Il s’appelle Paul Smith et il est le grand maître ordonnateur du chic masculin. Un humble excentrique aux cheveux longs, plus proche du professeur Nimbus que d’Alain Delon. Aristocrate de la mode, gourou de l’apparence, sa griffe est devenue l’uniforme des hommes influents de la planète, le passe-partout des stars et des séducteurs branchés. Une coupe anglaise traditionnelle rehaussée d’un zeste d’excentricité. «Les vêtements Paul Smith rendent intéressant sans donner l’air idiot», affirme un collectionneur. Chaque matin, Paul Smith nage vingt minutes, et marche jusqu’à son bureau, une sorte de grenier au-dessus de ses trois magasins de Floral Street, à Soho. Dans la rue, il ouvre son petit carnet noir, gribouille et note; le dessin n’est pas son fort. Businessman hors pair, cet homme vend comme il respire. À quarante-huit ans, il est, dans le monde entier, l’exporté le plus connu de Nottingham avec le célèbre romancier D. H. Lawrence. En 1970, sa femme l’encourage à ouvrir boutique et, lorsque le succès arrive, à s’installer à Londres. Leur idylle dure depuis vingt-sept ans. Aujourd’hui, l’empire Paul Smith s’étend dans trente-huit pays et comprend une ligne pour femmes, une ligne pour enfants, des jeans, un choix vaste d’accessoires... Passionné de design, de photographie et d’architecture, Smith cultive son énergie créative. Il y a deux ans, l’université d’Oxford lui demanda d’occuper, le temps d’une soirée, la salle de débats. «L’idée de parler devant autant d’étudiants brillants me faisait franchement peur; j’ai quitté l’école à quinze ans!». À la fin de son discours, ces futurs banquiers, hommes de lettres et politiciens faisaient la queue pour lui demander du travail! La reine d’Angleterre l’a nommé commandeur de l’ordre de l’Empire britannique pour ses services rendus à l’industrie anglaise. À Nottingham, ses parents le prennent moins au sérieux. L’autre jour, son père le dévisage, les sourcils froncés: «Pois et carreaux. Te sens-tu bien mon fils?».
Il s’appelle Paul Smith et il est le grand maître ordonnateur du chic masculin. Un humble excentrique aux cheveux longs, plus proche du professeur Nimbus que d’Alain Delon. Aristocrate de la mode, gourou de l’apparence, sa griffe est devenue l’uniforme des hommes influents de la planète, le passe-partout des stars et des séducteurs branchés. Une coupe anglaise traditionnelle rehaussée d’un zeste d’excentricité. «Les vêtements Paul Smith rendent intéressant sans donner l’air idiot», affirme un collectionneur. Chaque matin, Paul Smith nage vingt minutes, et marche jusqu’à son bureau, une sorte de grenier au-dessus de ses trois magasins de Floral Street, à Soho. Dans la rue, il ouvre son petit carnet noir, gribouille et note; le dessin n’est pas son fort. Businessman hors pair, cet homme vend comme il respire....
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