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Actualités - Chronologie

Les films à la télé Des oscars comme s'il en pleuvait (photos)

Voulez-vous parfaire votre éducation cinématographique en ce qui concerne les Oscars? Cette semaine vous apportera des réponses à certaines questions que vous vous posiez, peut-être? Qui remporta l’Oscar de la meilleure actrice de second plan en 1969? Réponse : Goldie Hawn dans Cactus Flower de Gene Sacks. Fleur de cactus, la pièce de Barillet et Gredy, créée à Paris avec Sophie Desmarets, eut un immense succès. Elle fut montée à New York avec Lauren Bacall, à Londres avec Margaret Leighton. Le cinéma américain s’en empara tout naturellement et c’est une autre grande comédienne, Ingrid Bergman, qui reprit le rôle écrit pour l’étourdissante Sophie Desmarets. Or, Fleur de cactus, comme toutes les pièces de Barillet et Gredy, se distingue des mécanismes habituels du théâtre de boulevard par de fines études de caractères. Le comique des situations se renforce de détails psychologiques. Gene Saks qui cherchait, évidemment, à retrouver le succès de la pièce, l’a – sans trop se préoccuper de «faire cinéma» – enregistrée avec fidélité. La transposition aux États-Unis en a fait une «comédie américaine» tout en gardant les caractères des personnages. Ingrid Bergman, spécialiste des rôles dramatiques, se retrouve ici un peu comme jadis Greta Garbo dans Ninotchka abordant la fantaisie. Elle exprime avec charme, talent, ironie, la transformation de la rogue assistante-secrétaire en femme coquette et séduisante. À côté d’elle, le grand Walter Matthau et Goldie Hawn (qui fut la révélation du film) sont excellents. Diffusion lundi à minuit sur LBCI Qui remporta en 1971 l’Oscar du meilleur film, du meilleur scénario, du meilleur metteur en scène et du meilleur montage? Réponse : The French Connection de William Friedkin. The French Connection est un modèle du genre qui s’inspire d’une authentique histoire de trafic de drogue qui défraya la chronique criminelle, en 1962, à New York et à Marseille. Deux policiers américains de la brigade des stupéfiants sont aux prises avec les responsables de la filière française de la drogue qu’ils finiront par neutraliser. S’il a perdu de son actualité, ce thriller, inspiré d’une histoire vraie, a néanmoins conservé toutes ses qualités : un rythme sans faille, la crédibilité du contexte et le brio dans la sobriété de Gene Hackman (Oscar du meilleur acteur). Sans oublier des morceaux de bravoure comme la très anthologique course-poursuite entre une voiture de police et une rame de métro. Inoubliable! Diffusion mardi à minuit sur LBCI Et le lendemain, la suite French Connection 2. Décidé à retrouver Charnier, Popeye Doyle a donc quitté New York pour Marseille, et John Frankenheimer succède à William Friedkin comme réalisateur de cette inlassable chasse à l’homme. Le film joue en permanence sur la dualité des langues et crée un fossé physique entre Doyle et les Français qu’il rencontrait à Marseille. Égaré dans un pays qu’il ne connaît pas, connu par ses collègues français comme un policier violent, Popeye est un homme seul, et la manière dont Frankenheimer décrit la confrontation entre ce flic new-yorkais et l’atmosphère marseillaise est très prenante. Mais, les séquences de la désintoxication de Doyle n’atteignent jamais la force qui marque tout le reste du film. Diffusion mercredi à minuit sur LBCI Quel film remporta en 1979 quatre Oscars, après avoir rafflé la Palme d’or au Festival de Cannes? Réponse : All That Jazz de Bob Fosse. All That Jazz, c’est plusieurs choses. C’est un divertissement fascinant. C’est l’histoire puissante d’un homme entraîné par force à trouver la perfection dans son travail. C’est une comédie musicale. C’est un drame. C’est une histoire d’amour. De plusieurs amours. C’est un film qui tout en célébrant le