Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Basket Ball - ABC champions CUP Le rouleau compresseur a démarré (photo)

La demi-finale qui semblait largement compromise après le début du tournoi est désormais chose acquise après la spectaculaire démonstration de puissance et de maîtrise collective. Au final, les Verts ont infligé aux Malais une leçon de réalisme en s’imposant sur le score de 96-66 (50-37) soit un écart de 30 points. Après les approximations des deux premiers matches, La Sagesse se présentait hier avec des dispositions bien précises. Le résultat de la veille, la victoire des Japonais de JBL sur les Jordaniens du Club Orthodoxe avait cela de bien qu’il ne plaçait plus les Malais de Petronas dans l’obligation de gagner. Ceux-ci pouvaient se permettre de perdre puisque personne dans la poule n’était resté invaincu, et ils se présentaient hier à Ghazir avec un filet de sécurité ce qui facilitait sensiblement la tâche à leurs adversaires du soir. Il est vrai, La Sagesse n’avait d’autre choix que de gagner mais le faire face à une équipe qui possède une certaine marge de manœuvre rend l’affaire plus abordable. D’emblée on devine que les Verts sont plus décontractés et ils nous avaient laissés sur une bonne impression lors de leur belle victoire face à JBL. D’autant plus qu’une équipe qui n’a marqué que 18 points lors de la deuxième mi-temps de son premier match et qui en plante 59 lors de ses 20 dernières minutes de jeu ne peut qu’être sur une pente ascendante autant du côté mental que du côté du jeu en soi. Pour démarrer son match, Sarkis a encore une fois fait dans l’inédit : Acha, N’Diaye, Mechantaf, Béchara et Khatib sont titularisés d’entrée. Meilleur joueur du match Petronas-JBL, David Stiff, l’Australien ouvre la marque sur un dunk et provoque la réaction d’orgueil de Mechantaf et de Khatib qui répliquent par 5 points. On est à des années-lumière de la stérilité offensive du premier match et à trois points, les Verts, et Mechantaf spécialement, sont sur un nuage. La défense haute des Malais laisse des boulevards derrière et oblige leur entraîneur à les rappeler d’urgence pour un recadrage. À ce moment, les Verts mènent 15-9. La circulation de balle est un délice, le ballon fait le tour de cinq verts, rentre sous le panier et ressort pour un tireur esseulé à trois points. L’état de grâce des Libanais ne perturbe pas pour autant leurs adversaires qui courbent l’échine sans rompre et parviennent à garder le contact au tableau d’affichage (25-20). Ce constat se traduit par le fait que l’explosion offensive ne pouvait que produire un relâchement défensif. On joue depuis plus de douze minutes et Ghassan Sarkis n’a encore procédé à aucun changement. Quand on connaît les polémiques suscitées par les choix de l’entraîneur, on ne peut que déduire à quel point celui-ci a souffert pour découvrir la formule adéquate. Les 3 points de Boulos Béchara creusent enfin l’écart (36-22) et contraignent Petronas à envoyer ses défenseurs à la pêche sur la périphérie de l’arceau. Cela dégage la zone sous le panier et permet à Acha de marquer souvent de près. Il faut dire que de loin, le Nigérian est le seul vert à ne s’être pas encore fait à ce nouveau panier. L’euphorie des Libanais à 3 points est en fait une arme à double tranchant puisque tout le monde veut s’essayer à cet exercice. Comme la réussite se fait plus rare, (leur stat tombe à 8/22), les Malais en profitent pour revenir un peu. Il faut un temps mort pour calmer les ardeurs offensives, les dernières minutes de cette première mi-temps sont dans la lignée des premières et les Verts atteignent la pause avec 13 points d’avance (50-37). Un gouffre s’ils continuent sur leur lancée, une vétille quand tout commence à aller mal. De retour sur le parquet, les Verts sont toujours les mêmes. On ne change pas une équipe qui gagne dit le cliché sportif le plus célèbre, et Sarkis ne prend pas le risque d’y déroger. Mechantaf et N’Diaye le confirment dans ses certitudes et l’écart passe à 23 points (62-39). Comme Stiff a la bonne idée de commettre sa quatrième faute, le match prend une tournure plus que favorable. Tellement que Sarkis ose enfin un changement et lance Yasser el-Hajj pour reposer un peu Béchara, au bout du rouleau. Mechantaf prend le relais pour distribuer le jeu et Vicken Eskedjian prend lui aussi part à la fête en remplaçant Assane N’Diaye. L’écart se stabilise et le match est soudain moins emballé (68-44). À partir de cet instant, les Malais ont abdiqué et ont déjà la tête au match du lendemain (ce soir). Ils se transforment en fantômes et les Verts entament un entraînement en conditions réelles. Le restant du match est une démonstration de jeu spectaculaire. Sarkis lance Ayman Najjar et même Eid Nahri particpe à la fête. Le public réclame Hany Zakhem, le nouveau venu des États-Unis que l’on s’apprête à découvrir. Il reste sept minutes et la formation libanaise est alors composée de cinq remplaçants (Nahri, Zakhem, Eskedjian, Najjar et Hajj). Celle-ci se débrouille aussi bien que sa devancière en accentuant encore plus l’écart (87-58). Nahri marque 5 points et Zakhem 4 ce qui fait 96-64 pour les Libanais, seul Najjar ne profite pas de l’aubaine pour se mettre en valeur, mais on ne peut pas tout avoir. Le match se termine dans la liesse et les Verts clôturent le festival sur le score de 96 points à 66. Avec 20 points et 5 rebonds, Élie Mechantaf est logiquement désigné meilleur joueur de la rencontre. Les Verts ont encore deux jours avant de reprendre leur chevauchée fantastique face à des adversaires manifestement supérieurs à ceux qu’ils ont affrontés lors du premier tour. Sur leur lancée, ils peuvent tout casser.
La demi-finale qui semblait largement compromise après le début du tournoi est désormais chose acquise après la spectaculaire démonstration de puissance et de maîtrise collective. Au final, les Verts ont infligé aux Malais une leçon de réalisme en s’imposant sur le score de 96-66 (50-37) soit un écart de 30 points. Après les approximations des deux premiers matches, La Sagesse se présentait hier avec des dispositions bien précises. Le résultat de la veille, la victoire des Japonais de JBL sur les Jordaniens du Club Orthodoxe avait cela de bien qu’il ne plaçait plus les Malais de Petronas dans l’obligation de gagner. Ceux-ci pouvaient se permettre de perdre puisque personne dans la poule n’était resté invaincu, et ils se présentaient hier à Ghazir avec un filet de sécurité ce qui facilitait sensiblement la...