Cité comme exemple dans plusieurs facultés d’agronomie, Israël est un pays qui est parvenu à faire de son secteur agricole, et notamment du secteur de la culture des fleurs coupées, un véritable cheval de bataille. Ce pays qui a misé sur le secteur primaire, «pour coloniser le territoire, se retrouve aujourd’hui avec une agriculture qui est phénoménalement exportatrice», commente Philippe Grondier en énumérant les raisons pour lesquelles Israël est devenu si compétitif sur le marché. Les chiffres indiquent que rien qu’en fleurs coupées, les Israéliens fournissent près de 70% au marché d’Alsmeer en Hollande, véritable «bourse de la fleur», ce qui équivaut à un chiffre d’affaires de près de 200 millions de dollars par an. Une entreprise d’autant plus réussie qu’elle est soutenue par l’État israélien, qui possède ses propres agences et services de vente, subventionne l’eau utilisée et paye les terrassements. Bref, un secteur en plein essor qui emploie 15 à 20 000 personnes. Alors, on se demande vraiment comment, dans un pays tel que le nôtre, riche en eau, on lésine encore à gérer nos ressources hydrauliques et à les répartir de manière à soutenir ce secteur. Et lorsque l’on sait que le prix de location d’un lopin de terre sur la côte (à Tabarja par exemple ), à des fins de culture, peut aller jusqu’à près d’un million de LL pour un ‘dounom’ (1 000 m2), on comprend pourquoi ce secteur est encore peu développé. À titre comparatif, il est intéressant de relever qu’en France, la location pour un an d’un terrain de 1 000m2 reviendrait à près de 100 FF, alors qu’au Liban, elle coûterait l’équivalent de 2 000 FF, ce qui est excessivement cher, note Philippe Grondier. La raison en est simple : «Il n’existe pas de séparation entre la terre agricole et la terre constructive, parce que chaque personne qui possède 1m2 de terre au Liban croit posséder de l’or, et rêve de construire un immeuble de 18 étages, qu’il aura beaucoup de mal à vendre d’ailleurs», conclut le jeune agronome. Peut-être pouvons-nous espérer que les responsables contribueront à sauver ce qui reste de terrains agricoles avant que le béton n’achève de les ronger. Peut-être aussi n’est-il pas encore trop tard pour faire machine arrière et développer un secteur qui pourrait être très florissant.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Cité comme exemple dans plusieurs facultés d’agronomie, Israël est un pays qui est parvenu à faire de son secteur agricole, et notamment du secteur de la culture des fleurs coupées, un véritable cheval de bataille. Ce pays qui a misé sur le secteur primaire, «pour coloniser le territoire, se retrouve aujourd’hui avec une agriculture qui est phénoménalement exportatrice», commente Philippe Grondier en énumérant les raisons pour lesquelles Israël est devenu si compétitif sur le marché. Les chiffres indiquent que rien qu’en fleurs coupées, les Israéliens fournissent près de 70% au marché d’Alsmeer en Hollande, véritable «bourse de la fleur», ce qui équivaut à un chiffre d’affaires de près de 200 millions de dollars par an. Une entreprise d’autant plus réussie qu’elle est soutenue par l’État...