Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Une première : la bourse à la bière

Pour qu’on n’aille pas croire à une publicité déguisée, nous ne citerons pas le nom du... pub. Mais l’idée est assez originale pour qu’on en parle. Dans cet établissement, le prix de la pinte de bière fluctue — fluctuat nec mergitur— en fonction du taux de consommation. C’est donc le principe de la Bourse qui est appliqué. Mais ici, les golden boys sont les consommateurs de bière. En début de soirée, les prix des différentes bières (entre 15 et 20 marques proposées) sont fixés. Ensuite, plus une marque est consommée, plus son tarif augmente. Et inversement, les moins achetées voient leur cote chuter. A priori, la baisse des cours devrait inciter le client à commander les moins chères. Il se peut pourtant que le marché ne s’autorégule pas. Dans ce cas, le krash devient inévitable. C’est la crise de 1929 à l’échelle d’un café, et pendant quelques minutes, les spéculateurs assoiffés du gosier pourront se délecter d’une ou plusieurs chopes à des prix défiant toute concurrence. Mais en buvant, ils contribueront à faire remonter les cours. Les initiateurs du projet, au nombre de sept, sont pour la plupart étudiants en gestion. Waël Natour, Rami Kassem, Chadi Farhat, Nabil Abou Hamzé, Walid Rayess, Mazen Bacha et Mohammed Soubra, sont amis depuis leur plus tendre enfance. A 20 ans ils concrétisent leur rêve: tenir un pub à leur manière. Longtemps ils ont cherché un local, mais ils se sont vite rendu compte que leurs finances ne le permettaient pas. Par chance, le décor d’un café dans le quartier Sodeco correspondait au cadre qu’ils imaginaient: bar en bois sombre laqué, lumières tamisées, colombages, ambiance feutrée des vieux cafés parisiens. Un lieu idéal pour présenter les tableaux «tragiques» de Hassan Bawab. Par chance encore, le propriétaire, absent pendant tout l’été, leur en a délégué la gestion. A la rentrée, le système devrait se prolonger. Des étudiants animeront les soirs de semaine, tandis que les sept compères prendront en charge les week-ends. L’expérience a débuté le 1er juillet pour les compagnons du pub. Ils cherchaient un lieu où écouter leurs musiques (des Cramberies à Bruce Springsteen, de Khaled aux Beach Boys), et y accueillir le client comme un membre de la famille. Grâce à la formule révolutionnaire de la Bourse à la bière, le client devient acteur à part entière de la vie du pub. L’idée ne manque pas de saveur.
Pour qu’on n’aille pas croire à une publicité déguisée, nous ne citerons pas le nom du... pub. Mais l’idée est assez originale pour qu’on en parle. Dans cet établissement, le prix de la pinte de bière fluctue — fluctuat nec mergitur— en fonction du taux de consommation. C’est donc le principe de la Bourse qui est appliqué. Mais ici, les golden boys sont les consommateurs de bière. En début de soirée, les prix des différentes bières (entre 15 et 20 marques proposées) sont fixés. Ensuite, plus une marque est consommée, plus son tarif augmente. Et inversement, les moins achetées voient leur cote chuter. A priori, la baisse des cours devrait inciter le client à commander les moins chères. Il se peut pourtant que le marché ne s’autorégule pas. Dans ce cas, le krash devient inévitable. C’est la crise de...