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Actualités - Chronologie

Tennis - Open d'Australie Sanchez éliminée, Korda hué, Kournikova sauvée (photos)

Arantxa Sanchez Vicario s’est éclipsée sans gloire, jeudi, des Internationaux de tennis d’Australie où la star russe Anna Kournikova a souffert le martyre avant de se qualifier pour les 16es de finale. La pin-up du circuit a servi piteusement, commettant 31 doubles fautes contre la Japonaise Miho Saeki qui n’a pas su en profiter, s’inclinant 1-6 6-4 10-8. Chez les hommes, Petr Korda, tenant du titre accusé de dopage, a poursuivi son entreprise de réhabilitation en écartant avec autorité l’Espagnol Julian Alonso 6-3 6-1 6-1, tandis qu’Andre Agassi a confirmé sa forme éblouissante en disposant du Tchèque Slava Dosedel 7-6 6-2 6-0. La surprise du jour a été créée par le jeune étudiant américain Paul Goldstein. Sorti de nulle part, il a battu le gaucher britannique Greg Rusedski, tête de série numéro huit, en quatre manches 6-4 6-7 7-6 6-2. Mais c’est d’abord la défaite d’Arantxa Sanchez Vicario devant l’Autrichienne Barbara Schett 6-2 6-2 qui a animé les conversations. Tête de série numéro quatre, victorieuse l’an passé à Roland-Garros, l’Espagnole a vécu une saison australienne catastrophique. Schett l’avait déjà battue à Sydney, elle a récidivé en s’imposant en seulement 55 minutes sur un court balayé par le vent. «Je suis très surprise car je pensais qu’elle allait hausser son niveau de jeu pour le Grand Chelem, même si je l’avais battue la semaine dernière», a déclaré l’Autrichienne. Surpris, Goldstein ne l’était pas moins, après avoir battu une des terreurs du moment pour son 10e match sur le circuit professionnel. «Qui est donc Paul Goldstein ?» a demandé un journaliste en conférence de presse. «Paul Goldstein vient de Rockville, Maryland», a répliqué le joueur issu des qualifications. «Il possède deux parents parmi les plus formidables du monde, deux frères merveilleux, et il se sent plutôt bien en ce moment». Le calvaire de Korda Goldstein a été applaudi, contrairement à Korda, constamment sifflé par le public malgré sa victoire sans appel sur Alonso. «Certains ont employé des expressions déplacées. C’était insultant, et je ne veux pas en parler davantage», a dit le Tchèque, contrôlé positif à la nandrolone à Wimbledon l’an passé. Du moins Korda aura-t-il eu la satisfaction de recevoir une poignée de main d’Alonso à la fin du match, ce qu’avait refusé de faire son précédent adversaire ibère Galo Blanco. Martina Hingis a poursuivi la défense de son titre en battant facilement la nouvelle venue Elena Dementieva 6-3 6-2. Mary Pierce, lauréate à Melbourne en 1995, a étalé aussi ses ambitions retrouvées en dominant 6-2 6-1 la Luxembourgeoise Anne Kremer. La Française n’a perdu que dix jeux en deux tours et bénéficie d’un franc soutien auprès du public, notamment de la part d’un groupe d’hommes affublés de perruques blondes et de jupes orange comme leur idole. Sandrine Testud, tête de série numéro 14, s’est elle aussi qualifiée pour les 16es de finale en battant la Belge Els Callens 6-3 6-1, tandis que chez les hommes, il ne reste plus que Fabrice Santoro pour défendre les couleurs tricolores. Julie Halard-Decugis a pris la porte, battue 4-6 7-5 6-4 par la Sud-Africaine Amanda Coetzer et Alexia Dechaume-Balleret a eu le malheur de tomber sur un os en la personne de Monica Seles, qui n’a toujours pas perdu un seul match à Melbourne, l’emportant cette fois 6-1 6-4. Steffi Graf s’est fait un peu plus peur en concédant une manche à l’Autrichienne Barbara Schwartz avant de se qualifier 4-6 6-1 6-2. Mais la plus intéressante confrontation a eu lieu entre Kournikova, 13e mondiale, et Saeki, 80e mondiale. La jeune Russe, demi-finaliste à Wimbledon, a besoin d’améliorer rapidement son service si elle veut espérer avancer. Dans les tournois préparatoires aux Internationaux, elle avait déjà commis près d’une centaine de doubles fautes en six matches. Dans sa première rencontre à Melbourne, elle avait «doublement fauté» 23 fois. «C’est devenu une habitude, je m’y fais. Mais c’est très rageant, pour moi comme pour les spectateurs», a-t-elle déclaré. Hingis, qui regardait sa partenaire de double depuis les vestiaires, a trouvé cela plutôt «très amusant». «Toutes les joueuses attendaient la prochaine double faute», a-t-elle expliqué. Déclarations Lionel Roux (battu par l’Italien Gianluca