlementaire des Affaires étrangères a estimé que l’arrangement d’avril 1996 englobe désormais la région de Jezzine, évacuée jeudi dernier 3 juin par les miliciens de l’Armée du Liban-Sud (ALS). Au terme de l’arrangement d’avril, les belligérants s’engagent à épargner les civils des deux côtés de la frontière. La commission a tenu hier une réunion sous la présidence de M. Ali el-Khalil et en présence du chef du gouvernement, M. Sélim Hoss, qui est également chef de la diplomatie. À l’issue des débats, M. el-Khalil a déclaré que «la libération de Jezzine est le résultat naturel de la résistance à l’occupant et de la détermination de notre armée et de notre peuple». «Cette libération a eu lieu sans aucune condition, a-t-il ajouté. Elle a permis de faire échouer les plans israéliens qui visaient, à travers un retrait unilatéral, à provoquer des dissensions internes et à dissocier les volets libanais et syrien dans le but de conclure un accort séparé qui servirait les intérêts de l’État hébreu». «La situation de Jezzine est celle de n’importe quelle autre région libérée, a poursuivi le député de Tyr. L’arrangement d’avril englobe désormais la ville et ses environs et tout ce qui concerne Jezzine doit être discuté par le comité de surveillance du cessez-le-feu». La commission a mis l’accent sur la nécessité de réhabiliter rapidement les infrastructures de Jezzine pour permettre aux habitants de rester sur place. Un autre aspect de l’affaire, celui des miliciens de l’ALS qui se sont mis à la disposition de la justice libanaise, a été examiné lors d’un entretien entre le chef du gouvernement et M. Farès Boueiz, ancien ministre des Affaires étrangères. «Je pense que les lois libanaises sont très générales, a déclaré M. Boueiz. S’il est vrai qu’il ne faut pas anticiper ni montrer toutes nos cartes (dans le cadre du processus de paix), il est quand même nécessaire d’élaborer rapidement de nouvelles législations qui prendraient en considération la situation de Jezzine et de ceux qui ont collaboré avec Israël. Certains l’ont fait à cause des difficultés économiques, d’autres se sont carrément portés volontaires, beaucoup n’avaient que des fonctions administratives (…). Il n’est pas permis que tous soient traités selon les mêmes critères. De même qu’il ne faut pas embarrasser la justice, dont la marge de manœuvre se trouve très réduite, avec de telles législations très vagues».
La commission parlementaire des Affaires étrangères a estimé que l’arrangement d’avril 1996 englobe désormais la région de Jezzine, évacuée jeudi dernier 3 juin par les miliciens de l’Armée du Liban-Sud (ALS). Au terme de l’arrangement d’avril, les belligérants s’engagent à épargner les civils des deux côtés de la frontière. La commission a tenu hier une réunion sous la présidence de M. Ali el-Khalil et en présence du chef du gouvernement, M. Sélim Hoss, qui est également chef de la diplomatie. À l’issue des débats, M. el-Khalil a déclaré que «la libération de Jezzine est le résultat naturel de la résistance à l’occupant et de la détermination de notre armée et de notre peuple». «Cette libération a eu lieu sans aucune condition, a-t-il ajouté. Elle a permis de faire échouer les plans...