Textes courts et percutants où humour et sens de l’observation font bon ménage. Le dernier livre de Nada Moghaizel-Nasr «D’autres images écrites» est de la même veine que ses précédentes «Images écrites», objet aussi d’un livre inspiré du quotidien et de l’environnement familial. Aujourd’hui, avec cette suite de billets dont la plupart ont été publiés donc à L’Orient-Express, on retrouve cette petite phrase simple et claire, à la musique un peu douce et entêtée. Dans la mouvante et inlassable vérité de l’existence quotidienne, l’auteur tente de faire, dans la joie au travail, le plaisir de comprendre et l’amour de l’autre, la part des choses et des situations. Petit carnet de famille où sont répertoriés les événements jugés majeurs, même si pour d’autres ils sont anodins ou insignifiants. Esprit de relativité probablement. Sincère, franche, pleine de gratitude envers ses parents (auxquels d’ailleurs le livre est dédié), Nada Moghaizel-Nasr à l’abri des frilosités du cœur, elle qui a tant reçu de Joseph et Laure, analyse, note, annote, observe, déduit, suggère, s’émerveille, s’étonne. Le sens d’une vie, l’insaisissable notion du bonheur et la richesse des rapports humains pour l’auteur, chargée d’enseignement à l’Institut libanais d’éducateurs à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, semblent les choses les plus essentielles, les plus vitales dans notre éphémère traversée humaine. D’une plume alerte, malicieuse, souvent parée d’une fausse innocence ou naïveté, elle lève la voilette en douce sur le monde de l’enfance et celui des adultes. Tout pour elle est prétexte à s’entretenir de ses parents ou de ses enfants. Un monde intelligent, sécurisant, généreux, aimant, laborieux, on serait tenté presque de dire exemplaire. Avec sensibilité, un évident sens de la pédagogie (formation ou déformation professionnelle, comment le savoir ?) et sans édicter des normes morales ou moralisatrices, Nada Moghaizel-Nasr brosse de ravissants petits portraits, des «flashs» et des «instantanés» où l’être est surpris dans le feu de ses actions ou de ses émotions. Il y a beaucoup de leitmotive qui reviennent sous sa plume mais le favori et le préféré, sans nul doute, est celui de la mère et de la maternité. Elle ne tarit pas d’éloges sur les mamans. Volubile et émue – mais où va-t-elle puiser tout ce vocabulaire pour dire cette tendresse infinie et cette affection insondable? Tous les mots de la terre ne suffisent pas à cerner ses palpitants élans de cœur. Bien sûr les «papas» ont aussi une part de ce gâteau de la conjugalité heureuse et de la filialité comblée, mais pas comme les mères. Finalement, on est un peu jaloux, nous les pères, de tant de partis pris, même si en lot de consolation, on a droit à une phrase comme celle-ci : «Quand on a un père, on laisse des choses derrière soi et l’on va dormir». Mais tout compte fait, voilà un petit livre aux propos touchants et aimables, qu’on aimerait offrir à toutes les mamans pour la Fête des mères.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Textes courts et percutants où humour et sens de l’observation font bon ménage. Le dernier livre de Nada Moghaizel-Nasr «D’autres images écrites» est de la même veine que ses précédentes «Images écrites», objet aussi d’un livre inspiré du quotidien et de l’environnement familial. Aujourd’hui, avec cette suite de billets dont la plupart ont été publiés donc à L’Orient-Express, on retrouve cette petite phrase simple et claire, à la musique un peu douce et entêtée. Dans la mouvante et inlassable vérité de l’existence quotidienne, l’auteur tente de faire, dans la joie au travail, le plaisir de comprendre et l’amour de l’autre, la part des choses et des situations. Petit carnet de famille où sont répertoriés les événements jugés majeurs, même si pour d’autres ils sont anodins ou...