Jacques Chirac a jugé lundi «très préoccupante» la montée de la violence en France, qui ne touche plus seulement les quartiers sensibles et dont les auteurs sont de plus en plus jeunes. Lors de la cérémonie des vœux du gouvernement au chef de l’État, marquée par le retour officiel du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, Jacques Chirac a estimé que cette montée de la violence constituait l’un des «deux enjeux majeurs» auquel le pays est confronté. Des incidents sont survenus dans plusieurs villes, dont Strasbourg et Orléans. Dans cette dernière ville, un policier a été blessé par balle vendredi. «La sécurité des personnes et des biens» est «sans doute l’une des premières attentes des Français à l’égard des pouvoirs publics», et appelle une «réponse globale», a déclaré le président de la République. «Elle implique que chaque membre du corps social assume sa part de responsabilités et que les pouvoirs publics, toujours mieux coordonnés, soient efficaces dans leur action», a poursuivi Jacques Chirac. Le gouvernement s’est donné trois ans pour mettre en place un plan de redéploiement des effectifs de police et de gendarmerie qui se heurte à l’hostilité des syndicats de police et d’élus locaux de tous bords. Guy Fougier, conseiller d’État chargé d’une mission d’étude, a remis son rapport jeudi dernier. «Je sais, M. le Premier ministre, que je rencontre vos propres préoccupations et celles du gouvernement en disant cela. Ce sont des domaines où la mobilisation de tous est nécessaire dans l’intérêt de la France et des Français», a ajouté Jacques Chirac à l’adresse de Lionel Jospin. «Je souhaite que nous progressions dans la bonne direction». Auparavant, le chef de l’État avait présenté ses vœux «à l’ensemble du gouvernement» et «en particulier» au ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, de retour après un arrêt de quatre mois, consécutif à un grave accident opératoire. Jacques Chirac s’est dit «heureux» de saluer celui-ci «après les épreuves personnelles qu’il a si bien surmontées». Ces «vœux républicains» se sont déroulés dans «une atmosphère détendue», a dit Catherine Colonna, porte-parole de l’Élysée, l’«émotion» suscitée par le retour de leur collègue étant perceptible chez les membres du gouvernement.
Jacques Chirac a jugé lundi «très préoccupante» la montée de la violence en France, qui ne touche plus seulement les quartiers sensibles et dont les auteurs sont de plus en plus jeunes. Lors de la cérémonie des vœux du gouvernement au chef de l’État, marquée par le retour officiel du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, Jacques Chirac a estimé que cette montée de la violence constituait l’un des «deux enjeux majeurs» auquel le pays est confronté. Des incidents sont survenus dans plusieurs villes, dont Strasbourg et Orléans. Dans cette dernière ville, un policier a été blessé par balle vendredi. «La sécurité des personnes et des biens» est «sans doute l’une des premières attentes des Français à l’égard des pouvoirs publics», et appelle une «réponse globale», a déclaré le...
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