Une conférence sur «la situation actuelle de la Cour internationale de justice et les perspectives d’avenir» a été donnée, hier, à la faculté de droit de l’Université Saint-Joseph, par le représentant de la France à cette Cour, le juge Gilbert Guillaume. Dans son intervention, M. Guillaume a évoqué les caractéristiques essentielles de la Cour internationale de justice, dont l’universalité. Tous les États membres des Nations unies sont, de fait, signataires des statuts de la Cour, mais aussi certains pays non affiliés aux Nations unies comme la Suisse. La Cour n’est saisi d’une affaire que si les États concernés sont d’accord. Après avoir exposé la composition actuelle de la Cour et les différentes affaires pendantes devant elle, le juge Guillaume a fait état de la prolifération des juridictions internationales (la cour criminelle de Rome, les différents tribunaux internationaux chargés de juger les criminels de guerre…), en soulignant que la CIJ est la seule Cour à compétence universelle (englobant tous les États) et générale (traitant de toutes les matières). Le président de l’association des anciens de la faculté de droit de l’Université Saint-Joseph, Me Ralph Riachi, en introduisant le juge Guillaume a dans son intervention dressé l’historique de la CIJ, son avènement en 1920 sous la forme d’une «cour permanente de justice» et sa transformation après la Seconde Guerre mondiale en Cour internationale de justice. Il est à noter que le juge Gilbert Guillaume est licencié en droit de l’université de Paris, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, issu de l’École nationale d’administration, délégué de la France à l’Assemblée générale des Nations unies, membre de la cour permanente d’arbitrage et membre de l’Académie internationale de droit comparé. Il est juge à la Cour internationale de justice depuis 1987. Ont assisté à la conférence, MM. Joseph Chaoul, ministre de la Justice, Bahige Tabbarah, ancien ministre, et Chaker Abousleiman, président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, le premier président de la cour de cassation, M. Mounir Honein, ainsi que de nombreux juristes libanais.
Une conférence sur «la situation actuelle de la Cour internationale de justice et les perspectives d’avenir» a été donnée, hier, à la faculté de droit de l’Université Saint-Joseph, par le représentant de la France à cette Cour, le juge Gilbert Guillaume. Dans son intervention, M. Guillaume a évoqué les caractéristiques essentielles de la Cour internationale de justice, dont l’universalité. Tous les États membres des Nations unies sont, de fait, signataires des statuts de la Cour, mais aussi certains pays non affiliés aux Nations unies comme la Suisse. La Cour n’est saisi d’une affaire que si les États concernés sont d’accord. Après avoir exposé la composition actuelle de la Cour et les différentes affaires pendantes devant elle, le juge Guillaume a fait état de la prolifération des juridictions...
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