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Actualités - Opinion

Boutros Dib encore

J’avais connu Boutros Dib alors que je venais d’accéder à la présidence de la République. Il paraissait être à lui seul le ministère de l’Information. Il était le plus compétent dans toutes les matières et pouvait traiter parfaitement les problèmes politiques, économiques et sociaux. De plus, il avait cette courtoisie qui forçait l’admiration et suscitait même parfois le sourire de ses interlocuteurs. Réellement, il savait tout et pouvait parler de tout. Il m’aidait dans la plupart de mes discours et dans beaucoup de mes décisions. Il avait la maîtrise des grands pédagogues et l’art de donner la bonne réponse à toutes les questions. Par-dessus tout il représentait, à la présidence, la vérité. L’«équipe» de ces années-là comptait Boutros Dib, Fouad Bizri, Carlos Khoury et Mahmoud Osman. Je ne vois pas qui, parmi eux, pouvait se tromper ou, à Dieu ne plaise, trahir. Non, sur le plan civil, Boutros Dib ne s’est jamais trompé. Après la présidence, j’ai continué également à le consulter alors que j’avais à me défendre contre des interlocuteurs qui, souvent, ne savaient pas eux-mêmes de quoi ils parlaient. Je présente à la famille de Boutros Dib, son épouse et ses enfants d’abord, mes très sincères condoléances.
J’avais connu Boutros Dib alors que je venais d’accéder à la présidence de la République. Il paraissait être à lui seul le ministère de l’Information. Il était le plus compétent dans toutes les matières et pouvait traiter parfaitement les problèmes politiques, économiques et sociaux. De plus, il avait cette courtoisie qui forçait l’admiration et suscitait même parfois le sourire de ses interlocuteurs. Réellement, il savait tout et pouvait parler de tout. Il m’aidait dans la plupart de mes discours et dans beaucoup de mes décisions. Il avait la maîtrise des grands pédagogues et l’art de donner la bonne réponse à toutes les questions. Par-dessus tout il représentait, à la présidence, la vérité. L’«équipe» de ces années-là comptait Boutros Dib, Fouad Bizri, Carlos Khoury et Mahmoud Osman. Je ne...