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Actualités - Conferences Internationales

Tuéni : le Liban, patrie du risque perpétuel(photo)

Voici de larges extraits de l’intervention de l’ancien ministre Ghassan Tuéni : «En choisissant le risque pour thème du colloque que vous tenez au Liban, patrie – s’il en est – du risque perpétuel, vous vous exposez à un risque de plus : celui d’être séduits par l’aventure merveilleuse de la connaissance de soi-même dans un pays qui ne cesse de chercher à éprouver ses limites et à les dépasser. Une connaissance qui lui est, souvent, interdite… «Au Liban, plus que partout ailleurs, au commencement du risque était l’amalgame entre géographie et histoire. «Terre aimée des dieux (Pline Le Jeune dixit), le Liban se trouve situé au point de suture de trois continents, au carrefour de toutes les routes du monde, ancien et moderne, au point de rencontre entre le Nord et le Sud, la Méditerranée et le désert… «Dessiné successivement, sur “une géographie torturée”, le Grand Liban, devenu République indépendante, représentait, à chaque étape de son devenir, l’acceptation de risques majeurs. «Quatre paris ont marqué le Liban souverain, qui sont devenus, tous, source de risque : 1. une politique centrée sur l’équilibre démographique des communautés, hérité des anciens et traduit plus tard en Pacte national; 2. la démocratie parlementaire et les droits de l’homme; 3. une économie fondée sur la libre entreprise et l’ouverture au marché mondial; 4. une éducation pluraliste, où le secteur privé sans cesse florissant et à tous les niveaux côtoie un secteur public en plein essor, et où l’enseignement du français et de l’anglais viendra toujours compléter celui de l’arabe. «Ces paris ne prennent leur sens que par opposition aux pratiques –entendre, aux risques représentés par les États dits frères : militaristes et adeptes du parti unique, autarciques puis dirigistes en économie, arabisants à outrance dans le domaine éducatif. «Juger les risques pris par les Libanais – , c’est comparer les résultats des deux systèmes. Tous sont en faveur du modèle libanais. La politique économique du Liban permit le développement du secteur tertiaire et, le boom pétrolier aidant, une indéniable prospérité. La classe moyenne se trouvait étendue et confortée dans son aisance. Elle en vint à constituer, avec le temps, les fondements socio-économiques de la démocratie et la garantie de sa survie. Une vie politique intense, face au désert politique qui nous entourait, transformait le Liban en agora, en place du marché de toutes les idéologies de la région. Etant les seuls à bénéficier d’élections relativement libres, périodiques et quasi normales, nous devenions, sans le vouloir, le pôle d’attraction de toutes les oppositions arabes. Le rétrécissement des libertés dans le monde arabe donne, du coup, à la presse de Beyrouth une dimension régionale toujours grandissante. «Le bilan “globalement positif” de l’expérience libanaise, et qui nous permet d’être ici maintenant, ne doit pas nous faire oublier les ombres au tableau : confessionnalisme, corruption, népotisme et j’en passe… Le Liban s’était, avant les guerres de 1975, englué dans une situation doublement explosive : l’absence d’une politique vigoureuse orientée vers l’avenir et la modernité, puis, cette “hospitalité” excessive qu’il offrit à tous les conflits du Moyen-Orient, aux aspirations des uns et aux convoitises des autres, toutes périlleuses et grosses de risques. «À tout cela vint s’ajouter un risque majeur, pris en 1948 : celui d’admettre une installation massive des réfugiés palestiniens chassés par l’État d’Israël, lors de sa création, et depuis établis en camps qui accueillaient, au fur et à mesure des guerres d’Israël, d’autres vagues de réfugiés. Bientôt armés, et jouissant d’une certaine extraterritorialité, les camps palestiniens devinrent la “patrie” d’une diaspora en révolte. Une révolte qui dégénéra bientôt en guerre. Une guerre menée contre le Liban, faute de pouvoir être menée contre Israël. «Sans entrer dans le dédale de cette “guerre pour les autres” qui nous consuma plus de quinze années, et dont le déroulement n’est, hélas! que trop connu, voyons plutôt quelles en furent les conséquences et que faisons-nous, qu’avons-nous fait, pour surmonter leurs risques». « De l’État et du pouvoir » «Pendant près de vingt années, le pouvoir, qui détenait la légitimité constitutionnelle, perdait progressivement non seulement son autorité, mais sa souveraineté aussi. Tandis que ceux qui menaçaient ce pouvoir et s’étaient partagé le territoire et la souveraineté n’avaient – au mieux – que la légitimité de leurs aspirations, de leurs rêves, pour ne pas dire de leurs folies et, plus souvent, de leurs trahisons ! Tout se détruisait : jusqu’aux structures administratives et celles, plus graves, de l’armée et des forces de sécurité, c’est-à-dire précisément de l’instrument qui aurait dû empêcher toute destruction et que l’on a enfin reconstitué aujourd’hui, avec peine et à très fort prix. «On a, depuis, reconstitué l’État. Doté d’une nouvelle Constitution, il fonctionne depuis déjà neuf longues années. Mais à peine, par risque après risque. Je vous fais grâce du prix payé pour la “mise en place” constitutionnelle, avec un manque surprenant de culture démocratique. Face aux risques issus de la désintégration, nous avions installé, physiquement installé, d’autres risques, non moins graves : un déséquilibre des pouvoirs qui obligeait à recourir à l’arbitrage presque constant de l’étranger, sans parler de l’insertion des Seigneurs de la guerre recyclés pour l’occasion en apôtres de la paix, et à quels prix ? Mais passons. «Comme toutes les démocraties d’après-guerre, la démocratie libanaise, déjà tellement maquillée, ne peut fonctionner, à défaut de partis politiques, sans nouvelles coalitions faisant fonction de partis. Or, nous savons que les coalitions, tout comme les partis, ne s’inventent pas, ni ne se construisent artificiellement. «Alors il est urgent, aujourd’hui plus que jamais, de repenser l’être-ensemble, c’est-à-dire le levain de l’union nationale. Mais ne mélangeons pas : nous ne parlons pas ici d’unanimité, parce qu’il est évident que la recherche de l’unanimité, sous le couvert d’une quelconque unité nationale, peut devenir, en soi, une “mise en péril” de la démocratie. «Dans une société démocratique, ou qui se veut ainsi, surtout dans une société essentiellement plurielle, la recherche désespérée de l’unanimité, élevée au rang d’idéal, peut n’être, en réalité, qu’un alibi pour transformer la démocratie parlementaire en démocratie dite “populaire”, à la manière, disons “roumaine” ! À savoir : la construction, autour du parti au pouvoir, d’un “Front national” où se groupent des partis mineurs – ou destinés à le devenir – donc des partis résiduels. Avec quelques personnalités respectables, en tout cas “respectueuses”, mais tout à fait insignifiantes sur le plan de l’efficacité politique et populaire. «Gare donc au risque de la démocratie monolithique où le “Front national”, c’est-à-dire le pouvoir exécutif, désignera aux prochaines élections législatives ses candidats, uniques ou presque, alors élus d’office à la faveur de quelque loi électorale découpée “sur mesure” !». « De l’économie et sa reconstruction » «La guerre terminée, son risque résorbé, sinon totalement surmonté, c’est la violence économique qui la perpétua, autant que la violence sociale. «Je pense à la naissance d’une “économie de racket” que pratiquaient les milices et leurs protecteurs, transformés en véritables mafias, qui pillaient les citoyens, les richesses nationales et ce qui restait des revenus de l’État, exhibant les signes agressifs et obscènes de leur enrichissement illicite à travers des “fonctions” qui leur furent consenties comme “butins de paix”… «Sans vouloir vous entraîner dans les dédales des débats économico-financiers – maintenant en cours – il nous faut préciser qu’à la politique d’opulence – donc d’emprunts excessifs – pratiquée pour pallier les effets de la guerre, il n’était pas aisé de substituer une économie d’austérité, et s’en sortir sans frais. «Les risques dans ce domaine furent énormes et le sont encore. Ce qu’il faut surtout éviter, c’est les effets sociaux de la parcimonie de l’État. Plus encore, il ne faut pas mettre en péril un certain essor, le climat de confiance qui seul entretiendra le progrès. L’engagement inconditionnel dans la modernisation devra préserver la doctrine – j’allais dire la religion – du libéralisme, garant de la pérennité du Liban libre. Seul le libéralisme peut continuer à amener les Libanais et leurs amis à investir, et à s’investir dans l’avenir économique, quelque périlleux qu’il soit. Les risques encore, face à un acte de foi s’il en est». « De l’homme et son destin » «Asservi par la haine, soumis aux dogmatismes souvent infantiles, qui imposaient le rejet de l’autre et empêchaient dialogues et ouvertures, le Liban était devenu, pendant vingt longues années, un collage de communautés disparates, une mosaïque de ghettos séparés par des frontières invisibles, sans cesse démultipliées, souvent sanguinaires. «Ce sont ces murs de la terreur qu’il nous fallait abattre pour que les Libanais ne meurent pas d’asphyxie morale, quand ils ne mourraient pas assassinés. Il fallait donc sauver l’intégrité physique et morale de l’Homme, tout en sauvant l’intégrité de la patrie. En termes clairs : préserver, malgré les risques, l’unité du Liban, donc la continuité et la raison d’être de l’entité libanaise avant qu’elles ne soient définitivement mises en péril. «Le risque, ô combien multiple, était énorme. En fait, chaque solution produisait, une fois tentée, un risque nouveau. Ce qui ne nous a pas empêchés de les assumer l’un après l’autre. «Ici s’impose une note d’optimisme, donc de confiance, vraie, réelle, palpable. «Le salut des Libanais, de l’Homme, se fait déjà par la course à l’excellence dans tous les domaines, et avec succès. Citons l’explosion de la population universitaire, surtout féminine, et dans les milieux les plus démunis. La création littéraire, artistique, théâtrale et cinématographique, mais aussi la recherche scientifique, comme en témoigne l’énorme curiosité suscitée par l’ordinateur et le multimédia, notamment l’Internet et ses autoroutes d’information. Et puis n’oublions pas les chiffres records de l’édition : livres, revues, journaux dont les pages se multiplient et se diversifient malgré la concurrence de l’audiovisuel. «Signe des temps : le Liban, loin de perdre, avec les guerres, sa vocation francophone, vieille de plusieurs siècles, devient chaque jour davantage l’apôtre d’un choix du français par “amour de la langue”... «Attendre qu’un miracle apporte la paix au Liban ne pouvait qu’être une entreprise risquée. Complaisamment, elle a ouvert la voie aux risques venus de l’étranger. «Le commun des Libanais inversait le “mythe du complot”, en vertu duquel la destruction du Liban était l’œuvre préméditée de puissances quasiment surnaturelles. Les Libanais s’étaient persuadés qu’il appartenait à ces mêmes surpuissances de garantir notre salut. De façonner pour nous notre propre paix, de reconstruire pour nous un Liban meilleur : Cité, État, société et citoyen tout à la fois. D’où la question que se posent, et vous posent, chaque jour, les uns et les autres : le Liban est-il enfin “autorisé à revivre”? «Il faut bien en convenir : malgré un indépendantisme séculaire, les Libanais ont été tellement brimés par les occupations successives, toutes prétendant les libérer les unes des autres, qu’ils ont fini par ne fonctionner qu’en vertu de quelque