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Actualités - Chronologie

Rencontre entre militaires alliés et yougoslaves aujourd'hui

Les militaires yougoslaves ont appelé hier au téléphone le chef d’opération du quartier général des forces alliées en Europe, à Mons, en Belgique, pour évoquer le début de mise en œuvre d’un plan de paix. «Heureusement, les Yougoslaves ont gardé nos numéros de téléphone et de fax», a précisé hier un diplomate, en indiquant que plusieurs échanges, via ces moyens, étaient intervenus depuis jeudi soir. Les militaires yougoslaves, à qui il est revenu l’initiative d’appeler l’Otan, voulaient savoir comment concrètement procéder après l’acceptation par le président yougoslave Slobodan Milosevic des conditions posées par l’Alliance pour un arrêt de la guerre. Les Alliés vont mettre au point un «accord militaire technique» qui sera ensuite signé ce week-end en Yougoslavie ou dans un pays tiers entre les responsables militaires yougoslaves – certaines sources à Bruxelles parlent du chef d’état-major de l’armée yougoslave – et des responsables militaires de l’Otan. En effet, des militaires de l’Otan rencontreront samedi à la frontière entre la Macédoine et la Yougoslavie des représentants de Belgrade pour discuter des modalités d’un retrait yougoslave du Kosovo, ouvrant la voie à la possibilité d’une pause des raids dimanche ou lundi, selon des diplomates. La délégation militaire de l’Otan sera dirigée par le général britannique Michael Jackson, patron de l’état-major du Corps de réaction rapide de l’Alliance et chef désigné d’une future force de paix pour le Kosovo (Kfor). Elle comprendra également des officiers finlandais, russes et américains, a précisé un diplomate. Au cours de cette rencontre, «l’Otan présentera aux militaires yougoslaves ses conditions pour un retrait total des forces yougoslaves du Kosovo». L’Alliance doit notamment dire aux militaires yougoslaves les routes et les points de sortie qu’ils devront emprunter pour quitter la province serbe, y compris, au début, pendant la poursuite de la campagne aérienne, a indiqué un diplomate. Une fois un accord conclu avec les forces yougoslaves, le texte devra être entériné par le Conseil permanent de l’Otan, peut-être samedi soir, voire plutôt dimanche. Une pause des bombardements alliés, menés depuis le 24 mars en Yougoslavie, pourrait ensuite intervenir, dimanche soir ou lundi matin, selon les mêmes sources. Il faut au préalable, ont-elles souligné, que les forces yougoslaves aient entamé leur retrait et que l’Otan puisse le vérifier avec ses moyens aériens (avions et satellites). Il n’est pas prévu que l’Alliance envoie au Kosovo des troupes pour vérifier ce début de retrait. L’arrivée des premiers éléments de la Kfor ne se fera qu’après le vote d’une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu, selon un diplomate. Les pays de l’Otan et la Russie «sont très proches» d’un accord sur un projet de résolution, selon des diplomates. Un accord formel à ce sujet est attendu dimanche lors d’une réunion ministérielle du G8 (pays les plus industrialisés et la Russie). Il pourrait être soumis dans la foulée au Conseil de sécurité pour une adoption formelle lundi ou mardi, ont estimé des diplomates à Bruxelles. Dans ce scénario, une pause des raids interviendrait «avant» l’adoption d’une résolution. Il est impossible que la Russie, qui réclame régulièrement l’arrêt des bombardements, se joigne à une telle résolution alors que la campagne aérienne n’a pas été interrompue au préalable, a précisé un diplomate. La Kfor, qui sera dirigée par le général Jackson, doit comprendre quelque 50 000 hommes, dont 16 000 ont déjà été déployés en Macédoine. Environ 11 000 hommes ont par ailleurs été envoyés en Albanie pour une mission principalement humanitaire et ils pourraient se fondre à l’avenir dans les effectifs de la Kfor. La force, à laquelle doivent participer des Russes, sera répartie, selon un projet de l’Otan, dans «cinq zones», dirigées, sur le modèle de la Bosnie, par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Italie. Pour la Kfor, qui agira au Kosovo en vertu d’un mandat de l’Onu, la Grande-Bretagne a notamment mis à la disposition de l’Otan 13 000 hommes, les États-Unis environ 7 000, la France 6 000, l’Allemagne 6 000, l’Italie 2 000, l’Espagne 1 200, la Belgique 1 100, la Grèce un millier, la Norvège 8 à 900 hommes, la Pologne 800, le Canada au moins 800, les Pays-Bas 700, le Danemark 700 et la Hongrie 120 à 150 militaires. Parmi les pays non membres de l’Otan, la Finlande a promis 800 hommes, l’Ukraine «plusieurs centaines», la Roumanie 250, la Bulgarie plusieurs dizaines et la Lituanie 30.
Les militaires yougoslaves ont appelé hier au téléphone le chef d’opération du quartier général des forces alliées en Europe, à Mons, en Belgique, pour évoquer le début de mise en œuvre d’un plan de paix. «Heureusement, les Yougoslaves ont gardé nos numéros de téléphone et de fax», a précisé hier un diplomate, en indiquant que plusieurs échanges, via ces moyens, étaient intervenus depuis jeudi soir. Les militaires yougoslaves, à qui il est revenu l’initiative d’appeler l’Otan, voulaient savoir comment concrètement procéder après l’acceptation par le président yougoslave Slobodan Milosevic des conditions posées par l’Alliance pour un arrêt de la guerre. Les Alliés vont mettre au point un «accord militaire technique» qui sera ensuite signé ce week-end en Yougoslavie ou dans un pays tiers entre...