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Actualités - Chronologie

Tennis - Internationaux d'Australie Amélie Mauresmo déborde Lindsay Davenport (photos)

Amélie Mauresmo a débordé de la tête et des épaules jeudi la numéro un mondiale Lindsay Davenport pour une place en finale des Internationaux d’Australie, sa première dans un tournoi du Grand Chelem. Grâce à sa puissance et une volonté de fer, la Française, 29e au classement WTA, s’est imposée contre l’Américaine sur le score de 4-6, 7-5, 7-5. Elle affrontera dans la nuit de vendredi à samedi la Suissesse Martina Hingis, numéro deux mondiale et tenante du titre, qui a mis fin, en deux manches 6-2, 6-4, aux 33 victoires consécutives de Monica Seles à Melbourne. Chez les hommes, l’espoir équatorien Nicolas Lapentti s’est incliné face au Suédois Thomas Enqvist, sans discussion,sur le score de 6-3, 7-5, 6-1. Enqvist, qui disputera sa première finale de Grand Chelem, sera opposé au vainqueur de la demi-finale de vendredi entre le Russe Evgueni Kafelnikov, seule tête de série masculine (n.10) encore en lice, et le jeune Allemand Tommy Haas, âgé de 20 ans. Mauresmo, première Française à disputer la finale australienne depuis Mary Pierce, battue il y a deux ans par Hingis, avait déclaré ne pas craindre l’affrontement avec Davenport, qu’elle avait battue lors de leur unique précédente rencontre, en mai dernier à Berlin. Et c’est avec une étonnante confiance en elle que l’ancienne championne du monde junior 1996 a abordé le match tandis que l’Américaine se montrait plus fébrile, multipliant les doubles fautes. Davenport, qui n’avait concédé aucun set depuis le début de la quinzaine, semblait pourtant bien partie, après avoir enlevé la première manche 6-4. Mais c’était sans compter sur la puissance des coups de Mauresmo, au physique carré et impressionnant, qui débordait la lauréate de l’US Open au 12e jeu du deuxième set. Hingis confiante «À certains moments, j’ai cru que je jouais contre un mec tellement elle frappait fort», déclarera après coup la meilleure joueuse du monde. La dernière manche était haletante. Pas moins de cinq breaks étaient réalisés de part et d’autre. Dans le troisième jeu, Davenport comptait trois balles de break mais Mauresmo retrouvait alors son service, un des plus percutants du circuit. «Je ne pouvais pas toucher ses balles de service à la fin», notera Davenport. Si Mauresmo a d’abord compté sur son physique, Hingis a eu raison de Seles grâce à sa meilleure vitesse de déplacement. La Suissesse s’est imposée sur un coup droit gagnant après 59 minutes relativement paisibles. Victorieuse de 1991 à 1993, puis de nouveau en 1996, Seles n’avait jamais perdu un seul match à Melbourne. «On déteste quand la défaite arrive mais j’ai fait de mon mieux», a déclaré l’Américaine. Pour Hingis, la victoire de Mauresmo, qu’elle juge plus tendre psychologiquement, est une bonne nouvelle. «Mentalement, c’est plus facile d’être la favorite», a déclaré l’ancienne numéro un mondiale, d’un an la cadette de la Française. «Ce sera sa première finale, ce sera dur pour elle». Chez les hommes, Enqvist s’annonce comme un beau candidat à la consécration ultime. Vainqueur des tournois préparatoires de Melbourne et d’Adelaïde, le 21e joueur mondial n’a pas caché sa joie après avoir démoli le marathonien Lapentti en trois manches, ni son impatience de jouer la finale. Lapentti a paru éreinté, payant sa victoire en cinq manches contre le Slovaque Karol Kucera, tête de série numéro sept, en quart de finale. Déclarations Nicolas Lapentti (Equ/battu par le Suédois Thomas Enqvist): «C’est ma première grande performance dans un grand tournoi. Cela va me donner beaucoup de confiance pour la suite de la saison. J’aurai désormais des buts plus ambitieux. En une seule fois, je vais passer de la 91e place à quelque chose comme la 38e au classement mondial. Et les autres joueurs me respecteront davantage. Je n’oublierai jamais mon match contre Karol Kucera. Aujourd’hui, je me sentais physiquement mieux qu’hier. J’avais bien dormi. Mais Thomas s’est montré plus puissant que moi. Je n’ai eu qu’une seule petite chance, quand j’ai servi à 5-6 dans le deuxième set, avec l’espoir de jouer un jeu décisif après». Martina Hingis (Sui/N.2, victorieuse de l’Américaine Monica Seles, N.6): «J’ai très bien joué dès le début, lui renvoyant toutes ses balles et la contraignant à faire des fautes directes. J’ai joué au milieu du court afin de ne pas lui permettre de trouver des angles impossibles. Les deux fois que j’avais perdu contre elle en huit rencontres, j’avais 14 et 15 ans. Pour moi, il est plus facile de jouer contre Mauresmo en finale que contre Davenport. Contre Amélie, je partirai favorite et je compte déjà deux victoires. Pas très faciles, mais deux victoires tout de même. Serena Willliams a des épaules encore plus larges que les siennes. Je ne pense pas qu’elle frappe la balle très fort, mais elle court très bien et fait des revers le long de la ligne assez inattendus. Elle a produit un très bon tennis dans ce tournoi et c’est une battante». Lindsay Davenport (battue par Amélie Mauresmo): «Je n’ai pas été surprise par la qualité de son jeu mais par la façon dont elle s’est mise à servir sur la fin. Elle n’avait pas servi très bien au début et aurait dû servir