Pozzi) : «Je menais 3-0 au deuxième set quand je me suis tordu la cheville droite en étant pris à contre-pied. J’ai appelé le kiné à 4-1. Il m’a fait un strapping et cela avait l’air d’aller. Je ne sais pas si c’est l’appréhension, mais j’ai dû compenser par la suite, si bien que j’ai ressenti des douleurs dans le bas du dos. Je n’arrivais plus à servir. Dommage, car je jouais bien et j’avais un beau tableau!» Mary Pierce (victorieuse d’Anne Kremer) : «Je ne m’étais pas sentie dans une aussi bonne forme depuis des mois. J’en suis très heureuse, car mon jeu n’était pas au niveau où il aurait dû être. Mais ce n’est que le deuxième tournoi de la saison. On peut toujours s’améliorer et je pense qu’il faut encore que je travaille un peu mon service. Je suis contente et je me sens bien en Australie». Arnaud Clément (battu par le Tchèque Jiri Novak) : «Ce n’est pas trop dur à digérer. Ce n’est pas grave. Je crois que je n’ai pas beaucoup de trucs à me reprocher. Il aurait fallu que je gagne le deuxième set plus rapidement. Au troisième, j’ai eu un petit coup de barre, peut-être un peu d’hypoglycémie, et j’avais même froid. J’ai laissé filer. À 4-1 au dernier set, j’ai senti des crampes et j’ai fait venir le kiné. Pourtant, je me sentais bien. C’est peut-être un peu contradictoire, mais c’est comme ça. Il ne fallait pas que le niveau de mon jeu baisse un peu, sinon il prenait l’ascendant». Anna Kournikova (Rus/N°12, victorieuse de la Japonaise Miho Saeki) : «Ce fut un beau combat, mais j’ai le nez brûlé par le soleil. On est toujours content quand on gagne, aussi long que soit le match. Je ne m’attendais pas à ce que Miho joue aussi bien. C’est très frustrant de faire autant de doubles fautes, pour moi et pour le public. Je ne sais pas ce qui se passe. À l’entraînement, mon service marche très bien. Mais en match, cela ne va plus et il faut que je me batte pour compenser ce handicap. J’ai tout de même mieux joué aujourd’hui qu’au premier tour». Fabrice Santoro (vainqueur de Guillaume Raoux) : «Il faisait chaud. Ça tapait! Ce n’est jamais facile de jouer contre un autre Français. On attendait un peu de voir ce que l’autre allait faire. On a fait un match moyen, mais ce fut une belle bagarre, physique et mentale. Mon dos m’a encore fait mal après une heure et quart de jeu. J’ai fait revenir le kiné, comme au premier tour, et cela a été jusqu’à la fin du match. Raoux a peut-être attrapé une petite insolation. J’étais là pour gagner, pas pour le faire briller. Contre Kiefer, au prochain tour, ce sera pareil. Il s’attend sûrement que je brouille les cartes. Il a une sale réputation, mais moi, j’ai de bons rapports avec lui. C’est quelqu’un qui a un bon fond». La rubéole sans le savoir Fabrice Santoro avait terminé très épuisé après avoir été éliminé au troisième tour des Internationaux d’Australie, l’année dernière. À son retour en France, il fit faire des analyses médicales pour découvrir l’origine de son état. «Quand les résultats me furent communiqués, il y avait une pleine page bourrée de chiffres à peu près normaux, plus quelques lignes sur une deuxième page que je n’ai pas lue», a-t-il expliqué jeudi, fringant, après sa cinquième victoire sur Guillaume Raoux. Continuant de jouer cahin-caha, il attendit le mois d’octobre pour communiquer les deux pages à Bernard Montalvan, le médecin fédéral, qui les lut en entier pour sa part. «Mais tu avais la rubéole!» s’entendit-il dire. «C’était grave et en janvier, j’aurais dû sans doute être au lit. J’avoue que dans cette affaire, j’ai un peu manqué de professionnalisme», a reconnu Santoro.
Arantxa Sanchez Vicario s’est éclipsée sans gloire, jeudi, des Internationaux de tennis d’Australie où la star russe Anna Kournikova a souffert le martyre avant de se qualifier pour les 16es de finale. La pin-up du circuit a servi piteusement, commettant 31 doubles fautes contre la Japonaise Miho Saeki qui n’a pas su en profiter, s’inclinant 1-6 6-4 10-8. Chez les hommes, Petr Korda, tenant du titre accusé de dopage, a poursuivi son entreprise de réhabilitation en écartant avec autorité l’Espagnol Julian Alonso 6-3 6-1 6-1, tandis qu’Andre Agassi a confirmé sa forme éblouissante en disposant du Tchèque Slava Dosedel 7-6 6-2 6-0. La surprise du jour a été créée par le jeune étudiant américain Paul Goldstein. Sorti de nulle part, il a battu le gaucher britannique Greg Rusedski, tête de série numéro huit, en...