Pete Sampras a souffert le martyre mardi pour passer le premier tour des Internationaux de France de tennis aux dépens du Costa-Ricien Juan Antonio Marin, lointain 92e mondial, 6-7, 6-4, 7-5, 6-7, 6-4. Numéro deux mondial, numéro un moral aux yeux de beaucoup, l’Américain a joué avec le feu dans une ambiance surchauffée. Son jeu beaucoup trop erratique a aidé son adversaire, doté d’un impeccable revers à deux mains, à croire en l’exploit pendant 4h18 d’un match épique. D’emblée, l’Américain a perdu le premier set au tie-break sur une double faute. Dans la troisième manche, il a sauvé une balle de set avant de reprendre l’avantage deux sets à un. Dans un jeu décisif échevelé au quatrième set, il a gâché deux balles de match, sauvé sept balles de set avant de s’incliner sur la huitième. L’ultime manche n’en a pas été moins haletante, le quintuple vainqueur de Wimbledon, le quadruple vainqueur de l’US Open et le double vainqueur de l’Open d’Australie tirait la langue comme jamais, jusqu’à la libération : un retour dans le filet de son adversaire. S’il faut en croire les statistiques, Sampras semble avoir besoin de tels marathons pour se lancer dans le seul tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès. L’an dernier, il s’était promené en trois manches au premier tour avant de s’incliner tout aussi sèchement face à Ramon Delgado au deuxième tour. L’année de son plus beau parcours, en 1996, il avait en revanche bataillé à trois reprises en cinq sets avant de s’incliner en demi-finale contre le futur vainqueur Evgueni Kafelnikov, son actuel remplaçant au trône de numéro un mondial. Toujours est-il que dans le clan des attaquants, Patrick Rafter semble bien mieux armé pour avancer dans le tournoi. Le numéro trois mondial, finaliste à Rome, a éliminé le grand espoir suisse Roger Federer 5-7, 6-3, 6-0, 6-2. Dans le clan des spécialistes de la surface, le Brésilien Gustavo Kuerten a confirmé qu’il se plaçait tout en haut de la liste des pronostiqueurs, en écartant sans ménagement l’Espagnol Galo Blanco sur le score de 6-4, 6-4, 6-3. Tête de série numéro huit, le Brésilien s’est échauffé en 1h48 aux dépens d’un ancien flambeur de la Porte d’Auteuil, battu en quart de finale 1997 par Rafter l’année du sacre de Guga. Graf, Seles au rendez-vous L’Espagne ne comptait toutefois guère sur Blanco, bien davantage sur Alex Corretja (N°6), finaliste l’an dernier, qui a eu raison 7-6, 6-4, 6-2, de son compatriote catalan German Puentes, débutant au stade Roland-Garros. Tête de série N°11, le Slovaque Karol Kucera s’est montré bien moins à l’aise sur l’ocre d’Auteuil, tombant sous les coups du Viking suédois Magnus Larsson, 43e mondial, en trois manches 6-2, 6-3, 6-2. Autre tête de série, numéro dix, l’Australien Mark Philippoussis a ployé devant son compatriote Jason Stoltenberg. Côté dames, Steffi Graf a retrouvé ses marques avec aisance sur une terre battue parisienne qu’elle n’avait plus foulée depuis deux ans. Forfait l’an dernier en raison d’une blessure à la cheville droite, l’ancienne quintuple lauréate du trophée, aujourd’hui 6e mondiale, a écarté la Bulgare Madgalena Maleeva 6-2, 6-0. Elle a été rejointe par une autre «ancienne», la tête de série numéro trois Monica Seles, finaliste l’an passé, qui a dominé aisément la Chinoise Li Fang 6-2, 6-4. L’Américaine Lindsay Davenport, numéro deux mondiale, la jeune Russe Anna Kournikova, numéro 20, ont également passé le tour sans encombres.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pete Sampras a souffert le martyre mardi pour passer le premier tour des Internationaux de France de tennis aux dépens du Costa-Ricien Juan Antonio Marin, lointain 92e mondial, 6-7, 6-4, 7-5, 6-7, 6-4. Numéro deux mondial, numéro un moral aux yeux de beaucoup, l’Américain a joué avec le feu dans une ambiance surchauffée. Son jeu beaucoup trop erratique a aidé son adversaire, doté d’un impeccable revers à deux mains, à croire en l’exploit pendant 4h18 d’un match épique. D’emblée, l’Américain a perdu le premier set au tie-break sur une double faute. Dans la troisième manche, il a sauvé une balle de set avant de reprendre l’avantage deux sets à un. Dans un jeu décisif échevelé au quatrième set, il a gâché deux balles de match, sauvé sept balles de set avant de s’incliner sur la huitième. L’ultime...