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Actualités - Chronologie

Les palestiniens veulent améliorer leurs relations avec Damas et Téhéran

L’Autorité palestinienne souhaite améliorer ses relations avec la Syrie et l’Iran, mises à mal par les accords d’Oslo de 1993, dans le but de «servir la solidarité arabe» et «défendre les lieux saints» musulmans de Jérusalem. Cité par l’agence officielle palestinienne Wafa, M. Tayeb Abdelrahim, secrétaire de la présidence de l’Autorité, a estimé qu’«il est temps d’améliorer les relations (avec la Syrie) dans le but de servir la solidarité arabe». «Nous sommes dans la même tranchée que la Syrie sœur», a-t-il ajouté. Le président palestinien Yasser Arafat entretient des relations tendues avec le chef d’État syrien Hafez el-Assad, notamment depuis la signature par l’OLP en 1993 des accords d’Oslo avec Israël, une initiative condamnée par Damas pour «avoir divisé les rangs arabes» dans les négociations avec l’État hébreu. En outre, la Syrie accueille les principales factions palestiniennes opposées à M. Arafat et aux accords d’Oslo, notamment les Fronts populaire et démocratique de libération de la Palestine (FPLP et FDLP). Cité toujours par Wafa, M. Abdelrahim a plaidé aussi pour une amélioration des relations de l’Autorité avec l’Iran, farouchement opposé au processus de paix au Proche-Orient et à tout rapprochement avec Israël. Ce rapprochement aiderait, selon lui, «à protéger les lieux saints (à Jérusalem) et à soutenir la lutte nationale palestinienne». Mécontentement israélien Cette volonté palestinienne de s’ouvrir en direction de Damas et de Téhéran intervient au moment où M. Arafat mène une campagne internationale pour obtenir un soutien à la proclamation d’un futur État indépendant palestinien. Cette campagne a mené M. Arafat dans plus de 50 pays, dont certains du Proche-Orient, sans toutefois se rendre en Iran ou en Syrie. La dernière visite de M. Arafat en Syrie remonte à juillet 1996 lorsqu’il s’était entretenu avec le président Assad, qu’il a de nouveau rencontré, pour la dernière fois, en décembre 1997 à Téhéran en marge d’un sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI). Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a de son côté dénoncé l’intention affirmée des Palestiniens d’améliorer leurs relations avec l’Iran. Selon M. Netanyahu, les propos de M. Abdelrahim «mettent en lumière le danger que représente pour Israël la création d’un État palestinien qui veut amener à notre seuil l’Iran, notre pire ennemi». Dans le communiqué diffusé par son Cabinet, M. Netanyahu met en garde l’Autorité palestinienne contre toute tentative de rehausser le niveau de ses délégations dans le monde, estimant que ce serait «un flagrant viol des accords d’Oslo qui contraindrait Israël à agir avec fermeté».
L’Autorité palestinienne souhaite améliorer ses relations avec la Syrie et l’Iran, mises à mal par les accords d’Oslo de 1993, dans le but de «servir la solidarité arabe» et «défendre les lieux saints» musulmans de Jérusalem. Cité par l’agence officielle palestinienne Wafa, M. Tayeb Abdelrahim, secrétaire de la présidence de l’Autorité, a estimé qu’«il est temps d’améliorer les relations (avec la Syrie) dans le but de servir la solidarité arabe». «Nous sommes dans la même tranchée que la Syrie sœur», a-t-il ajouté. Le président palestinien Yasser Arafat entretient des relations tendues avec le chef d’État syrien Hafez el-Assad, notamment depuis la signature par l’OLP en 1993 des accords d’Oslo avec Israël, une initiative condamnée par Damas pour «avoir divisé les rangs arabes» dans les...