Le printemps, c’est le purgatoire pour les asthmatiques. Car les pollens sont partout. Ils s’échappent des fleurs, des arbres, des plantes, de l’herbe. La période de pollinisation débute en mars-avril pour s’achever en septembre et représente un grand risque pour les personnes souffrant d’asthme dû aux pollens. Un banal rhume des foins Tout commence par un banal rhume des foins, mais très souvent il évolue en crise d’asthme amplifiée. Certains sujets vont tout de suite faire des crises sans que les manifestations de rhume des foins n’apparaissent. Pour savoir si la personne asthmatique est allergique au pollen, il faut observer les crises pour connaître si elles apparaissent systématiquement au printemps ou encore si elles s’aggravent durant cette saison. Des tests de sensibilisation faits par l’allergologue confirmeront l’allergie. Si le diagnostic «d’asthme pollinique» est prouvé, le sujet sera soigné avec des corticoïdes, pour réduire l’inflammation des bronches (par des inhalations) et une dilatation bronchique pour soulager la sensation d’étouffement éprouvée durant les crises. Les antihistaminiques luttent de leur côté contre la réaction allergique au niveau du nez et des yeux. Traitement préventif et désensibilisation Même s’il est fidèlement et scrupuleusement suivi, un traitement préventif à base de corticoïdes et d’antihistaminiques n’est pas toujours suffisant. Confrontés aux pollens, certains asthmatiques réagissent de manière spectaculaire. En cas de crise aiguë, des corticoïdes seront nécessaires quelques jours durant. Lorsque les médicaments s’avèrent inopérants et que la personne finit par être sérieusement handicapée par son asthme pollinique dans sa vie quotidienne, on envisage la désensibilisation. Le traitement commence toujours en dehors de la saison de pollinisation et une fois que le facteur allergène est démasqué. Il consiste en une série d’injections qui dure, au rythme d’une par semaine, trois à quatre années de suite. Les allergies croisées Il existe entre des aliments et certains pollens des allergies croisées nombreuses auxquelles, par ignorance ou négligence, on ne prête pas attention. Le pollen du bouleau avec les pommes et les cerises en est une. Les graminées, surtout les céréales (blé, orge, maïs), les herbes des prairies ou la canne à sucre. Peu connues, ces allergies croisées sont difficiles à dépister et bien longues à soigner. Elles constituent de véritables casse-tête autant pour les allergologues que pour les allergiques. Sans oublier toutes les nouvelles substances qui s’ajoutent sans cesse dans la vie quotidienne actuelle.
Le printemps, c’est le purgatoire pour les asthmatiques. Car les pollens sont partout. Ils s’échappent des fleurs, des arbres, des plantes, de l’herbe. La période de pollinisation débute en mars-avril pour s’achever en septembre et représente un grand risque pour les personnes souffrant d’asthme dû aux pollens. Un banal rhume des foins Tout commence par un banal rhume des foins, mais très souvent il évolue en crise d’asthme amplifiée. Certains sujets vont tout de suite faire des crises sans que les manifestations de rhume des foins n’apparaissent. Pour savoir si la personne asthmatique est allergique au pollen, il faut observer les crises pour connaître si elles apparaissent systématiquement au printemps ou encore si elles s’aggravent durant cette saison. Des tests de sensibilisation faits par l’allergologue...
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