Sublime-Porte qui, tout en limitant leur souveraineté, leur servirait de recours, arbitrant leurs conflits et dispensant une justice – plutôt une injustice – supranationale. Ainsi étaient regardés les Ottomans, que l’on haïssait quand même. Puis, vinrent les hauts-commissaires du Mandat français. Plus tard, la “Sublime-Porte” deviendra même britannique, américaine puis russe – l’espoir révolutionnaire aidant! Tantôt palestinienne, tantôt israélienne – un moment d’égarement... la “Sublime-Porte» est maintenant syrienne, tantôt pour les uns, tantôt pour les autres... «Oui, c’est ainsi que les Libanais d’aujourd’hui, mais surtout ceux de demain, briseraient l’étau d’une guerre perpétuelle, continuant celles où se confondaient les Libanais et les “autres”. «Les “autres”? «Oui, tous les autres qui s’étaient installés chez nous, en nous, à l’intérieur des murailles de la Cité, et dont les mythes continuent d’habiter nos esprits et nos cœurs. «Nous sommes ici réunis à un moment crucial où se pose précisément, et d’une manière dramatique, la question des négociations de paix avec Israël. Cette question, dont dépendra le cours de notre existence, met à nu notre faiblesse, et notre force. «Devenu, par un cumul de circonstances – mais aussi d’erreurs stratégiques – le seul théâtre de la confrontation armée israélo-arabe, le Liban est à la fois le plus pressé de voir s’instaurer la paix et son territoire libéré, et le moins libre de s’engager sur cette voie, tant les risques sont énormes. «Commençons très candidement par dire que pour nous, la “présence syrienne”, aussi pesante soit-elle, est tout autre que l’occupation israélienne à laquelle les Libanais résistent et ont résisté, mieux et plus, que tout autre peuple arabe. «Cela ne devrait cependant pas nous amener à commettre l’erreur, déjà une fois fatale, d’une négociation en solo. Mais la nécessité de coordonner nos efforts avec la Syrie-sœur ne doit aucunement occulter nos droits. «Bien loin de nous l’idée de nier les réalités dites géopolotiques. Il est évident et bien établi qu’on ne peut pas gouverner le Liban contre la Syrie. Mais est-ce là une raison pour ne gouverner le Liban qu’avec la Syrie? Mieux encore – ou pire : par la Syrie? «Car désormais, avec la dissolution des milices et leur désarmement, avec la réunification d’une armée nationale militairement et politiquement crédible, il n’y a plus de péril intérieur nécessitant une présence syrienne active, militaire et surtout politique. Quant au péril israélien, ce n’est pas le redéploiement syrien qui le provoquerait, ni les troupes syriennes qui l’empêchent. Il demeure, avec ou sans Syriens, le danger principal pour le Liban, tant par son expansionnisme naturel que par son idéologie sioniste. Un péril que de grands Libanais – des chrétiens en particulier – avaient perçu, et contre lequel ils nous avaient mis en garde dès les années 1920. «De fait, la présence syrienne, telle qu’elle s’incarne depuis bientôt un quart de siècle, aboutit à étouffer toute autonomie d’action libanaise. Si elle venait à perdurer, elle achèverait de vider les institutions de leur substance vive et de saper les fondements mêms de notre souveraineté. «Plus encore : telle qu’elle s’exerce aujourd’hui, cette présence empêche le Liban d’aller librement de l’avant dans ses rapports avec la Syrie, de lui apporter ce qu’il a de meilleur dans sa culture, dans sa société, dans son économie ; elle entrave la véritable coopération qui devrait se faire dans le respect des pouvoirs libanais. En parlant d’une “carte libanaise” que détiendrait la Syrie dans les négociations de paix, on ne fait qu’aliéner le droit du Liban à son “autodétermination”, c’est-à-dire à sa pleine souveraineté. «Or, le Liban n’est pas une “carte de jeu” stratégique ; il devrait être un partenaire à part entière dans toute négociation. Le Liban n’est pas un pays subalterne dont les