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Actualités - Chronologie

Une finale simple dames de grand cru Graf déjoue le putsch Hingis(photos)

Steffi Graf a déjoué brillamment samedi une tentative de putsch de la jeune prétendante à sa succession, Martina Hingis, pour demeurer la reine incontestée de Roland-Garros. L’Allemande récolte à neuf jours de son trentième anniversaire son sixième titre sur la terre battue d’Auteuil. Seule Chris Evert avait fait mieux avant elle en s’imposant à sept reprises. L’Allemande Steffi Graf, tête de série N°6, a montré de quoi une très grande championne était capable en remportant les Internationaux de France 4-6, 7-5, 6-2. Avant de dominer la N°1 mondiale en 2h 24min, Graf avait éliminé les Américaines Lindsay Davenport, N°2, en quart de finale, et Monica Seles, N°3, en demi-finale. Une première dans les annales. Et il eut été difficile, pour celle qui fut «reine» pendant 377 semaines, de rendre son retour plus éclatant. En dépit des sifflets, Hingis est aussi une grande championne. Mais Paris semble un endroit maudit pour elle depuis sa défaite en finale en 1997. Un jeu passionnel Elle y aura en tout cas versé d’abondantes larmes après avoir laissé échapper le seul tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès. Rendue nerveuse par l’importance de l’enjeu, le retard dû à la pluie et les six défaites encaissées en huit rencontres face à Graf, elle n’en prit pas moins un excellent départ (2-0). Revenue à 2-2, l’Allemande devait céder encore deux fois son service en ne prenant qu’une seule fois le sien. On ne comptait plus les coups droits trop longs de Graf et ses revers slicés trop bas. Mais quand tout cela passait, Hingis n’était guère à l’aise derrière sa ligne de fond. Aussi monta-t-elle souvent au filet (30 fois pour y marquer 14 points) quand elle ne pilonna pas systématiquement le revers réputé faible de son adversaire. Si le premier set, hâché par cinq breaks, avait été serré, le deuxième, marqué également par cinq échanges de service, atteignit un haut degré passionnel. Il y eut notamment, au troisième jeu, une balle longuement contestée par Hingis, qui fit appel au juge-arbitre sous les huées. Et, en raison de son comportement récalcitrant, lui valut un point de pénalité. Puis, quand la Suissesse réussit le break pour mener 5-4, nombreux furent ceux qui pensèrent que la messe était dite. C’était mal connaître la solidité et l’expérience de Graf qui, soutenue par un public tout acquis à sa cause, refit son handicap avant de réussir un jeu blanc et égaliser à un set partout. Le troisième commença de façon si catastrophique pour Hingis qu’elle se trouva menée 3-0. Sa belle précision s’était enrayée et elle commit 15 fautes directes dans cette manche, contre 4 pour Graf. Après avoir laissé passer une première balle de match, Graf conclut avec la septième de ses amorties gagnantes. «Je me sens française», a proclamé Steffi Graf, au comble du bonheur.
Steffi Graf a déjoué brillamment samedi une tentative de putsch de la jeune prétendante à sa succession, Martina Hingis, pour demeurer la reine incontestée de Roland-Garros. L’Allemande récolte à neuf jours de son trentième anniversaire son sixième titre sur la terre battue d’Auteuil. Seule Chris Evert avait fait mieux avant elle en s’imposant à sept reprises. L’Allemande Steffi Graf, tête de série N°6, a montré de quoi une très grande championne était capable en remportant les Internationaux de France 4-6, 7-5, 6-2. Avant de dominer la N°1 mondiale en 2h 24min, Graf avait éliminé les Américaines Lindsay Davenport, N°2, en quart de finale, et Monica Seles, N°3, en demi-finale. Une première dans les annales. Et il eut été difficile, pour celle qui fut «reine» pendant 377 semaines, de rendre son retour...