moins bien à ce moment-là. Je n’arrivais plus à retourner et c’est ce qui a fait la différence. C’est une fille très très forte et très talentueuse. Et mentalement, on dirait que tout va un peu mieux pour elle ces jours-ci. Elle est devenue très dure à jouer. À certains moments, j’avais l’impression de jouer contre un garçon, tellement elle tapait fort. Elle est si forte des épaules et elle frappe si bien la balle. Aucune autre fille ne frappe la balle comme elle. Et avec son revers à une main, elle varie très bien ses effets. Elle fait tout très bien.» Amélie Mauresmo (vainqueur de Lindsay Davenport): «Quand j’ai débreaké pour la deuxième fois dans le troisième set, j’ai pensé que j’avais une bonne chance de gagner ce match. Je suis restée tout le temps relâchée. Tactiquement, je savais ce que j’avais à faire et je n’avais rien à perdre. Je l’ai un peu embrouillée en variant mes coups, en la faisant courir, en jouant mon revers slicé et en jouant long en coup droit. Pour jouer mon jeu, j’ai besoin de me sentir très forte physiquement. Je prends plutôt comme un compliment qu’elle ait dit que je jouais comme un garçon. Je suis vraiment très satisfaite de ces deux semaines et je vais aller jusqu’au bout. J’ai joué deux fois contre Hingis et j’ai perdu deux fois en trois sets. Je ne réalise pas bien ce qui m’arrive». Tennis-sport Un nouveau classement ATP en l’an 2000 Le classement ATP changera de formule le 1er janvier 2000, notamment en revalorisant les grands tournois, afin d’être plus facile à comprendre pour les passionnés de tennis, a déclaré à l’AFP Larry Scott, directeur général du circuit professionnel masculin, l’ATP Tour, jeudi à Melbourne. «Le nouveau système entrera en vigueur le 1er janvier 2000 et comportera deux changements fondamentaux par rapport au classement actuel», a indiqué Larry Scott. «En premier lieu, il s’agira d’une course aux points sur la base d’une année calendaire. Les joueurs entameront donc l’année avec zéro point et ils accumuleront des points tout au long de la saison», a précisé Larry Scott. Dans le système actuel, le classement est établi sur un cycle d’un an qui évolue chaque lundi. Chaque semaine, les points gagnés lors de la semaine correspondante l’année précédente sont défalqués. Pour Larry Scott, cette méthode de calcul est trop complexe: «Le nouveau système sera plus facile à suivre pour les supporteurs, c’est la première raison de ce changement. Nous voulons que ce classement permette de suivre plus facilement l’évolution d’un joueur, puisqu’elle sera plus directement fonction de ses performances du moment». Le second changement visera à donner plus d’importance aux résultats enregistrés dans les tournois majeurs de la saison. La pression de la télévision «Actuellement, ce sont les 14 meilleurs résultats du joueur (sur les 52 dernières semaines) qui comptent», a rappelé Larry Scott. «À l’avenir, les résultats des tournois du Grand Chelem et de tous les tournois du “Super-9” seront obligatoirement pris en compte, plus les cinq meilleures performances du joueur. L’accent sera donc mis sur les grands rendez-vous, où les meilleurs évoluent généralement à leur meilleur niveau». Selon lui, cela permettra aux supporteurs de savoir quels sont les meilleurs joueurs du moment et ceux qui, au contraire, sont en méforme. Le nouveau système d’attribution des points en fonction de la valeur des tournois, ainsi que les bonus obtenus selon le classement de l’adversaire, restent à finaliser, a indiqué le directeur général de l’ATP Tour. Par ailleurs, Larry Scott a estimé que les impératifs de la télévision, principale source de revenus du tennis, allaient peut-être conduire à des modifications du jeu chez les messieurs, notamment le passage de cinq à trois sets pour raccourcir les parties. D’autres changements sont à l’étude, notamment le fait de remplacer le troisième set par un jeu décisif, le raccourcissement des sets ou la suppression de l’avantage. «L’ATP Tour doit décider s’il va se contenter de conserver le tennis en l’état pour plaire à un noyau dur de supporteurs ou s’il est impératif pour lui d’élargir son public», a déclaré Larry Scott. «Or, si nous rendons la couverture trop difficile pour la télévision, le tennis perdra de l’audience par rapport aux autres sports». Mais même si l’ATP Tour adopte ces changements, il lui faudra encore convaincre la Fédération internationale de tennis, qui régit les tournois du Grand Chelem et la Coupe Davis, de l’imiter.
Amélie Mauresmo a débordé de la tête et des épaules jeudi la numéro un mondiale Lindsay Davenport pour une place en finale des Internationaux d’Australie, sa première dans un tournoi du Grand Chelem. Grâce à sa puissance et une volonté de fer, la Française, 29e au classement WTA, s’est imposée contre l’Américaine sur le score de 4-6, 7-5, 7-5. Elle affrontera dans la nuit de vendredi à samedi la Suissesse Martina Hingis, numéro deux mondiale et tenante du titre, qui a mis fin, en deux manches 6-2, 6-4, aux 33 victoires consécutives de Monica Seles à Melbourne. Chez les hommes, l’espoir équatorien Nicolas Lapentti s’est incliné face au Suédois Thomas Enqvist, sans discussion,sur le score de 6-3, 7-5, 6-1. Enqvist, qui disputera sa première finale de Grand Chelem, sera opposé au vainqueur de la demi-finale...