Dans votre journal du vendredi 14 mai 1999, vous publiez un article signé Leila Raad, professeur à l’UL, qui se plaint des motards qui troublent son sommeil. Je suis d’accord avec elle. Moi-même j’habite Achrafieh, non loin du siège du ministère des Affaires étrangères, et souvent je suis réveillé par les fous du guidon mais aussi par les fous du volant. J’approuve son appel aux forces de l’ordre pour qu’elles sévissent à l’encontre des contrevenants en confisquant leurs engins bruyants. Mais de là à prôner un rétablissement de la décision qui avait été prise par le ministère de l’Intérieur d’interdire la circulation des motos la nuit... J’attire son attention sur le fait que la décision avait été prise et suspendue par les autorités après mûres réflexions, à la suite de plaintes d’universitaires, de livreurs et de camelots – ces derniers qui nous font parvenir le journal aux premières lueurs de l’aube. Moi-même j’avais plaidé à l’époque la cause des motards civilisés et des motos qui ne font pas plus de bruit qu’une voiture familiale. Au début de son article, Mme Raad mentionne les fous du volant aussi. Ce qu’elle ne propose pas, c’est d’interdire la nuit leur moyen de locomotion, la voiture. Cela me ferait sourire de la voir revenir à pieds de son université passé 19h et cela ne devrait sûrement pas lui faire plaisir. Interdire la moto la nuit c’est l’interdire le jour, car il y a une catégorie de motards qui n’a pas d’autres moyens de locomotion. La moto contribue à la solution d’un problème actuellement d’une brûlante actualité. Nos deux roues se garent très facilement et il ne faut pas oublier aussi que c’est le moyen de locomotion le moins cher. Demandons plutôt aux forces de l’ordre de dresser davantage de barrages. Cela devrait nous satisfaire et aider à préserver notre sommeil.
Dans votre journal du vendredi 14 mai 1999, vous publiez un article signé Leila Raad, professeur à l’UL, qui se plaint des motards qui troublent son sommeil. Je suis d’accord avec elle. Moi-même j’habite Achrafieh, non loin du siège du ministère des Affaires étrangères, et souvent je suis réveillé par les fous du guidon mais aussi par les fous du volant. J’approuve son appel aux forces de l’ordre pour qu’elles sévissent à l’encontre des contrevenants en confisquant leurs engins bruyants. Mais de là à prôner un rétablissement de la décision qui avait été prise par le ministère de l’Intérieur d’interdire la circulation des motos la nuit... J’attire son attention sur le fait que la décision avait été prise et suspendue par les autorités après mûres réflexions, à la suite de plaintes...
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