Le Français Laurent Jalabert (Once), à la faveur de ses trois victoires d’étapes et de sa quatrième place au classement général final du Tour d’Italie, a détrôné l’Italien Michele Bartoli (Mapei) de la tête du classement mondial de l’Union cycliste internationale (UCI), publié mardi. Jalabert, 30 ans, deuxième au début de la saison derrière Bartoli, 29 ans, avait chuté à la sixième place au mois d’avril. Le coureur français avait occupé la position de numéro un mondial de 1995 à 1998. Hormis un court intérim du Suisse Alex Zulle, 31 ans, actuel 113e, il avait été dépossédé de ce titre par son rival italien au milieu de la saison dernière. Marco Pantani (Mercatone Uno) a régressé de la troisième à la sixième place, malgré ses succès d’étapes dans le Giro avant qu’il n’en soit exclu pour un taux d’hématocrite supérieur aux 50 % admis par l’UCI, à deux jours de l’arrivée et alors que la victoire finale lui était promise. L’Italien Davide Rebellin (Polti) remonte de la sixième à la quatrième place, précédé par le Néerlandais Michael Boogerd (Rabobank). Loin des leaders, la remontée la plus spectaculaire est à mettre au crédit de l’Italien Ivan Gotti (Polti), 30 ans, vainqueur du Giro, qui remonte de la 398e à la 42e place. Le quatrième du Tour d’Italie, Gilberto Simoni (Mercatone Uno), 28 ans, fait lui aussi un sensible bond en avant en passant de la 128e à la 37e place. Classement individuel (au 8 juin) : 1. Laurent Jalabert (Fra) 2 788 pts 2. Michele Bartoli (Ita) 2 249 3. Michael Boogerd (P-B) 2 100,5 4. Davide Rebellin (Ita) 2 039 5. Abraham Olano (Esp) 1 923 6. Marco Pantani (Ita) 1 627 7. Frank Vandenbroucke (Bel) 1 625 8. Andrea Tafi (Ita) 1 589 9. Oscar Camenzind (Sui) 1 463 10. Peter Van Petegem (Bel) 1 325,5 11. Fernando Escartin (Esp) 1 287 12. Jeroen Blijlievens (P-B) 1 263 13. Leon Van Bon (P-B) 1 218 14. Wladimir Belli (Ita) 1 213 15. Lance Armstrong (USA) 1 201 16. Jan Ulrich (All) 1 200 17. Jose Maria Jimenez (Esp) 1 190 18. Marcus Zberg (Sui) 1 171 19. Beat Zberg (Sui) 1 147 20. Andrei Tchmil (Bel) 1 141. L’Italien Marco Pantani, exclu du Tour d’Italie cycliste samedi après qu’un contrôle sanguin eut révélé un taux d’hématocrites trop élevé, devrait sortir de son isolement mercredi lors d’une conférence de presse, a annoncé mardi la Gazzetta dello sport. «Il Pirata», cloîtré dans sa villa des environs de Cesenatico depuis son retour du Giro samedi après-midi, s’est refusé à tout contact avec les journalistes et ses supporteurs, préférant garder le silence le plus total. Il avait passé la soirée et la journée de dimanche en compagnie de ses parents et de ses plus proches amis dont sa fiancée Cristina, qui avaient établi un épais rideau de fumée autour de lui. Déçu, amer à la suite de son exclusion alors qu’une deuxième victoire consécutive dans le Giro lui était acquise, Pantani avait laissé entendre dans un premier temps qu’il pourrait renoncer à la compétition et mettre ainsi un terme à sa carrière. «Je suis revenu après deux graves accidents, mais à présent, moralement je crois que nous avons atteint le fond», avait-il dit samedi à la sortie de son hôtel, avant de s’engouffrer dans la voiture de Giuseppe Martinelli, le directeur sportif de son équipe Mercatone Uno, pour rentrer chez lui. Felice Gimondi, triple vainqueur du Giro (1967, 69, 76) et vainqueur du Tour de France en 1965, l’a exhorté mardi à continuer et à s’aligner au départ de la Grande Boucle, qui ne figurait pourtant pas sur ses tablettes cette saison. «Il est certain qu’il a eu une réaction de refus sur le moment, mais à présent il aura bien réfléchi et comme c’est un homme de caractère, je pense qu’il continuera à courir», a estimé Gimondi. Giuseppe Martinelli a également encouragé son leader à poursuivre sa carrière et à participer au Tour de France, qu’il a remporté en 1998. Rien ne s’oppose à la présence de Virenque sur le Tour de France Le juge d’instruction lillois Patrick Keil, en charge de l’affaire Festina, a estimé que rien ne s’opposait à la présence du Français Richard Virenque au prochain Tour de France cycliste, dans un entretien publié mardi par le quotidien régional français l’Est Républicain. «Rien ne s’y oppose dans la mesure où il n’a jamais passé d’aveux et où le procès de l’affaire pour laquelle il a été mis en examen n’aura pas lieu avant plusieurs mois», a précisé le juge. «Richard Virenque a été mis en examen parce que les expertises ont établi qu’il avait pris de l’EPO. Mais tant qu’il n’aura pas été condamné définitivement par un tribunal, M. Virenque doit bénéficier de la présomption d’innocence», a-t-il ajouté. Interrogé sur la possibilité des instances disciplinaires du monde cycliste d’empêcher la participation de Richard Virenque, le juge estime qu’«elles risquent de se heurter au même problème, la présomption d’innocence. Elles prendraient un gros risque, dans la mesure où Richard Virenque peut très bien bénéficier d’une relaxe. L’intéressé pourrait alors se retourner contre les instances sportives», a-t-il indiqué. Patrick Keil, saisi de l’affaire en juillet 1998, a révélé par ailleurs que le dossier serait bouclé «avant la fin du mois, dans quelques jours précisément. Avant le début du Tour», a-t-il ajouté.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Français Laurent Jalabert (Once), à la faveur de ses trois victoires d’étapes et de sa quatrième place au classement général final du Tour d’Italie, a détrôné l’Italien Michele Bartoli (Mapei) de la tête du classement mondial de l’Union cycliste internationale (UCI), publié mardi. Jalabert, 30 ans, deuxième au début de la saison derrière Bartoli, 29 ans, avait chuté à la sixième place au mois d’avril. Le coureur français avait occupé la position de numéro un mondial de 1995 à 1998. Hormis un court intérim du Suisse Alex Zulle, 31 ans, actuel 113e, il avait été dépossédé de ce titre par son rival italien au milieu de la saison dernière. Marco Pantani (Mercatone Uno) a régressé de la troisième à la sixième place, malgré ses succès d’étapes dans le Giro avant qu’il n’en soit exclu pour...