La Kabylie, à une centaine de kilomètres à l’est d’Alger, connaît depuis un mois une recrudescence de la violence qui a encore coûté la vie à cinq personnes, massacrées par un groupe armé dans la nuit de lundi à mardi près de Bouira. Un «groupe de terroristes», expression désignant les islamistes armés dans la terminologie des services de sécurité, a massacré cinq personnes à el-Beidha, près de Bouira (120 Kilomètres au sud-est d’Alger), selon un bilan officiel. Les services de sécurité n’ont fourni aucune précision sur ce massacre qui porte à près de 120 le nombre de tués en Algérie dans des massacres et attentats, depuis le début du mois de jeûne musulman du Ramadan, le 19 décembre. Plusieurs de ces attentats ont eu lieu dans la région de Bouira, dont une partie se trouve en Kabylie, notamment près de Lakhdaria (ex-Palestro), Kadiria et Aomar-Gare. Ce nouveau massacre en Kabylie, marque un déplacement sensible vers l’est du pays, de la violence islamiste qui, ces derniers mois, étaient essentiellement concentrée à l’ouest, notamment dans la région de Médéa et Aïn Defla (150 à 250 kilomètres à l’ouest d’Alger). Cette région surplombée par les maquis difficilement accessibles des monts du Zaccar et du Dahra, fief du Groupe islamique armé (GIA) d’Antar Zouabri, était devenue l’épicentre de la violence islamiste. Huit militaires notamment y avaient été tués et quinze blessés le 27 décembre à Aïn N’sour, alors que 57 villageois avaient été massacrés à Tadjena, le 8 décembre. Peu à peu, au cours des dernières semaines, la violence imputée aux islamistes armés, s’est répandue de plus en plus à l’est. Elle serait l’œuvre du rival dissident de Zouabri, Hassan Hattab, qui a annoncé en octobre la création du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Ainsi, lors de la première quinzaine du mois de décembre, une vingtaine de personnes avaient été tuées en Kabylie à des faux barrages et dans des attentats entre Lakhdaria, Kadiria et M’chedallah (ex-Maillot). En outre, dans les derniers jours de décembre toujours en Kabylie, deux policiers avaient été tués à Dellys, trois à Draa el-Mizan, un militaire à M’chedallah, un ancien maire, son épouse et un patriote à Maouklane.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Kabylie, à une centaine de kilomètres à l’est d’Alger, connaît depuis un mois une recrudescence de la violence qui a encore coûté la vie à cinq personnes, massacrées par un groupe armé dans la nuit de lundi à mardi près de Bouira. Un «groupe de terroristes», expression désignant les islamistes armés dans la terminologie des services de sécurité, a massacré cinq personnes à el-Beidha, près de Bouira (120 Kilomètres au sud-est d’Alger), selon un bilan officiel. Les services de sécurité n’ont fourni aucune précision sur ce massacre qui porte à près de 120 le nombre de tués en Algérie dans des massacres et attentats, depuis le début du mois de jeûne musulman du Ramadan, le 19 décembre. Plusieurs de ces attentats ont eu lieu dans la région de Bouira, dont une partie se trouve en Kabylie, notamment...