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Actualités - Chronologie

Le football saisi par la fièvre de la Bourse (photo)

Les clubs de football, à la recherche d’argent pour moderniser leurs stades, en construire de nouveaux et devenir de véritables sociétés commerciales, sont saisis de plus en plus par la fièvre de la Bourse qui leur permettrait de réaliser plus vite leurs projets de développement. Le sujet a pris une telle importance que la deuxième édition de Football Expo (de lundi à jeudi à Cannes) lui a consacré l’un de ses principaux ateliers de travail. Seule l’Europe est aujourd’hui touchée par ce phénomène, car les clubs d’Amérique du Nord sont régis par le système de franchises qui appartiennent à un propriétaire ou un groupe d’investisseurs. Berceau du capitalisme, la Grande-Bretagne compte le plus de clubs cotés (dont les prestigieux Manchester United, Tottenham, Newcastle), devant le Danemark (une demi-douzaine), les Pays-Bas (Ajax Amsterdam) et l’Italie (la Lazio de Rome). Mais de nouveaux pays, comme l’Allemagne (notamment le Bayern Munich) et l’Espagne (Atletico Madrid), devraient entrer prochainement dans la danse, une fois que la législation de ces pays le permettra. C’est en Italie que le nombre de projets (Milan AC, Inter Milan, Bologne) est le plus important, a affirmé M. Duncan Murray, un des dirigeants de la firme londonienne Dewe Rogerson, qui prépare l’introduction en Bourse de Milan et de Bologne. Mais la Bourse n’est pas la recette miracle, prévient Mark Corbidge, président de Corbidge Capital Consultants Limited, qui a piloté l’entrée en Bourse de Newcastle. Car «la valeur moyenne des actions des clubs de football a nettement moins augmenté que la moyenne des cours au Stock Exchange de Londres», malgré l’engouement de plus en plus grand que suscite ce sport dans le monde entier. «Les clubs de football, avec les jeunes joueurs dont la valeur future ne peut être connue, a-t-il ajouté, peuvent être comparés à des sociétés pharmaceutiques qui vont lancer de nouveaux médicaments». L’avenir des clubs de football cotés en Bourse va être fortement influencé, selon lui, par la décision du gouvernement anglais d’autoriser ou non l’offre d’achat du club de Manchester United par le magnat australo-américain des médias, Rupert Murdoch, malgré l’opposition de ses supporters, minoritaires dans le capital. La France pour le moment n’est pas concernée par cette fièvre. La ministre (communiste) de la Jeunesse et des Sports Marie-George Buffet doit présenter en 1999 un projet de loi qui devrait permettre aux principaux clubs professionnels d’adopter, s’ils le souhaitent, le statut de sociétés anonymes plutôt que celui de SAOS (Sociétés anonymes à objet sportif), qui est jusqu’à présent le statut le plus élaboré auquel ils peuvent prétendre. Mais Mme Buffet a affirmé à de nombreuses reprises son opposition à la possibilité pour les clubs d’être côtés en Bourse. D’ailleurs, ceux-ci ne sont pas très demandeurs. Le nouveau président délégué du Paris SG (qui avec 350 MF possède le budget le plus important), Laurent Perpère, un financier avisé de Canal Plus, l’actionnaire majoritaire, a ainsi confié à l’AFP qu’il n’entrait pas dans ses intentions de vouloir faire appel au marché. Mondial-2006 L’ancien footballeur anglais Sir Bobby Charlton est persuadé que l’Angleterre obtiendra l’organisation de la Coupe du Monde de 2006, quarante ans après avoir mené son pays à sa seule victoire dans cette compétition. «Nous battrons à nouveau l’Allemagne», a déclaré Sir Bobby, mercredi, lors d’une présentation à la presse de la candidature anglaise lors du salon Football Expo qui se déroule à Cannes (sud de la France) de lundi à jeudi. L’ex-meneur de jeu de l’équipe d’Angleterre faisait référence à la victoire controversée en finale de l’édition de 1966 (4-2 après prolongation) contre l’Allemagne, son rival européen dans la course pour 2006. Ignorant les candidatures africaines, spécialement celle de l’Afrique du Sud vers qui vont les préférences du président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Blatter, Bobby Charlton affirme que l’Angleterre «possède dès maintenant toutes les infrastructures et les stades nécessaires à l’organisation de la compétition». La confiance anglaise est telle que le comité organisateur anglais n’a pas jugé bon de tenir une véritable conférence de presse. Il est vrai qu’à quelques mètres de là, au stand de la candidature allemande, le Kaiser Franz Beckenbauer, l’ambassadeur de son pays n’a pas souhaité réunir les journalistes, comptant apparemment plus sur le soutien déclaré à son pays du président de l’Union européenne de football (UEFA), Lennart Johansson (Suède).
Les clubs de football, à la recherche d’argent pour moderniser leurs stades, en construire de nouveaux et devenir de véritables sociétés commerciales, sont saisis de plus en plus par la fièvre de la Bourse qui leur permettrait de réaliser plus vite leurs projets de développement. Le sujet a pris une telle importance que la deuxième édition de Football Expo (de lundi à jeudi à Cannes) lui a consacré l’un de ses principaux ateliers de travail. Seule l’Europe est aujourd’hui touchée par ce phénomène, car les clubs d’Amérique du Nord sont régis par le système de franchises qui appartiennent à un propriétaire ou un groupe d’investisseurs. Berceau du capitalisme, la Grande-Bretagne compte le plus de clubs cotés (dont les prestigieux Manchester United, Tottenham, Newcastle), devant le Danemark (une...