dirigeants apprendraient leur politique par voie d’information. Bien au contraire, le Liban veut être avec la Syrie à la table des négociations ; côte à côte, et d’accord avec la Syrie. Mais le Liban ne veut pas être sur la table des négociations. En d’autres termes, nous voulons – ardemment – être invités, le moment venu, au festin de la paix, mais pas figurer au menu! «Alors, pour sortir de l’impasse – donc, pour faire face au risque en le dépassant –, il faudrait repenser les relations syro-libanaises dans le cadre d’une politique d’ouverture arabe qui reconnaîtrait aux centres de pouvoir libanais tous leurs droits et leur pleine dimension. «Cette “politique d’ouverture arabe” devrait permettre, sans complexes, d’aller de l’avant vers des projets de coopération, voire de complémentarité, non seulement en politique mais aussi et surtout dans les vastes domaines financier, économique et culturel. À la manière du monde moderne : Europe, Amérique et ailleurs. «Le moment est venu pour nous de tirer quelques conclusions… «Le Liban, “Société à risques multiples”, a pu vraiment, comme nous avons voulu le montrer, affronter risques d’histoire, de géographie, de guerres, de destructions : Cité, société, culture, économie, État et j’en passe. Mais en ce faisant, le Liban ne reprend-il pas aujourd’hui les mêmes risques? Et comment les surmonter? «Une première réponse s’impose : «Oui, le Liban doit, donc peut faire face à ces risques. Sinon il n’existerait plus. «Or, comment peut-il ne pas exister? «À ceux qui disent que le Liban a déjà été défait, et qu’il est impossible de le refaire, ce triple message : 1. Ne pas refaire le Liban, c’est défaire la carte du Moyen-Orient : sa carte politique, démographique, économique, enfin, la carte des civilisations qui ne peuvent se développer qu’ensemble, dans la paix et la liberté. 2. Ne pas refaire le Liban, c’est “exporter” la menace d’éclatement dans les pays qui l’entourent, et permettre ainsi que se perpétue, s’étende et s’amplifie un foyer de violences, qu’alimenteront une pauvreté désespérante et les enrichissements les plus criminels. 3. Ne pas refaire le Liban, c’est renoncer définitivement au seul lieu géographique où la rencontre entre islam et chrétienté peut encore se poursuivre concrètement dans un équilibre politique et social – avant que ne nous engloutissent les divers intégrismes religieux et que ne nous étouffent les ghettos ethniques… «Pour les Libanais, y compris ceux qui émigrent, par nécessité, par lassitude ou par ambition, la patrie est un “impératif catégorique”. Ils savent que personne ne refera un Liban pour les Libanais, sinon les Libanais eux-mêmes. Dans les tréfonds de l’âme libanaise, se trouve cette “résilience”, cette volonté de faire survivre une patrie qu’ils savent être, comme le disait Jean-Paul II : “Plus qu’un pays, un message”. «De plus, cet autre acte de foi que projette une longue histoire : si même le Liban était désinventé, et si soudain il n’était plus, les Libanais seront toujours là pour le réinventer. Les Libanais de tous bords et de toutes confessions».
Voici de larges extraits de l’intervention de l’ancien ministre Ghassan Tuéni : «En choisissant le risque pour thème du colloque que vous tenez au Liban, patrie – s’il en est – du risque perpétuel, vous vous exposez à un risque de plus : celui d’être séduits par l’aventure merveilleuse de la connaissance de soi-même dans un pays qui ne cesse de chercher à éprouver ses limites et à les dépasser. Une connaissance qui lui est, souvent, interdite… «Au Liban, plus que partout ailleurs, au commencement du risque était l’amalgame entre géographie et histoire. «Terre aimée des dieux (Pline Le Jeune dixit), le Liban se trouve situé au point de suture de trois continents, au carrefour de toutes les routes du monde, ancien et moderne, au point de rencontre entre le Nord et le Sud, la Méditerranée et le...