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Actualités - Interviews

Le vice-premier ministre serbe prédit un après-guerre très sombre

Le vice-Premier ministre serbe et chef du Parti radical (ultranationaliste) Vojislav Seselj a prédit au pays des jours «très difficiles» après l’adoption du plan de paix pour le Kosovo, qu’il a jugé «extrêmement défavorable», dans une interview publiée lundi par le quotidien Glas. «La situation sera très difficile. Il y aura des vivres, mais il faudra rationaliser l’approvisionnement, beaucoup de personnes sont restées sans travail et n’auront pas de quoi s’acheter à manger», a déclaré M. Seselj. M. Seselj, qui a voté contre l’adoption du plan jeudi au Parlement de Serbie, estime qu’il aurait fallu continuer à s’opposer à l’Otan. «Nous estimons qu’il fallait tenir jusqu’au bout. L’agression aurait inévitablement cessé un jour. Nous avons payé un prix trop élevé pour renoncer à défendre le Kosovo», a dit M. Seselj. «Le plan est extrêmement défavorable pour la Serbie et les radicaux n’accepteront pas les occupants américains, anglais, allemands et français, pas plus que le retrait total du Kosovo de notre armée et de notre police», a déclaré M. Seselj. Le leader ultranationaliste reproche au plan de «ne pas mentionner que le Kosovo fait partie de la Serbie et de ne pas parler de l’intégrité territoriale» de cette république yougoslave. M. Seselj a affirmé «en vouloir» au Tribunal pénal international (TPI) de ne pas l’inscrire sur la liste des criminels de guerre. Le TPI «met sur la liste ceux qui ont peur (de comparaître à La Haye). Voici des années que j’aspire à y aller, mais cela ne marche pas», a-t-il dit.
Le vice-Premier ministre serbe et chef du Parti radical (ultranationaliste) Vojislav Seselj a prédit au pays des jours «très difficiles» après l’adoption du plan de paix pour le Kosovo, qu’il a jugé «extrêmement défavorable», dans une interview publiée lundi par le quotidien Glas. «La situation sera très difficile. Il y aura des vivres, mais il faudra rationaliser l’approvisionnement, beaucoup de personnes sont restées sans travail et n’auront pas de quoi s’acheter à manger», a déclaré M. Seselj. M. Seselj, qui a voté contre l’adoption du plan jeudi au Parlement de Serbie, estime qu’il aurait fallu continuer à s’opposer à l’Otan. «Nous estimons qu’il fallait tenir jusqu’au bout. L’agression aurait inévitablement cessé un jour. Nous avons payé un prix trop élevé pour renoncer à défendre...