show-business, le débarrasse de son brillant, de son éclat et de tout ce «bruit» pour laisser à nu l’énergie, les tripes, la peine, le comportement obsessionnel, l’animation, l’inspiration, le rythme nerveux, trépidant, accaparant du monde du théâtre et du cinéma. Avec une honnêteté qui n’épargne rien, Fosse cherche, au plus profond de lui-même, l’expérience de sa propre vie, les leçons de ses succès et de ses échecs dans son travail et ses relations. Comme l’artiste accompli qu’il est, Fosse tisse les fils de l’expérience pour en faire quelque chose tout à fait original à la fois dans la conception et sa réalisation. Il raconte les derniers jours de la vie d’un chorégraphe qui, malgré ses problèmes cardiaques, réussit à monter un spectacle tandis qu’autour de lui se mêle à ses fantasmes sa vision très personnelle de la mort. Roy Scheider personnifie à la perfection ce personnage qui n’est autre que Bob Fosse lui-même lequel mourut, peu de temps après, ayant terminé Star 80. La mort est personnifiée par la très belle Jessica Lange dont le rôle est pratiquement muet... Diffusion jeudi à minuit sur LBCI Qui remporta en 1989 l’Oscar des meilleurs effets visuels? Abyss de James Cameron. Dans la mer des Caraïbes, une équipe, chargée de forages de puits de pétrole en mer, se voit chargée de venir au secours d’un sous-marin à propulsion nucléaire en détresse, le USS Montana, immobilisé sur une crête marine à quelque sept cents mètres sous le niveau de la mer. Position d’autant plus dangereuse et inconfortable qu’au moindre déséquilibre, c’est le plongeon dans un abysse de plus de quatre mille cinq cents mètres de profondeur! Voilà donc le «Deepcore» et son équipage en route pour les îles Caïmans, là où l’Atlantique rencontre la mer des Caraïbes, à l’intersection d’une gigantesque faille marine, où jamais l’homme n’a jusqu’à présent osé s’aventurer. Et là l’imprévisible se produit : une secousse va précipiter les sauveteurs dans les profondeurs insondables des abysses, réveillant une force mystérieuse et gigantesque... Diffusion vendredi à 21h00 sur LBCI Retour des profondeurs abyssales pour retrouver la réalité de tous les jours, à travers une évocation de la vie du peintre américain «Basquiat». C’est d’ailleurs le titre du film de Julian Schnobel, qui signait là sa première œuvre. Basquiat, prénom Jean-Michel, attira l’attention des critiques d’art par ses graffitis sur les murs. Le talent original de cet artiste noir devait éclater entre 1981 et 1987, date de sa mort d’une overdose. Le film suit ce destin tragique (Basquiat n’avait que 28 ans lorsqu’il mourut) sans jamais verser dans le plaidoyer. Et quelle distribution : autour de Jeffrey Wright qui incarne l’artiste maudit, il faut distinguer David Bowie qui incarne un Andy Warhol plus vrai que nature. Le mimétisme est impressionnant. Gary Oldman, Willem Dafoe, Claire Forlani, Tatum O’Neal, Christopher Walken, Courtney Love font mieux que passer et vous pourrez même reconnaître dans une scène de «party» Isabella Rosselini. Diffusion samedi à 23h30 sur TL1
Voulez-vous parfaire votre éducation cinématographique en ce qui concerne les Oscars? Cette semaine vous apportera des réponses à certaines questions que vous vous posiez, peut-être? Qui remporta l’Oscar de la meilleure actrice de second plan en 1969? Réponse : Goldie Hawn dans Cactus Flower de Gene Sacks. Fleur de cactus, la pièce de Barillet et Gredy, créée à Paris avec Sophie Desmarets, eut un immense succès. Elle fut montée à New York avec Lauren Bacall, à Londres avec Margaret Leighton. Le cinéma américain s’en empara tout naturellement et c’est une autre grande comédienne, Ingrid Bergman, qui reprit le rôle écrit pour l’étourdissante Sophie Desmarets. Or, Fleur de cactus, comme toutes les pièces de Barillet et Gredy, se distingue des mécanismes habituels du théâtre de boulevard par de fines études...