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Actualités - Chronologie

La Française Amélie Mauresmo a les épaules larges (photos)

Depuis que la Française Amélie Mauresmo, 29e mondiale, a éliminé l’Américaine Lindsay Davenport, N°1 mondiale, en demi-finale des Internationaux d’Australie, il n’est plus question que de ses épaules à Melbourne. Davenport a été à l’origine de ce flot de commentaires en déclarant après sa défaite : «J’ai eu parfois l’impression de jouer contre un garçon. Elle frappe dur et a de très fortes épaules. Elles m’ont paru énormes. Sans doute est-ce parce qu’elle portait un maillot les découvrant». «S’il suffisait de soulever des haltères pour devenir la N°1 mondiale, tout le monde le ferait. Tout ne vient pas de ses épaules, mais aussi de sa technique. Quand on voit des photos d’elle à 14 ou 15 ans, on s’aperçoit qu’elle avait déjà une belle carrure», a rétorqué Christophe Fournerie, qui entraîne Amélie Mauresmo depuis moins de deux mois. À propos des insinuations concernant la vitesse à laquelle les épaules en question se seraient développées, il a ajouté : «Elle a une musculature naturelle. Elle ne fait pas de la musculation spécifique pour prendre des épaules et n’utilise que des haltères légers». Amélie Mauresmo (1,75 m et 64 kg) a effectivement les épaules larges. Mais l’Américaine Serena Williams (1,78 m et 65 kg), qui a deux bonnes années de moins, les a encore plus larges, a fait observer la Suissesse Martina Hingis. Et personne n’a rien trouvé à redire quand elle est apparue sur le circuit professionnel en frappant comme une mule. Pas de photos Évidemment, Amélie ne fait pas état à tout bout de champ de la présence à ses côtés de «son amie Sylvie», gérante à Saint-Tropez d’un grand café familial qui s’appelle Le Gorille. Pas plus qu’elle n’accepte de se faire prendre avec elle en photo, tenant par... les épaules d’un geste protecteur cette femme d’apparence réservée qui a certes une bonne dizaine d’années de plus que Mauresmo, mais au moins autant de centimètres de taille en moins. Il entre sans doute dans tout cela une bonne part de défis aux conventions, et bien d’autres choses encore, qui n’intéressent pas le tennis. Un sport où l’homosexualité féminine n’est pas chose rare, les anciennes prenant à l’occasion sous leur coupe les petites nouvelles qui, égarées, découvrent le milieu. Si cela se sait ou se devine, cela reste discret. Cette fois, comme autrefois avec l’Américaine d’origine tchécoslovaque Martina Navratilova, dont les démêlés avec ses amies ont fait grand tapage, il s’agit d’une personne extérieure au milieu. Et c’est affiché. Ce qui a fait dire à Hingis, mi-plaisante mi-perfide, à propos de Mauresmo : «Elle est là avec son amie et c’est à moitié un homme». Mais s’il existe un règlement concernant les tests de féminité («Si une question se pose à ce sujet, on doit en avertir la WTA, qui se réserve le droit de demander au directeur du tournoi de faire procéder à un examen physique. Si le test est défavorable ou si la joueuse refuse de s’y soumettre, elle ne pourra plus participer aux tournois de la WTA jusqu’à ce que le test soit positif»), personne n’est allé jusqu’à en réclamer l’application. Davenport et Hingis se dédisent à propos de Mauresmo L’Américaine Lindsay Davenport et la Suissesse Martina Hingis, têtes de série N°1 et N°2 des Internationaux d’Australie, ont nié vendredi avoir tenu la veille au sujet de la Française Amélie Mauresmo des propos qui, rapportés dans la presse, ont causé un certain émoi dans le petit monde du tennis féminin. «Vous avez complètement sorti mes déclarations de leur contexte et j’aurais dû faire plus attention. Vous interprétez toujours les choses de la pire façon et vous avez probablement blessé une très gentille fille au lieu de commenter ses chances de gagner la finale, qui sont très grandes. C’est une joueuse incroyable et je suis désolée de ce qui est arrivé. À l’avenir, je ne dirai plus rien et vous aurez les conférences de presse les plus ennuyeuses que vous ayez jamais eues», a déclaré Davenport aux journalistes. «Je n’ai pas dit que c’était à moitié un homme. Je ne sais pas d’où vous avez sorti ça ! C’est une fille et je dois la battre sur le court, pas ailleurs. Sa façon de jouer est très inhabituelle dans le tennis féminin. Cela ne veut pas dire que c’est un homme, mais qu’elle joue vraiment comme un homme. Nous ne voulions pas dire autre chose, Lindsay et moi», a affirmé pour sa part Hingis. Jeudi, après avoir été battue par Mauresmo en demi-finale, Davenport avait déclaré qu’elle avait «eu parfois l’impression de jouer contre un garçon». S’il est vrai qu’elle n’avait pas dit dans ses réponses en anglais que Mauresmo était «à moitié un homme», Hingis avait pour sa part bien fait ce commentaire auprès de quelques journalistes suisses allemands, qui l’avaient rapporté à leurs collègues. Après avoir nié les faits, vendredi, elle s’est du reste considérablement troublée quand un de ces journalistes lui a demandé s’il avait mal entendu. Méru prépare le champagne Méru, ville moyenne de l’Oise, à mi-chemin entre Pontoise et Beauvais, s’apprêtait vendredi à veiller pour suivre en direct à la télévision, à partir de 3h25 sur France 2, la finale des Internationaux d’Australie de tennis entre Amélie Mauresmo, jeune prodige du club local, et la Suissesse Martina Hingis. La victoire, en demi-finale, de l’enfant du pays sur l’Américaine Lindsay Davenport, numéro un mondiale, a déjà comblé jeudi la «capitale» historique du bouton de nacre. Cette ancienne cité ouvrière de 14 000 habitants, confrontée à une petite délinquance récurrente, savoure avec ferveur le triomphe annoncé d’Amélie, 19 ans, et élevée au rang d’héroïne communale. À l’initiative de la mairie et du Tennis-Club de Méru qui l’a détectée à l’âge de huit ans, le match de tous les espoirs sera retransmis sur le grand écran du cinéma qui ouvrira exceptionnellement ses portes dès 2h00 du matin. «Changer l’image de la ville» Les 200 places assises devaient être réservées en priorité aux membres du club. «Le champagne est au frais et les bouchons sauteront quel que soit le résultat !», annonce Yves Leblanc, le maire (DVD) qui, dans un télégramme adressé à Amélie, ajoute que «Méru, admiratif, est fier de sa championne». D’ores et déjà, la prochaine fête du sport lui sera dédiée. Vendredi matin, la formidable ascension d’Amélie était dans toutes les conversations dans les allées du marché hebdomadaire.
Depuis que la Française Amélie Mauresmo, 29e mondiale, a éliminé l’Américaine Lindsay Davenport, N°1 mondiale, en demi-finale des Internationaux d’Australie, il n’est plus question que de ses épaules à Melbourne. Davenport a été à l’origine de ce flot de commentaires en déclarant après sa défaite : «J’ai eu parfois l’impression de jouer contre un garçon. Elle frappe dur et a de très fortes épaules. Elles m’ont paru énormes. Sans doute est-ce parce qu’elle portait un maillot les découvrant». «S’il suffisait de soulever des haltères pour devenir la N°1 mondiale, tout le monde le ferait. Tout ne vient pas de ses épaules, mais aussi de sa technique. Quand on voit des photos d’elle à 14 ou 15 ans, on s’aperçoit qu’elle avait déjà une belle carrure», a rétorqué Christophe Fournerie, qui...