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Actualités - Discours

Finances La crise mondiale est officiellement finie, selon George Soros

La crise financière mondiale est officiellement finie, a estimé le financier américain George Soros. Les marchés émergents asiatiques et latino-américains connaissent une reprise très soutenue et il y a des signes évidents de redémarrage de l’activité économique dans le reste du monde, particulièrement en Asie, a-t-il dit dans un discours devant l’Université de Chicago, dans l’Illinois. Et même si les marchés financiers devaient connaître un nouvel effondrement, cela serait une nouvelle crise et non un épisode de celle qui vient de s’achever, a estimé le financier. M. Soros souligne que les marchés des grands pays industrialisés, qui sont au cœur du système capitaliste mondial, n’ont jamais été vraiment affectés par la crise, à l’exception d’une brève chute des valeurs sur les marchés en automne 98. Toutefois, a-t-il averti, en se faisant l’écho des responsables des principaux pays industrialisés, il ne faut pas oublier de poursuivre les réformes de l’architecture financière mondiale. La récente crise a, en effet, révélé de sérieuses faiblesses structurelles. La plupart de ces réformes sont souhaitables, a-t-il souligné, mais certaines sont néanmoins contre-productives. M. Soros a surtout insisté sur le fait que le Fonds monétaire international (FMI) ne puisse offrir un programme d’aide à un pays en difficulté sans garantir les investissements privés. Cette garantie suppose de la part des prêteurs de faire des sacrifices, a-t-il dit, ajoutant que le secteur privé le fait de toute façon payer en facturant les coûts aux emprunteurs. M. Soros propose au contraire que le FMI déclare, pour les pays respectant les critères requis, que ses programmes d’aide ne comprennent pas de restructuration de dette publique. Ainsi la confiance des détenteurs d’obligations émises par les États de ces pays est préservée, ce qui permet à ces derniers d’emprunter à des taux d’intérêt plus bas. Ceci constituerait une forte motivation pour les pays émergents à respecter les critères macro-économiques imposés par le Fonds, a estimé M. Soros. En outre, le FMI pourrait intervenir de manière préventive. Le FMI et les pays industrialisés font de plus en plus pression sur les investisseurs internationaux pour qu’ils participent davantage aux efforts de prévention des crises financières en assumant les conséquences des risques qu’il prennent sur les emprunts obligataires des pays émergents. Les emprunts émis par les États émergents devraient contenir des clauses permettant, en cas de crise, de rééchelonner ces dettes contractées sur les marchés internationaux des capitaux, estimait en avril le Comité intérimaire, instance politique du FMI. En clair, les responsables financiers du G7 et du FMI souhaitent que les détenteurs d’obligations émises par les États des économies émergentes notamment, acceptent, au moment d’investir, la possibilité d’un report des remboursements ou d’une réduction des paiements dans l’éventualité de crise de liquidité dans les pays émetteurs comme c’est déjà le cas pour les prêts bancaires. Jusqu’à présent, les emprunts obligataires d’État bénéficient d’un traitement particulier quant il s’agit de remboursement et c’est justement ce à quoi le FMI et le G7 veulent mettre fin.
La crise financière mondiale est officiellement finie, a estimé le financier américain George Soros. Les marchés émergents asiatiques et latino-américains connaissent une reprise très soutenue et il y a des signes évidents de redémarrage de l’activité économique dans le reste du monde, particulièrement en Asie, a-t-il dit dans un discours devant l’Université de Chicago, dans l’Illinois. Et même si les marchés financiers devaient connaître un nouvel effondrement, cela serait une nouvelle crise et non un épisode de celle qui vient de s’achever, a estimé le financier. M. Soros souligne que les marchés des grands pays industrialisés, qui sont au cœur du système capitaliste mondial, n’ont jamais été vraiment affectés par la crise, à l’exception d’une brève chute des valeurs sur les marchés en automne...