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Actualités - Chronologie

Moscou responsable laisse entendre Mashkadov Le président tchétchène échappe à un attentat

Le président de Tchétchénie Aslan Maskhadov a échappé jeudi à un attentat, s’en tirant avec quelques égratignures, à un moment où la république indépendantiste russe qu’il dirige s’enfonce dans la criminalité et les guerres de clans. Un garde du corps de M. Maskhadov a été tué dans l’attentat à la voiture piégée et quatre autres ont été grièvement blessés, a indiqué le service de presse du président tchétchène. «Je me porte parfaitement bien, je n’ai eu qu’une contusion à un genou», a assuré pour sa part M. Maskhadov, 46 ans, souriant et décontracté lors d’une conférence de presse, deux heures après l’attentat. Une voiture en stationnement a explosé au passage du cortège présidentiel dans la capitale, Grozny, encore en ruines près de deux ans après la fin de la guerre contre l’armée russe. La voiture blindée de marque américaine dans laquelle se trouvait M. Maskhadov a entièrement brûlé, mais le numéro un tchétchène a réussi à s’en extraire à temps. Le président tchétchène a jugé possible l’implication d’Etats étrangers dans l’attentat. «La politique des grands Etats consiste à détruire les petites nations. J’en déduis que les services secrets de ces Etats pourraient être à l’origine de l’attentat», a déclaré M. Maskhadov devant la presse, sans préciser ces accusations. La formule pourrait viser la Russie, que les Tchétchènes accusent régulièrement de chercher à déstabiliser la république pour se venger de sa défaite militaire. Mais un député russe expert des relations avec la Tchétchénie, Vladimir Zorine, a réfuté ces accusations. «(J’espère que) Grozny comprendra qu’il ne faut pas chercher les causes de ses difficultés dans les actions de qui que ce soit à l’extérieur, mais à l’intérieur de la république elle-même», a déclaré M. Zorine lors d’une conférence de presse à Moscou. L’attentat survient alors que M. Maskhadov tente par des mesures radicales de réaffirmer une autorité de plus en plus contestée sur la république caucasienne d’un peu moins d’un million d’habitants, coincée entre la Russie et la Géorgie. M. Maskhadov a proclamé l’état d’urgence, mobilisé 5.000 réservistes et suspendu tous les médias privés à la suite d’affrontements survenus la semaine dernière dans la ville de Goudermes (est). (AFP)
Le président de Tchétchénie Aslan Maskhadov a échappé jeudi à un attentat, s’en tirant avec quelques égratignures, à un moment où la république indépendantiste russe qu’il dirige s’enfonce dans la criminalité et les guerres de clans. Un garde du corps de M. Maskhadov a été tué dans l’attentat à la voiture piégée et quatre autres ont été grièvement blessés, a indiqué le service de presse du président tchétchène. «Je me porte parfaitement bien, je n’ai eu qu’une contusion à un genou», a assuré pour sa part M. Maskhadov, 46 ans, souriant et décontracté lors d’une conférence de presse, deux heures après l’attentat. Une voiture en stationnement a explosé au passage du cortège présidentiel dans la capitale, Grozny, encore en ruines près de deux ans après la fin de la guerre contre...