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Actualités - Reportages

Stylisme Milia Maroun : la fluidité, synonyme d'élégance (photos)

Un petit bout de femme. Mais du style — et du stylisme — jusqu’au bout des ongles. Et de la modestie. «Je sais qu’il est très prétentieux de vouloir habiller les gens à son goût», dit Milia Maroun. Ce constat ne l’empêche pas d’avoir sa propre griffe, «Milia M.». Sa première collection de prêt-à-porter sortira au printemps. Une ligne mode de vêtements «que l’on peut garder durant dix ans», dit-elle. Longue chevelure frisée, yeux noisette grand ouverts pour capter le moindre détail, tenue soignée, sobre, Milia Maroun, 28 ans, veut habiller les femmes comme elle s’habille elle-même. Ce qui n’est pas une mauvaise idée… Elle a fait l’école Esmod à Paris, spécialisation styliste-modeliste en prêt-à-porter femme. Durant ses années d’études, elle remporte plusieurs concours. Et se voit attribuer en 1992 le premier prix de France en lingerie. Ce qui lui ouvre grand les portes de «Vanity Fair», un important groupe américain qui gère plusieurs marques de lingerie et de maillots. «Entre autres, la ligne de dessous Naf Naf pour jeunes filles. À l’époque, elle venait d’être créée», indique-t-elle. «J’y ai travaillé en tant que styliste, durant quatre ans. C’était passionnant de participer au lancement d’une marque. D’autant que parallèlement à la conception des modèles, j’ai eu l’occasion de faire des voyages professionnels très formateurs. J’ai fait toutes les capitales de la mode: Londres, Milan, New York, Amsterdam, Barcelone mais aussi des destinations plus techniques comme la Turquie et Honk Kong…». Début 1996 elle décide de retourner au Liban. Elle commence par prospecter le marché local du stylisme de lingerie, et ne trouvant pas de créneau qui lui convienne, répond à une proposition d’enseignement à Esmod, Damas. «J’y ai donné deux années scolaires. Là aussi, c’était une bonne expérience tant du point de vue professionnel qu’humain». En juillet 98, elle s’installe à Beyrouth «avec des projets clairs en tête». À savoir le lancement de sa propre marque de prêt- à-porter féminin. Sa première collection sera mise en vente au printemps-été 99, dans un établissement beyrouthin renommé. L’ensemble a été confectionné en Europe. «J’y connais des professionnels avec qui je travaille sur prototype». Sa ligne : «des vêtements simples, épurés, faciles à porter en toutes circonstances, coupés dans de jolies matières : lin, coton, crêpe, satin, lainage, mousseline… Je ne suis pas contre les tissus synthétiques, signale Milia, mais uniquement lorsqu’ils ont un “tombé” aussi fluide et naturel que les étoffes nobles. Ce qui importe pour moi, c’est la douceur autant visuelle que tactile d’un vêtement . Sans oublier le fini qui doit être impeccable». Elle se fait «une certaine image» de la femme. C’est là qu’elle puise son inspiration. Également stimulée par les voyages, les salons, les défilés et les envies épisodiques qu’elle peut éprouver. «J’ai une silhouette de femme qui me trotte en tête. Une allure élégante, un port de tête, une gestuelle, une façon de se mouvoir. Ma muse est une femme qui exploite tous ses atouts aussi bien physiques qu’intellectuels». Cela donne assurément une ligne qui a du caractère…
Un petit bout de femme. Mais du style — et du stylisme — jusqu’au bout des ongles. Et de la modestie. «Je sais qu’il est très prétentieux de vouloir habiller les gens à son goût», dit Milia Maroun. Ce constat ne l’empêche pas d’avoir sa propre griffe, «Milia M.». Sa première collection de prêt-à-porter sortira au printemps. Une ligne mode de vêtements «que l’on peut garder durant dix ans», dit-elle. Longue chevelure frisée, yeux noisette grand ouverts pour capter le moindre détail, tenue soignée, sobre, Milia Maroun, 28 ans, veut habiller les femmes comme elle s’habille elle-même. Ce qui n’est pas une mauvaise idée… Elle a fait l’école Esmod à Paris, spécialisation styliste-modeliste en prêt-à-porter femme. Durant ses années d’études, elle remporte plusieurs concours. Et se voit...