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Actualités - Chronologie

Urbanisme - Donald Trump revient au top La tour, prends garde

Dans un remake des homériques batailles des années 80, associations de défense du cadre de vie et personnalités tentent d’empêcher le milliardaire Donald Trump de construire «la tour résidentielle la plus haute du monde», dont les 258 mètres feront de l’ombre à l’Onu. Cet immeuble, prévu en face du siège des Nations unies, est «choquant par rapport à l’Onu, diminue son importance architecturale et, partant, son symbolisme», a expliqué Walter Cronkite, ancien présentateur-vedette de la chaîne de télévision CBS et un des opposants déclarés au projet, en tant que «citoyen s’intéressant à l’aspect de la ville». À ses côtés se retrouvent notamment Symour Flug, ancien président de Dinners, William Donaldson, fondateur de la banque d’investissement qui porte son nom, le magnat du pétrole David Koch ou Alberto Vilar, PDG d’une firme de conseil financier qui a récemment donné 25 millions de dollars au Metropolitan Opera. Ils estiment que la tour de verre et de bronze, dont la construction doit commencer cette année près de l’East River, va défigurer leur quartier, projeter une ombre gigantesque alentours, créer des vents violents ou encore générer des embouteillages. Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, s’est dit «préoccupé» par ce voisinage, selon un responsable de l’organisation cité par le Washington Post . Des associations ayant réussi à bloquer un grandiose projet sur Columbus Circle, au sud de Central Park, dans les années 80, ou à faire démolir 12 étages d’une tour Trump au nord-est de Manhattan, se mobilisent de nouveau. Déjà-vu Renforçant l’impression de déjà-vu, Donald Trump lui-même semble être revenu à la position qu’il occupait alors, que ce soit au bras de blondes tapageuses dans les pages mondaines des tabloïds ou dans la liste des 400 plus grandes fortunes établies par le magazine Forbes (105e avec 1,4 milliard de dollars en 1997). «Cet immeuble est hors de proportion», a expliqué M. Flug. «Si les gens veulent habiter au 90e étage, ils peuvent aller au World Trade Center». «Aucun habitant de ma ville ne peut se satisfaire» de ce projet, a-t-il estimé. «Si on peut construire quelque chose de cette taille ici, on pourra le faire n’importe où». En fait, la «Trump World Tower», un projet de 360 millions de dollars, n’aura que 70 étages, mais d’une hauteur de plafond telle qu’ils équivaudront bien à 90 étages. La tour de l’Onu n’en a que 39. Les 376 appartements, du trois pièces avec vue sur la ville à 1,4 million de dollars, cave à vin non comprise, au penthouse de 10 millions donnant sur la rivière, «se vendent comme des petits pains», a assuré M. Trump à l’hebdomadaire Our Town . «Nous ne sommes pas anti-Trump. Sa personnalité, quoi qu’on en pense, n’est pas en cause», assurait Robert Kay, un avocat d’affaires. Reste que si les résidents bientôt privés de vue sur l’East River ont toutes les raisons de vouloir bloquer le projet, les commerçants du quartier se frottent les mains. «J’attends l’ouverture avec impatience», commentait Robert Dandra, responsable d’une teinturerie face au chantier. Une «Coalition pour un urbanisme responsable» a engagé un éminent avocat spécialisé et a réuni déjà 125 000 dollars pour contester en justice le permis de construire, admettant à mots couverts que cela sera difficile. Seul Trump était capable de voir les failles dans les schémas d’urbanisme, d’utiliser toutes les petites bizarreries des règlements», reconnaît Me Kay.
Dans un remake des homériques batailles des années 80, associations de défense du cadre de vie et personnalités tentent d’empêcher le milliardaire Donald Trump de construire «la tour résidentielle la plus haute du monde», dont les 258 mètres feront de l’ombre à l’Onu. Cet immeuble, prévu en face du siège des Nations unies, est «choquant par rapport à l’Onu, diminue son importance architecturale et, partant, son symbolisme», a expliqué Walter Cronkite, ancien présentateur-vedette de la chaîne de télévision CBS et un des opposants déclarés au projet, en tant que «citoyen s’intéressant à l’aspect de la ville». À ses côtés se retrouvent notamment Symour Flug, ancien président de Dinners, William Donaldson, fondateur de la banque d’investissement qui porte son nom, le magnat du pétrole David Koch...